mardi 6 août 2024

Lévitation aux Cazals

Mardi 06 Aout 2024

Grotte des Cazals, réseau de la Lévitation, Marmorières

Jean Noël, Guillaume, Camille, Jean Marie TPST : 4 heures

Quoi de mieux comme entrainement pour le Berger que ce réseau de la Lévitation. Bon, ça c'est pas sur.

Combi, baudrier... je m'aperçois que j'ai oublié mon casque ! Je repars vers Trassanel, reviens sur le parking et là : pas de croll. Et merde, je ne reviens pas à Trassanel, on verra bien. La descente se passe sans problème. Rapide puisque Guillaume et Camille sont venus équiper hier soir. Guillaume m'envoie son croll pour le puits remontant et nous faisons la balade classique.














Casse croûte en bas des puits et Guillaume me sort un gri-gri pour me servir de croll. Ca fait un moment que je n'ai pas remonté de puits avec mon croll. Pas évident l'engin, soit j'ai du mal à monter, soit il se met à l'horizontale et je glisse avec les dents de l'outil qui pèlent la corde au passage.... J'essaie différentes possibilités et trouve la bonne au 4° ressaut remontant. J'ai intérêt à mieux préparer mon matos...



Sortie sous le cagnard. Heureusement JNoël a mieux préparé la sortie avec des bières corses bien fraiches !

Impressions de Jean Noël qui a aussi écrit un article de son coté : 

Une proposition de Guillaume arrivée la semaine dernière : tiens ce n’est pas de la désob’ mais une visite de classique. En fait l’intitulé est « Initiation et perfectionnement corde », cela me va bien car à part une falaise en septembre 2023 avec les topis et une falaise en juin dernier avec le SCM et bien sûr le P50 du camp je n’ai pas mangé beaucoup de cordes ces deux dernières années.

Lieu d’initiation la Grotte des Cazals, que j’ai parcouru par deux fois, une sortie découverte avec des amis de Dominique – parcours horizontal de la Galerie des Ours -, et une sortie topo lors du stage CDS. Je savais par la lecture de la topo qu’un réseau inférieur existait avec apparemment quelques puits d’une dizaine de mètres.

Le site est retrouvé après un peu d’hésitation, Guillaume est là avec son fils Camille 12 ans, j’en ai soixante de plus cela ne devrait pas me poser de difficultés. Ils sont venus hier trois heures pour équiper la cavité, cela va faciliter la progression. Jean-Marie arrive peu de temps après. On s’équipe, le soleil commence à taper dur. C’est là que JM s’aperçoit qu’il a oublié son casque ! Heureusement les copains de Trassanel ne sont pas loin et il sera de retour quand on sera à l’entrée de la cavité. Et là il nous sort qu’il n’a pas de croll. Personne n’a de matos de rechange mais Guillaume a un Tibloc, bloqueur de secours. Il fera avec.

Descente au réseau C77 par un boyau glissant, pas très haut ni large, avec quelques flaques de boue liquide, la remontée va être coton ! Nous voilà en haut du P13, Camille est parti suivi de Guillaume, je prends la suite. Fractio plein pot sans appuis mais là je sors la pédale, ca passe comme une fleur. Les volumes deviennent énormes, une grande diaclase de 50 m de long, une dizaine de mètres de large et 20 à 55 m de haut. Progression sur des dalles inclinées puis une longue vire où il ne faut pas hésiter à descendre bas pour avoir des prises, ce que je n’ai bien compris qu’au retour.

Un beau P 25 fractionné, contre paroi, puis remontée d’un plan incliné et nous voilà au bout de la diaclase. Et là Guillaume nous montre une corde qui se perd dans le noir au plafond. C’est là qu’il faut remonter pour découvrir de superbes concrétions. Mais avant casse-croûte. Presque 30 m de plein pot et le trou noir au plafond est bien petit. Hésitation mais on ne va pas se dégonfler, Camille est déjà en haut !

C’est parti, tranquille, tranquille, les mètres défilent et voilà le dernier fractio libérateur de la tête de puits. JM nous rejoint après avoir récupéré le croll de Guillaume. On se retrouve dans la galerie supérieure que les découvreurs auraient atteinte par une vire en partant du P13. Vraiment cela valait le coup de faire l’effort : un peu de ramping entre les spéléothèmes, grandes coulées orange, disques, colonnes, écouvillons ; magnifiques, mais pas d’aragonites.

