dimanche 11 octobre 2026

Ferrière...

Vendredi 09 Octobre 2026

la Ferrière ; Fournes Cabardès ; André, Jean Noël, Jean Marie   TPST : 9 heures




Photo de la grotte du canyon de Dhonzudara au Turkménistan. Pour ne pas en mettre une nouvelle d'André, la tête en bas, les fesses au plafond, forant un xième trou dans notre faille de l'espérance. Et distraire le lecteur de ces images répétitives...

Bon, tout s'est bien passé. Grace à Jean Noël qui fait merveille dans son rôle d'aiguilleur, les gamates ont défilé d'une faille à l'autre. André à détruit son épaule gauche en forant dans une sale position et a perdu la porte de son van sur la piste de Trassanel... La Ferrière se défend bien. 


dimanche 4 octobre 2026

Trou de Richard

le samedi 03 Octobre 2026
Trou de richard (?) ; Caunes Minervois  André, Yann, Jean Marie

Nous aurions du être plus nombreux mais Jean Noël en se levant a eu les pieds légèrement mouillés par la rosée et il a déclaré forfait. Il faut le comprendre depuis Pâques il n'avait pas vu une goutte d'eau... Idem pour Richard.
André affolé par ces défections arrive à me joindre vers Laprade entre deux zones blanches. J'avais regardé Meteoblue avant de partir et j'avais vu que les pluies annoncées en fin de nuit devaient s'arrêter vers 8 heures. Donc on décide de poursuivre. 
On a bien fait. Les brumes se dégagent et nous remontons le ruisseau de Lourdivielle. Joli parcours agrémenté de marmites, plutôt glissantes.


Nous arrivons au trou : une Ferrière bis. 


Point d'absorption d'une perte importante qui est sensée ressortir à Pitcharoc. Un bon courant d'air froid en sort. 


De l'autre coté de la vasque : le Trou du Nouvel An que je ne connaissais pas. Sans aucun courant d'air celui  là.
Journée classique de désobstruction. Je suis moyennement inspiré par le ressaut d'entrée ou de gros blocs reposent sur leur bonne volonté. 




Après le repas c'est mon tour de sortir les blocs en pointe. Effectivement, jusqu'au fond ça a l'air assez sur. Quoique... un bloc de quelques kilos que l'on croyait bien enchâssé s'est décidé à tomber après de multiples passages.
L'opération a bien marché et l'extraction des blocs me permet de me glisser dans... la suite ? En fait une trémie de blocs de taille moyenne avec des morceaux de branche incrustés dans tous les coins. Je laisse la place à Yann pour qu'il décide de la direction à prendre. Après une nouvelle opération, il redescend pour dégager quand une lame du plafond chute vers lui. Il a juste le temps de reculer et ressort plutôt tendu...
La lame est détruite et le plafond à l'air de tenir. Mais il faut passer dessous pour poursuivre le courant d'air. Ca me paraît plutôt scabreux. Yann partage cette impression. Il sera plus sage de creuser à la verticale, même s'il y a moins d'air. A suivre.










 


mardi 29 septembre 2026

Ferrière...

Mercredi 23 Septembre 2026

La Ferrière ; Fournes

André, Jean Marie TPST 8 heures


André arrive au bout du boyau et ne partage pas vraiment l'enthousiasme que j'avais ressenti en sortant le bloc (voir dernier épisode). Ce qui ne l'empêche pas de se mettre au boulot. Peu à peu la suite se révèle. 

Il s'agit bien d'une faille quasiment perpendiculaire (axe 200°). Les parois sont propres, sur le sol plat des petites branchettes signent le passage de l'eau. Et cerise sur le gâteau il y a un courant d'air soufflant. Bon, ce n'est pas le trou du vent, mais ça souffle. Le CO2 est à 0.20% à notre arrivée. Et les gaz se sont évacués rapidement. Je ne comprends toujours pas pourquoi le souffle est vers l'extérieur en période chaude.

Nous passons la journée à élargir le passage.

Erreur de perspective ; en fait André est couché à l'hrizontale

Fin d'après midi : un mètre devant nous la faille se poursuit, toujours horizontale mais un rétrécissement bloque la vue.

Par ailleurs : petite annonce pour les lecteurs assidus : Guillaume T. du SCM va plonger l'Affluent Sonore à Cabrespine samedi 02 Octobre. Occasion de se balader dans le réseau et d'aider au port des kits.

 



mardi 1 septembre 2026

Affluent Sonore ; affluent ou pas ?

Samedi 29 Aout 2026

Cabrespine ; André, Jean Marie + Yann + la famille Tixier au grand complet 

TPST :  9 heures

Nous suivons la rivière, laissant cers l'amont, Guillaume, Annick et leur fils qui vont essayer de retrouver un siphon coté sud de la galerie.

Avant d'atteindre notre objectif du jour nous allons revoir le bassin de "l'Affluent Sonore". Yann en profitera pour découvrir ce lieux plutôt confidentiel et assez esthétique. On a bien fait d'y revenir. Lors de notre premier passage, l'an dernier, nous étions surtout intéressés par la recherche d'une connexion avec le fond du Kondalé et mes souvenirs étaient inexacts. Le déversoir du bassin est bien plus haut que ce que je pensais, par rapport à la rivière. Autour de 3 mètres Et la distance entre le bord du lac et la rivière plus longue également. Je pensais juste une muraille d'un mètre d'épaisseur, c'est plutôt une galerie de 6 à 8 mètres. Il serait difficile de creuser une tranché pour vider le lac. Quant à le siphonner cela parait également difficile vu le débit d'alimentation.

