lundi 5 décembre 2022

Trahis par la technique

Samedi 03 Décembre 2022

Kondalé, Fournes

Sylvain, Anthony, Jean Marie TPST : 7 heures


Passage au PC : les accus sont encore en charge. En fait on ne sait pas sile chargeur fonctionne mais ça n' a pas l'air terrible. On décide de descendre quand même, ça fera une 2° initiation pour Anthony qui jusqu'à maintenant n'a parcouru avec nous que quelques galeries cabrespiniennes.


Pendant que Sylvain amène Anthony contempler la Faille Concrétionnée, je gagne le fond de la fissure ou je ne suis pas revenu depuis un moment. La dernière séance a été efficace. Ca parait quand même étroit et j'appréhende la descente des deniers mètres que je n'ai jamais descendus. En fait c'est surtout la remontée que j'appréhende. Tout se passe à merveille. Les opérations se succèdent et la remontée est plutôt confortable : des petits décrochements laissés par les tirs précédents sur les parois aident bien à poser les pieds.

Remontée toute relative d'ailleurs, à peine de quelques mètres au dessus du front. Ce qui explique l'ambiance enfumée du début de la vidéo ci-dessous. 

Le premier accu rend l'âme au 4° trou, le second n'en perce qu ' un demi. Et merde, ça partait bien !

Les cailloux tombent encore de plusieurs mètres. On voit 5 à 6 mètres toujours impénétrables mais facilement élargissables. En une demi douzaine de séances (avec de bons accus) on devrait arriver au fond, à moins de le boucher avant.

Vidéo donc, filmée depuis le haut du Puits de la Pince à Sucre. On voit la partie la plus large (sur 5 à 6 mètres). Dessous il y en a une bonne dizaine assez infâmes. Trop étroit pour fléchir les genoux et utiliser efficacement pédale ou pantin. Je n'ai pas coupé pour bien rendre l'ambiance de la progression.


Si la vidéo ne s'ouvre pas :

https://www.youtube.com/watch?v=18gtVEpMY7I

mercredi 30 novembre 2022

Une nuit sans étoiles

Samedi 26, dimanche 27 Novembre

Sabart ; Tarascon sur ariège

TPST : 14 heures  Sylvain, Emile, Claire, Jean Marie

Soirée et nuit "Spéléo vidéo" organisée par nos amis Agnès et Pascal du club Spéléo Airbus. C'est l'occasion de revoir ce réseau ou j'ai débuté la spéléo il y a ... 45 ans. J'y étais retourné quelques années plus tard avec mon père et un ami. Nous n'avions pas de casque (le plafond est haut) et des lampes de poche avec pile plate pour seul éclairage. Pour ne pas se perdre (il y a des galeries partout) j'avais prévu du papier crépon vert pour marquer notre trajet. Les piles commençaient à faiblir (pas plus de 2 heures d'autonomie) quand on est tombés sur un passage ou il y avait déjà du papier crépon vert... Impossible de savoir de quel coté du papier était la sortie. On a fini par retrouver le passage mais j'ai bien cru qu'on y arriverait pas. Cette expérience a mis un terme à mes sorties solos et m'a décidé à m'inscrire dans un club.

Aujourd'hui on ne risque pas de se perdre. Tout est parfaitement organisé :

pointage d'accueil avec vin chaud


salle de projection



Emile, pas particulièrement réchauffé


Heureusement la garbure arrive à point


Après la seconde séquence vidéo il est temps de préparer le dortoir, un peu à l'écart de la salle principale



Dortoir commun : spéléos, enfant, chien...


Emile qui dort comme un plomb

Et la sortie dimanche matin.





lundi 28 novembre 2022

Sakany sans se perdre !

27 novembre 2022

Réseau de Sakany, traversée Amoureux I- Echelles

Tarascon-sur-Ariège

Emile, Sylvain TPST : 3 heures


Le RDV à Sabart (voir post suivant) n'étant fixé qu'à 18h30, nous décidons, simplement la veille au soir, d'aller occuper la journée du samedi non loin de là. Le réseau de Sakany, juste en face semble tout indiqué. Problème : ses 6 km de développement dans un cube de 150 m de côté sont réputés particulièrement labyrinthiques.

Ce n'est pas mon sens de l'orientation légendaire qui me convainc mais la proximité de 60 spéléos aguerris dans le réseau voisin.

Je potasse un peu le trou sur le net, dénichant des ébauches de topo ou autres récits d'aventures en catalans. C'est finalement Lionel de la SSP qui en fin connaisseur de la cavité me fournira les infos les plus précieuses.