L’heure du retour a sonné, il faut se lancer dans le vide. La corde est assez grosse pour que la descente soit lente, un plaisir. Camille commence sa remontée suivi de JM qui bataille avec son Tibloc, bloqueur de secours pas évident à utiliser. Cela me laisse le temps de bien récupérer à chaque fractio. Guillaume déséquipera, regroupement au départ du boyau de sortie dont la remontée comme prévue est un peu galère. Pas vraiment étroit mais certains passages patinent bien, merci Guillaume.

La Galerie des Ours est là puis la sortie au soleil, qui tape encore plus dur, il doit faire 39°C ! Heureusement j’avais anticipé, pour le réconfort de mes compagnons trois canettes de bière Pietra à la châtaigne sont restées bien fraîches dans la glacière.

Belle reprise mais je ne me sens pas prêt pour le Berger le weekend prochain.

samedi 3 août 2024

Fouille à Cabrespine

Mercredi 31 juillet    Cabrespine TPST : 12 heures

André, Guillaume, Jean Marie

Tout d'abord un grand merci à Philippe qui nous a ouvert la cavité à 7 heures. Il nous fallait avoir du temps pour être efficace sur notre chantier.

Nous arrivons vers 9h30 à notre tube incliné (+16 mètres ; +27 au dessus de la rivière). 

Creusement pendant 2 bonnes heures mais il faut se rendre à l'évidence : tout est bouché, pas la moindre possibilité de courant d'air.

scoop : Guillaume en train de creuser

 Le léger souffle perçu lors de notre premier passage était certainement du à la convection créé par notre présence. 

Nous descendons casser la croute, puis suivons Guillaume qui a retrouvé les passages descendant vers le petit actif mentionné sur la topo au niveau du "passage des canots". Nous n'avions pas prévu de faire du vertical. Pas de descendeur, 1 croll et deux poignées pour 3, pas de corde en dehors de celle utilisée pour la désob, pas de quoi équiper pour éviter un frottement majeur... Mais c'est pas si profond, 5 à 6 mètres. Je me lance sur un demi-cabestan. 

Et arrive au fond de la galerie. En aval 2 mètres plus bas : une belle vasque. 

Vasque aval

De l'autre coté de la vasque la voix de Guillaume arrive clairement depuis le second passage supérieur. En amont : une chatière légèrement ventilée, le sol tapissé de sable et de petites pièces de schiste. Je commence à creuser, m'enfile à moitié. Un bloc se détache de la voûte au contact de mon dos. Sans conséquence puis que juste au contact il n'a pas pris d'élan. S'il s'est détaché aussi facilement c'est que pas grand monde n'a du passer par là. Guillaume me rejoint. 

Chatière amont

Le point bas est vite franchi. derrière : une belle galerie d'une dizaine de mètres terminée par un laminoir remontant étroit. 

Galerie amont, après la chatière

Nous suivons les parties bien propres nettoyées par le passage de l'eau en période de crue. 

Ressaut remontant

plus haut passage horizontal

Le tuyau redescend de quelques mètres pour se terminer sur un fond étroit comblé de petits galets polis. Impossible de se baisser pour le ramasser, alors que derrière forcément ça continue. Nous remontons rejoindre André en bricolant une pédale et un baudrier de torse avec les moyens du bord.

On doit être au niveau de la flèche bleue. Ce qui signifierait que la chatière n'avait pas été franchie (peut être en eau à ce moment là) Par contre le conduit bleu à gauche de la flèche ne peut pas être inondé, il est 6 mètres au dessus de la galerie temporairement active.


Retour à la rivière, en escaladant tout ce qui est possible de faire sans matériel entre les canots et le petit gour blanc plus en amont. Le sommet de la galerie est constitué d'énormes blocs. Parfois nous avons vu des traces de spéléos parfois non. Nous reviendrons avec du matériel d'escalade et de désobstruction (un petit bloc empêche d'accéder à un vide nettement visible. Trouverons nous quelque chose au dessus  ? Un indice de jonction avec le bas du Kondalé ?

Certaines coulées sont magnifiques. 

Une en particulier, nous amène sur un gour blanc immaculé. Connu, il y a un point topo au pied, mais vraiment exceptionnel. Nous n'allons pas plus loin, j'ai laissé mon appareil photo en bas et pour aller plus loin sans salir il faudrait se changer de bottes et équiper. Ce sera une prochaine fois.

Retour tranquille.

A noter (pour les suivants) :

le premier pont de singe était déjà amputé d'une corde depuis qq années. Une autre a été cassée plus récemment. Il en restait une (pour les pieds) c'est le l'anneau d'amarrage qui s'est rompu au passage d'André... 

