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Blog du Gruissan Prospection Spéléo Nos sorties sont ouvertes à tout spéléo pour si peu qu’il soit assuré (assurance initiation possible) et qu’il connaisse les règles élémentaires de savoir vivre. Le blog est également ouvert à vos articles et commentaires (envoyer un mail à gpsminervois@gmail.com pour être inscrit). Merci de ne pas écrire de nom propre in extenso. Le contenu des articles et des commentaires n'engage que la responsabilité de l'auteur. SPELEO, PLAISIR, ET RIEN D'AUTRE !
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Mercredi 23 Septembre 2026
La Ferrière ; Fournes
André, Jean Marie TPST 8 heures
André arrive au bout du boyau et ne partage pas vraiment l'enthousiasme que j'avais ressenti en sortant le bloc (voir dernier épisode). Ce qui ne l'empêche pas de se mettre au boulot. Peu à peu la suite se révèle.
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Il s'agit bien d'une faille quasiment perpendiculaire (axe 200°). Les parois sont propres, sur le sol plat des petites branchettes signent le passage de l'eau. Et cerise sur le gâteau il y a un courant d'air soufflant. Bon, ce n'est pas le trou du vent, mais ça souffle. Le CO2 est à 0.20% à notre arrivée. Et les gaz se sont évacués rapidement. Je ne comprends toujours pas pourquoi le souffle est vers l'extérieur en période chaude.
Nous passons la journée à élargir le passage.
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| Erreur de perspective ; en fait André est couché à l'hrizontale |
Fin d'après midi : un mètre devant nous la faille se poursuit, toujours horizontale mais un rétrécissement bloque la vue.
Par ailleurs : petite annonce pour les lecteurs assidus : Guillaume T. du SCM va plonger l'Affluent Sonore à Cabrespine samedi 02 Octobre. Occasion de se balader dans le réseau et d'aider au port des kits.
Samedi 29 Aout 2026
Cabrespine ; André, Jean Marie + Yann + la famille Tixier au grand complet
TPST : 9 heures
Nous suivons la rivière, laissant cers l'amont, Guillaume, Annick et leur fils qui vont essayer de retrouver un siphon coté sud de la galerie.
Avant d'atteindre notre objectif du jour nous allons revoir le bassin de "l'Affluent Sonore". Yann en profitera pour découvrir ce lieux plutôt confidentiel et assez esthétique. On a bien fait d'y revenir. Lors de notre premier passage, l'an dernier, nous étions surtout intéressés par la recherche d'une connexion avec le fond du Kondalé et mes souvenirs étaient inexacts. Le déversoir du bassin est bien plus haut que ce que je pensais, par rapport à la rivière. Autour de 3 mètres Et la distance entre le bord du lac et la rivière plus longue également. Je pensais juste une muraille d'un mètre d'épaisseur, c'est plutôt une galerie de 6 à 8 mètres. Il serait difficile de creuser une tranché pour vider le lac. Quant à le siphonner cela parait également difficile vu le débit d'alimentation.
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Yann est à genoux dans la rivière. Notre affluent arrive du trou noir au dessus du casque d'André.![]() |
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| Le lac : une dizaine de mètres de long sur deux à trois de large et deux mètres de fond. |
La question qui se pose : est ce réellement un affluent ou une diffluence de la rivière ?
Dans le premier cas, l'importance du débit est surprenante avec cette longue période de sècheresse.
D'autant plus que le bassin versant est au maximum entre le réseau des Châtaignes et Séries. Mais l'intérêt de passer le siphon serait majeur.
La deuxième possibilité expliquerait en partie le débit. Quoique le niveau de la rivière souterraine est extrêmement bas et que le débit d'une branche supérieure devrait avoir encore plus baissé ce qui ne nous semble pas être le cas. Par ailleurs la différence de niveau de près de 3 mètres impliquerait une divergence très lointaine avec la possibilité d'un réseau exondé. A titre de comparaison le barrage créé par Philippe (environ 1.50 mètres) fait monter le niveau de la rivière sur près de 300 mètres.