Nous choisissons une des traversées les plus classiques, et demandant le moins de matériel.

La première difficulté est de rentrer dans la bonne entrée, parmi la quinzaine comporte le réseau. Autre particularité, la sortie (trou des échelles) n'est située qu'à une cinquantaine de mètres de l'entrée (Amoureux I) tandis qu'il faut presque 3 heures pour les relier sous terre !

Entrée Amoureux 1

Il faut surtout ne pas oublier d'équiper le P20 de sortie avant de rentrer sous terre.

La première partie est particulièrement labyrinthique avec des croisement et bifurcations dans tous les sens ! Certains passages nous ramènent en falaise.

Branche donnant sur la falaise

En deux occasions nous hésitons pendant un moment et devons explorer plusieurs conduits pour être bien certains d'être dans le bon. La topo est particulièrement utile et nous ne la quittons pas des yeux.


Après le premier P15, plus le droit à l'erreur car une fois la corde rappelée nous ne pouvons plus revenir en arrière !
Suivent un P8, un P3 et un dernier toboggan de 10m que nous aurions peut-être du équiper pour ne pas débouler en trombe dans le collecteur !

Le dernier toboggan, un peu rapide !

Changement radical de configuration dans le collecteur qui récupère tous les réseaux de Sakany.
Presque pas d'eau. Un petit tour vers l'amont, qui s'affaisse progressivement avant de revenir vers l'aval.

Le collecteur! Nous sommes sauvés !

L'amont du collecteur

Nous parcourons les galeries terminales, obstruées par un énorme éboulis. L'actif arrive par une grande cascade pour finir dans un trou de souris. Il est temps de remonter (d'une cinquantaine de mètres) par les vieilles échelles en place depuis les années 50, ...et ça se voit !


Faut pas regarder de trop près !

Trou dans le plancher dans une galerie adjacente

L'équipement du puits de sortie est assez particulier. On récupère le bout de la corde balancée depuis le haut et on l'enfile à la chaîne dans des déviations successives faites d'anneaux de cordes. Les échelles deviennent en effet sur le haut quasi inutilisables mais restent utiles pour ne pas monter plein vide.

La sortie !

Finalement un peu moins de 3 h pour cette belle traversée qui en appelle d'autres. On sort juste à temps pour le match !


COMED et Trabuc

Samedi 12 Novembre 2022

Trabuc Anduze

TPES : 12 heures TPST : 5 heures

Claire, Jean Marie + Jean Noël et une quinzaine d'autres

Réunion  annuelle de la Commission Médicale de la Fédé. ce n'est pas que l'occasion de se retrouver, mais aussi de bosser sur les aspects médicaux de notre activité.



Peut être une nouveauté : à partir de 2023 le certificat médical pour les plus de 60 ans serait à fournir tous les 6 mois. Sujet qui nous a occupés toute une soirée dans une atmosphère qui dépassait celle des séances houleuses de l'Assemblée Nationale !

En dehors de ça rien de très neuf, si ce n'est le nombre de participants (18) qui est un record.

Le samedi traversée de Trabuc Je pensais que c'était une petite cavité glaiseuse avec juste qq sapins d'argile pour retenir l'attention. Je ne sais pas d'où me venaient ces idées. En fait c'est vraiment un très beau réseau avec tout ce qu'il faut : superbes formes de creusement, chatières, grandes galeries, grandes salles, concrétions, siphons... Tout quoi. Et les 100000 guerriers en sus.

Photos : Guy, Jean Noël

encore propres

L'arthrose c'est déjà limitant mais les genouillères modèle "Du Glescin" ne faciliteront pas le passage du "Trou du Vent" !

La partie la plus risquée est la descente de ce canyon sur une plaque de calcaire hyperglissante
 du début à la fin 








En matière de fermeture de cavités on a encore à apprendre. La disqueuse sur acu sera insuffisante.






graffitis avant le fond


Lieu de vie des participants à une récente expérience d'isolement temporel

Jusque là tout se passait tranquillement. Mais au fond d'un couloir sableux butant sur une paroi, notre guide nous montre 2 mètres au dessus d'un des flancs de la galerie un départ de chatière des plus scabreux "le Trou du Vent". Jean Noël qui s'était renseigné sur le réseau en a eu des insomnies la nuit précédente. Effectivement c'est étroit. Pour moi très limite au niveau du thorax. Mais en se tirant au câble électrique qui alimentait le bivouac de Deep Time, ça passe. Au delà c'est tout aussi scabreux mais en descente ou remontée dans des failles étroites. Ils sont joueurs ces Cévenols. Ce passage dont l'entrée ne ressemble à rien est le seul accès pour la partie amont du réseau et ses kilomètres de galeries. Combien en laisse t-on de ces passages foireux dans nos cavités ?

entrée du tube

sortie du trou du vent

J'avoue avoir eu quelques inquiétudes pour Jean Noël qui a un diamètre thoracique très légèrement supérieur au mien. 