Anneau rompu

Il y a un câble neuf mais il faut prévoir tout le reste si on veut éviter le passage avec de l'eau jusqu'au nombril...



mercredi 24 juillet 2024

La Co-Vx audoise au Pémol

Mardi 23 juillet 2024, Trou du Pémol, Trassanel

TPST : 8 heures André, JLuc, JNoël, Dominique, Daniel, JMarie

Il y a foule ce matin sur le flanc du Pémol. Avec une densité médicale étonnante, presque une annexe de la Comed. Qui a dit que le Cabardès était un désert médical ?


Pendant que Daniel me montre tous les trous pointés dans le coin le reste de la troupe purge les déblais de l'épisode précédent. Les opérations s'enchainent jusqu'à la pause de midi ou nous finissons par toucher le fond... des bouteilles; Excellents Minervois amenés par JLuc et André. 

Reprise de l'activité. Plus de 20 trous traités. 


En milieu d'après midi, je suis au fond avec André quand un message venu de la surface nous informe que la partie "Fonction Publique" de l'équipe doit partir ! Effectivement il est 16 heures !! En restera t-il un pour extraire les gamates ? A trois on y arrive, difficilement, mais c'est possible. Hé bien non ! Du coup on range comme on peut les blocs sur les ressauts pour un bouquet final. 

Retour sur les lieux : on est bien au fond. Du trou, cette fois. Un pistage à la fumée montre sans contestation possible la voie à suivre. La fumée s'engouffre horizontalement à un mètre du fond le long de la faille. Très étroite. L'épisode suivant sera certainement décisif : soit ça s'élargit soit il faudra renoncer.


lundi 15 juillet 2024

Pémol 2

Trou du Pémol 2 Trassanel

le 12 juillet 2024

André, Jean Luc, Jean Noël, Jean Marie, Nolan        TPST : 8 heures

Poursuite de la désob sans histoire. Pau à peu nous descendons et remontons les déblais accumulés au fond de la partie verticale. Nous avons déjà récupéré une petite gamate, une soufflette, un bourroir... C'est fou ce qu'on put tomber dans ces opérations. Il reste une boite de petits pois, bien pratique pour creuser la poussière, mais elle est visible pas loin. Bref on arrive au resserrement. Le courant d'air est incertain avec une température extérieure autour de 24°.  

                            

Heureusement André a eu l'idée d'amener Nolan, son petit fils. Il fait la moitié de mon volume et peut descendre au bout du bout pour vider la poche. Il finit par extraire un gros blocas posé sur les berges. Aussitôt le souffle lui rafraichit le visage ; le courant d'air vient bien du fond !!!

Ayant fait place nette (bon boulot Nolan !) je poursuis quelques opération. Jean Noël au dessus trouve une position idéale pour remonter les gamates sans frottements. C'est beau l'expérience !

Le chantier est bien propre. Dessous la descente se poursuit mais avec des parois bien nettes qui devraient bien répondre à nos sollicitations. A ce sujet, j'avais oublié de le mentionner dans les articles précédents, André a découvert une invention géniale qui améliore grandement l'efficacité de nos action. Procédé que nous garderons jalousement secret en attente du brevet !









dimanche 30 juin 2024

Ecrevisses blanches

Samedi 30 juin 2024, Cabrespine

André, Camille, Guillaume, Jean Luc, Sylvain, Jean Marie  TPST : 8 heures

Le principal objectif est la capture de quelques spécimens d'écrevisses albinos dans la Clamoux souterraine. Tous les moyens ont été utilisés. Sans succès. Il faudra peut être appâter pour en attraper au moins une, à moins qu'une charge dans une vasque...

L'atelier biospéléo terminé, Camille, Guillaume et Sylvain suivent la rivière vers l'escalade en cours (depuis 2 ans...). Deux objectifs sont atteints : rien ! Il reste encore un ou deux points à vérifier.

Les 3 autres gagnent l'Affluent du Souffle Fort, qui effectivement aspire à bête. 

Le terminus est rapidement dégagé. 

Nous progressons encore un peu sous une trémie inhospitalière. Le semblant de ruisseau continue, étroit et peu engageant. D'autant moins engageant qu'un grosse partie du courant d'air monte dans la trémie.

Les points hauts sont revus, en particulier celui qui s'ouvre sur l'éboulis et qui a été travaillé il y a bien longtemps. Forte aspiration ici aussi. Quelques lucarnes sont vérifiées par Sylvain de retour de son escalade. Sans intérêt.