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| Rivière à l'aplomb du Capdeville. Je n'avais jamais vu le niveau aussi bas ! |
Des mesures des caractéristiques physiques de l'eau pourraient peut être donner un début de réponse. Ce sera l'occasion de revenir dans le coin (sortie ouverte à tous).
Nous regagnons la galerie principale pour nos objectifs du jour :
Récupérer une corde laissée lors de notre visite du réseau supérieur. C'est fait. Par Yann après une escalade scabreuse.
Ouvrir une étroiture ou nous avions repéré une arrivée d'eau sur coulée calcitée, maintenant totalement asséchée. Deux opérations viennent à bout du passage et nous faisons bien 5 mètres de première (ramping) avec arrêt sur rien. Mais alors vraiment rien : un petit trou par lequel arrivait la flotte.
Retour en essayant de rattraper André, qui se plaint toujours de son manque de condition physique mais qui file comme un lapin. Nous rejoignons nos collègues du SCM peu avant la salle touristique.
A revoir donc.
Samedi 23 Aout 2026
Trou de la Ferrière ; Fournes
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| Albert en pleine désob (vétéran 3) |
André, Jean Noël, Jean Marie et comme guest stars : Albert et Yann TPST : 8 heures
Oui, je sais, ça fait au moins dix fois que j'annonce du nouveau dans ce trou. Mais vu le peu de visibilité, le moindre indice nous enthousiasme.
Donc, André file au fond de la faille est/ouest que l'on creuse depuis quelques séances.
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| faille ouest |
Quatre trous. On se regroupe dans la Grande Faille le temps que les gaz s'échappent. Mauvaise idée, les gaz arrivent doucement mais le tube de jonction reste longtemps impraticable : 200 à 300 ppm de CO. Pour passer le temps je motive les troupes pour finir la topo de la partie découverte sous la faille. Initiation rapide d'André au maniement du disto et Yann se précipite dans la descente, sautillant d'étai en étai, peu impressionné par les blocs entourant le conduit !
Pour ma part je maintiens mon refus de descendre dans cette horreur.
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| toujours aussi rassurant |
Peu à peu le CO rebaisse :100 à 120, avec Albert nous regagnons la surface. Vers 12h30 nos trois compères nous rejoignent. Ils n'ont pas perdu du temps : la topo est terminée et ils ont remonté deux gamates qui avaient chuté par inadvertance.
L'après midi nous dégageons le chantier du matin. Tout est clean mais André parait désabusé, ou aller ?
Devant, plein ouest, en haut la faille se poursuit, très fine, sans aucun courant d'air. En bas, siège de la dernière opération, tout semble bouché.
A droite en haut, le calcaire est nettoyé par l'arrivée d'eau que nous avions repérée. En bas : un trou de 10 cm de diamètre, soufflant légèrement, mais derrière on ne voit pas grand chose.
A gauche (vers le sud) : une faille qui est la suite de celle de droite ou est passée l'eau. Au bas un petit trou, en partie bouché par nos débris de fracturation. La boite à oeuf enflammée ne laisse aucun doute : il y a un courant d'air net.
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| faille sud |
André perce deux trous de part et d'autre de cet orifice. Mais nous n'avons pas beaucoup de temps. Il revient jeter un coup d'oeil : un bloc empêche de voir plus loin. Il s'y excite un moment mais fatigue ou imprégnation de CO, le bloc est inextractable. Je le remplace et avec une grande douceur je mobilise le récalcitrant... qui se laisse soulever sans résistance. Et c'est là que l'espoir revient : derrière, la faille est nettement plus large, très propre, encombrée de blocs sans la moindre trace de terre. Le courant d'air est maintenant nettement perceptible, même sans boite à oeuf.
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| au bout du pied de biche : tous nos espoirs... |
C'est pas gagné mais on a au moins une direction à suivre.
Jean Noël doit rentrer tôt avec Albert et André. J'ai une heure à perdre, je vais essayer de repérer la grotte du Soulleilol que je n'ai pas réussi à trouver il y a quelques semaines. Impossible, je tourne en rond sur le lapiaz, pour rien. Je regagne le chemin et là je tombe enfin sur une belle entrée. La visite est vite terminée !