Yann est à genoux dans la rivière. Notre affluent arrive du trou noir au dessus du casque d'André.






Le lac : une dizaine de mètres de long sur deux à trois de large et deux mètres de fond.

La question qui se pose : est ce réellement un affluent ou une diffluence de la rivière ?

Dans le premier cas, l'importance du débit est surprenante avec cette longue période de sècheresse.

D'autant plus que le bassin versant est au maximum entre le réseau des Châtaignes et Séries. Mais l'intérêt de passer le siphon serait majeur.

La deuxième possibilité expliquerait en partie le débit. Quoique le niveau de la rivière souterraine est extrêmement bas et que le débit d'une branche supérieure devrait avoir encore plus baissé ce qui ne nous semble pas être le cas. Par ailleurs la différence de niveau de près de 3 mètres impliquerait une divergence très lointaine avec la possibilité d'un réseau exondé. A titre de comparaison le barrage créé par Philippe (environ 1.50 mètres) fait monter le niveau de la rivière sur près de 300 mètres.

Rivière à l'aplomb du Capdeville. Je n'avais jamais vu le niveau aussi bas !

Des mesures des caractéristiques physiques de l'eau pourraient peut être donner un début de réponse. Ce sera l'occasion de revenir dans le coin (sortie ouverte à tous).

Nous regagnons la galerie principale pour nos objectifs du jour :

Récupérer une corde laissée lors de notre visite du réseau supérieur. C'est fait. Par Yann après une escalade scabreuse.

Ouvrir une étroiture ou nous avions repéré une arrivée d'eau sur coulée calcitée, maintenant totalement asséchée. Deux opérations viennent à bout du passage et nous faisons bien 5 mètres de première (ramping) avec arrêt sur rien. Mais alors vraiment rien : un petit trou par lequel arrivait la flotte.

Retour en essayant de rattraper André, qui se plaint toujours de son manque de condition physique mais qui file comme un lapin. Nous rejoignons nos collègues du SCM peu avant la salle touristique. 

A revoir donc.



dimanche 23 août 2026

la Ferrière, du nouveau ?

Samedi 23 Aout 2026

Trou de la Ferrière ; Fournes

Albert en pleine désob (vétéran 3)

André, Jean Noël, Jean Marie et comme guest stars : Albert et Yann   TPST : 8 heures


Oui, je sais, ça fait au moins dix fois que j'annonce du nouveau dans ce trou. Mais vu le peu de visibilité, le moindre indice nous enthousiasme.

Donc, André file au fond de la faille est/ouest que l'on creuse depuis quelques séances.

faille ouest

Quatre trous. On se regroupe dans la Grande Faille le temps que les gaz s'échappent. Mauvaise idée, les gaz arrivent doucement mais le tube de jonction reste longtemps impraticable : 200 à 300 ppm de CO. Pour passer le temps je motive les troupes pour finir la topo de la partie découverte sous la faille. Initiation rapide d'André au maniement du disto et Yann se précipite dans la descente, sautillant d'étai en étai, peu impressionné par les blocs entourant le conduit ! 


Pour ma part je maintiens mon refus de descendre dans cette horreur. 

toujours aussi rassurant

Peu à peu le CO rebaisse :100 à 120, avec Albert nous regagnons la surface. Vers 12h30 nos trois compères nous rejoignent. Ils n'ont pas perdu du temps : la topo est terminée et ils ont remonté deux gamates qui avaient chuté par inadvertance.

L'après midi nous dégageons le chantier du matin. Tout est clean mais André parait désabusé, ou aller ?

Devant, plein ouest, en haut la faille se poursuit, très fine, sans aucun courant d'air. En bas, siège de la dernière opération, tout semble bouché.

A droite en haut, le calcaire est nettoyé par l'arrivée d'eau que nous avions repérée. En bas : un trou de 10 cm de diamètre, soufflant légèrement, mais derrière on ne voit pas grand chose.

A gauche (vers le sud) : une faille qui est la suite de celle de droite ou est passée l'eau. Au bas un petit trou, en partie bouché par nos débris de fracturation. La boite à oeuf enflammée ne laisse aucun doute : il y a un courant d'air net. 

faille sud

André perce deux trous de part et d'autre de cet orifice. Mais nous n'avons pas beaucoup de temps. Il revient jeter un coup d'oeil : un bloc empêche de voir plus loin. Il s'y excite un moment mais fatigue ou imprégnation de CO, le bloc est inextractable. Je le remplace et avec une grande douceur je mobilise le récalcitrant... qui se laisse soulever sans résistance. Et c'est là que l'espoir revient : derrière, la faille est nettement plus large, très propre, encombrée de blocs sans la moindre trace de terre. Le courant d'air est maintenant nettement perceptible, même sans boite à oeuf. 

au bout du pied de biche : tous nos espoirs...

C'est pas gagné mais on a au moins une direction à suivre.

Jean Noël doit rentrer tôt avec Albert et André. J'ai une heure à perdre, je vais essayer de repérer la grotte du Soulleilol que je n'ai pas réussi à trouver il y a quelques semaines. Impossible, je tourne en rond sur le lapiaz, pour rien. Je regagne le chemin et là je tombe enfin sur une belle entrée. La visite est vite terminée !