Pendant quelques minutes le courant d'air s'est totalement arrêté pour reprendre avec une détonation digne d'un bouchon de champagne dès qu'il a franchi l'infamie !


A la suite de ce passage facétieux nous retrouvons des volumes plus conséquents.



Lavage de bottes obligatoire avant l'accès à la partie touristique :





Cette cavité est vraiment agréable. En complément ce lien vers les photos de notre ami Philippe C. qui nous font rêver, même s'il  n'a pas du passer par le Tunnel du Vent :




lundi 21 novembre 2022

Nouveau chantier, AG et balade

Samedi 19 Novembre 2022

Cabrespine


Four à Chaux. TPES/ST 2 heures

Claire, Sylvain, Anthony, Caroline, Hervé, Alain, Véronique, Jean Noël, Jean Marie et Bosco qui gardait le dépôt mobile de produits instables.

Matinée à meubler avant notre RDV de 13h30. Depuis la coloration pratiquée dans la Clamoux je gardais en mémoire ce trou sur le versant ouest de la vallée juste au dessus de la route de Cabrespine. En effet un bras de la rivière quittait le cours principal pour disparaitre totalement sous la route. La belle coloration verte ne réapparaissaient pas en aval. Etienne si tu as toujours la photo, fais nous la passer.




Une chaine efficace pour sortir les blocs

Au dessus l'équipe DDE

Je pensais donc y jeter un coup d'oeil avec Claire (et Alain C qu'on covoiturait) mais par un effet surprenant nous nous sommes retrouvés 9 !!! Pas de quoi occuper tout ce monde. Sylvain file avec son comparse Anthony visiter la grotte de la Boite aux Lettres toute proche, Claire et Alain partent prospecter, suivis dans une autre direction par Jean Noël et Véronique. 

J'avais souvenir d'un entonnoir instable. Mais pas du tout, le trou désobstrué par Philippe et ses amis il y a plusieurs décennies, à la massette, sans gomme, descend de 3 à 4 mètres entre 2 strates inclinées. Il est évident qu'une action plus énergique est indispensable. Heureusement je ne me déplace jamais sans la trousse à élargir. Le calcaire rompt facilement. Une moitié de la strate part en morceaux. L'autre moitié tombe aussi mais en un seul bloc. Nous nous relayons à la gamate (j'en ai toujours une dans la voiture). Sous les blocs brisés, à gauche, nous sortons des cailloux en place, entourés de sable bien sec. Au fur et à mesure de la désob le sable file vers le fond... Dessous c'est creux. Un léger courant d'air aspirant signe une entrée basse ; ce n'est pas une communication avec le trou situé quelques mètres plus bas au niveau de la route, c'est déjà ça.

De toute façon on ne descendra pas très longtemps. Trois possibilités : 

        communication avec des fissures sur le flanc de la vallée,

        découverte d'un nouveau réseau

       jonction avec l'Embuc. Le bas de cette cavité est un peu plus haut et à l'ouest de notre chantier, mais si après être descendu on remonte un peu la jonction est possible. Ce qui serait, somme toute, un très bon résultat. Même si je préfèrerai l'hypothèse précédente.


Déjà 12h30, on arrête le chantier pour retrouver Philippe à 13h30.

Cabrespine 

TPST : 4 heures

les mêmes, plus : Alain A, Guillaume, Séverine, Camille, Michel, Philippe. Presque tout le club est là. 

Belle promenade autour du Vieux Concrétionné.

Angélique et Christophe nous rejoignent à Cabrespine. Ce dernier a essayé d'arrêter un sanglier poursuivi par les chiens. Il a perdu. La première manche du moins. Il devra patienter encore quelques semaines avant de redescendre sous terre.

19h45  Assemblée Générale au restaurant de Cabrespine : Maloka

20 h : Caïpirinhia et spécialités brésiliennes.

Bilan de l'année : on est plus nombreux, toujours motivés, des chantiers partout...