Mercredi 3 août 2026
Désob’ ; Perte de la Ferrière, Fournes-Cabardès
Jean-Marie, Jean-Noël, André
TPST : huit heures
TPAM : 30 min
Il est 9 h 30. Le soleil brille, les oiseaux chantent, ce moment magique où l’on se demande encore pourquoi on s’est levé si tôt pour aller casser des cailloux sous terre, Jean-Marie, André et Jean-Noël arrivent devant le trou avec la grâce d’un troupeau de sangliers en retard à un pique-nique. Aujourd’hui, c’est désobstruction. Et la désobstruction, c’est un peu comme un jeu vidéo : tu commences niveau 1, tu casses des cailloux, tu montes de niveau, et à la fin tu espères trouver un boss final ou un trésor. Spoiler : on a trouvé des cailloux. C’est aussi un peu comme le bricolage : ça commence toujours par « Ça va être rapide » et ça finit par « On revient la semaine prochaine ».
La descente commence. Jean-Marie ouvre la marche, tel un héros de film d’action, sauf que son arme principale est une massette. André suit, équipé d’un levier qui ferait pâlir un chevalier médiéval. Jean-Noël ferme la marche, portant les gamates comme s’il participait à une épreuve de Koh-Lanta version spéléo. Une fois en bas du ressaut, dans le boyau nord-ouest, l’équipe retrouve le front de taille, toujours aussi accueillant qu’un lundi matin, le décor est posé : un mélange de terre, de cailloux et de blocs calcaires qui semblent avoir été placés là par un architecte malveillant et qui semble dire : « Non mais vous croyez vraiment que je vais bouger ? » On dirait un mur construit par un troll qui déteste les spéléos. Un troll très motivé.
Jean-Marie et André, à tour de rôle, attaquent la purge avec la massette, qui résonne dans la cavité comme un tambour de guerre et d’autres « parlementations » évoquant plus certains fronts de guerre. Chaque coup de massette résonne comme un gong annonçant le début d’un combat épique. André ensuite manipule le levier avec la délicatesse d’un ninja qui essaie de déloger un bloc de 20 kg sans se coincer un doigt. Jean-Noël évacue les gamates avec la rapidité d’un serveur dans un bar un soir de match. Rapidement, le rythme s’installe : « parlementation », massette, burin, gamatte, gamatte, gamatte, soupir, gamatte…
Des blocs finissent par céder. On ne sait pas si c’est la force du levier, la persuasion de Jean-Marie, ou juste le fait qu’ils en avaient marre d’être coincés là depuis 10 000 ans. Mais ils bougent. Et c’est beau. Le front de taille avance de quelques centimètres. Ce qui, dans la vie normale, ne sert à rien. Mais dans la spéléo, c’est l’équivalent d’un boulevard parisien. On pourrait presque y faire passer un tram…
Jean-Marie tend l’oreille. Il revient avec un air mystérieux : « J’ai entendu un écho. » André répond : « C’est peut-être ton estomac. » Jean-Noël ajoute : « Ou un dragon. » Personne ne sait. Mais on décide que c’est un signe. Un signe spéléologique. Un signe qui dit : « Revenez. Il y a peut-être quelque chose. Ou peut-être rien. Mais revenez quand même. »
Une microfissure soufflante est repérée. Très faible. Tellement faible qu’on se demande si ce n’est pas juste Jean-Marie qui respire fort. Mais on y croit. Parce que la spéléo, c’est aussi croire aux fissures qui soufflent.
En remontant, la chaleur nous frappe comme un coup de massette mal placé. On range le matériel, on se félicite, on se promet de revenir. Parce que derrière cette étroiture, il y a peut-être une galerie, un puits, un réseau… Ou juste encore plus de terre. Mais ça, c’est le futur nous qui le découvrira.
Avertissement pour le lecteur : la trame de ce compte rendu a été rédigée par Intelligence Artificielle (IA) en l’occurrence CoPilot de Windows qui a répondu à la question suivante : « Rédige un compte rendu d’une sortie spéléologique de désobstruction sur un ton humoristique »
JND, merci à CoPilot