vendredi 7 août 2026

Perte de la Ferrière, Gamates et gamates et gamates…

 

Mercredi 3 août 2026

Désob’ ; Perte de la Ferrière, Fournes-Cabardès

Jean-Marie, Jean-Noël, André

TPST : huit heures

TPAM : 30 min

Il est 9 h 30. Le soleil brille, les oiseaux chantent, ce moment magique où l’on se demande encore pourquoi on s’est levé si tôt pour aller casser des cailloux sous terre, Jean-Marie, André et Jean-Noël arrivent devant le trou avec la grâce d’un troupeau de sangliers en retard à un pique-nique. Aujourd’hui, c’est désobstruction. Et la désobstruction, c’est un peu comme un jeu vidéo : tu commences niveau 1, tu casses des cailloux, tu montes de niveau, et à la fin tu espères trouver un boss final ou un trésor. Spoiler : on a trouvé des cailloux. C’est aussi un peu comme le bricolage : ça commence toujours par « Ça va être rapide » et ça finit par « On revient la semaine prochaine ».

La descente commence. Jean-Marie ouvre la marche, tel un héros de film d’action, sauf que son arme principale est une massette. André suit, équipé d’un levier qui ferait pâlir un chevalier médiéval. Jean-Noël ferme la marche, portant les gamates comme s’il participait à une épreuve de Koh-Lanta version spéléo. Une fois en bas du ressaut, dans le boyau nord-ouest, l’équipe retrouve le front de taille, toujours aussi accueillant qu’un lundi matin, le décor est posé : un mélange de terre, de cailloux et de blocs calcaires qui semblent avoir été placés là par un architecte malveillant et qui semble dire : « Non mais vous croyez vraiment que je vais bouger ? » On dirait un mur construit par un troll qui déteste les spéléos. Un troll très motivé.

Jean-Marie et André, à tour de rôle, attaquent la purge avec la massette, qui résonne dans la cavité comme un tambour de guerre et d’autres « parlementations » évoquant plus certains fronts de guerre. Chaque coup de massette résonne comme un gong annonçant le début d’un combat épique. André ensuite manipule le levier avec la délicatesse d’un ninja qui essaie de déloger un bloc de 20 kg sans se coincer un doigt. Jean-Noël évacue les gamates avec la rapidité d’un serveur dans un bar un soir de match. Rapidement, le rythme s’installe : « parlementation », massette, burin, gamatte, gamatte, gamatte, soupir, gamatte…


Des blocs finissent par céder. On ne sait pas si c’est la force du levier, la persuasion de Jean-Marie, ou juste le fait qu’ils en avaient marre d’être coincés là depuis 10 000 ans. Mais ils bougent. Et c’est beau. Le front de taille avance de quelques centimètres. Ce qui, dans la vie normale, ne sert à rien. Mais dans la spéléo, c’est l’équivalent d’un boulevard parisien. On pourrait presque y faire passer un tram…


Jean-Marie tend l’oreille. Il revient avec un air mystérieux : « J’ai entendu un écho. » André répond : « C’est peut-être ton estomac. » Jean-Noël ajoute : « Ou un dragon. » Personne ne sait. Mais on décide que c’est un signe. Un signe spéléologique. Un signe qui dit : « Revenez. Il y a peut-être quelque chose. Ou peut-être rien. Mais revenez quand même. »

Une microfissure soufflante est repérée. Très faible. Tellement faible qu’on se demande si ce n’est pas juste Jean-Marie qui respire fort. Mais on y croit. Parce que la spéléo, c’est aussi croire aux fissures qui soufflent.


La dalle fissurée est étayée. Personne ne s’est transformé en crêpe. Personne n’a juré trop fort. Personne n’a perdu un outil (ce qui est statistiquement improbable). Bref : une sortie parfaitement réussie.

En remontant, la chaleur nous frappe comme un coup de massette mal placé. On range le matériel, on se félicite, on se promet de revenir. Parce que derrière cette étroiture, il y a peut-être une galerie, un puits, un réseau… Ou juste encore plus de terre. Mais ça, c’est le futur nous qui le découvrira.

Avertissement pour le lecteur : la trame de ce compte rendu a été rédigée par Intelligence Artificielle (IA) en l’occurrence CoPilot de Windows qui a répondu à la question suivante : « Rédige un compte rendu d’une sortie spéléologique de désobstruction sur un ton humoristique » 

JND, merci à CoPilot

samedi 1 août 2026

Trou de la Cuvée de Schiste, suite et ... fin

Mercredi 29 Juillet 2026 

Trou de la Cuvée de Schiste, Cabrespine      Alain A, André, Jean Noël, Jean Marie + Nolan

TPST : 3 heures

Démarrage parfait. André pose un pied droit sous un blocs qui ne tenait pas par grand chose. On peut poursuivre en toute sécurité. 

Une opération libère l'accés à la suite. Je remplace André en pointe et nous commençons à sortir les blocs. A ma gauche une paroi solide, à perte de vue. Dessous, du vide sur un bon mètre. A ma droite, un tas de cailloux liés par de la terre sèche (plutôt mal) avec de nombreux vides ; un simple contact avec le pied de biche les fait tomber. Au dessus enfin, un gros bloc. Sur lequel j'ai un doute. André est rassurant "non je l'ai bien vu, il est coincé sur la paroi de gauche, il ne peut pas bouger". Je ne suis pas vraiment convaincu. Je me mets sur le dos pour voir. Effectivement il ne touche pas la paroi, bien dix centimètres les séparent. Comment tient-il ? Collé au plafond... Je me recule doucement. Quelques grains de terre chutent du plafond. Je lance un repli général. André file au fond du trou de l'entrée, Nolan et moi ressortons. Quelques secondes après, le bloc tombe juste à l'endroit ou je creusais et se coupe en deux.

Dix secondes avant j'étais juste à l'emplacement de ces blocs.

Impossible de revenir travailler là la trémie du plafond est trop instable. Nous repérons une autre possibilité, bien ventilée entre la paroi et la trémie, mais dès qu'André approche la mèche du perfo, des grains de terre commencent à tomber. Nouveau repli général. Et nous abandonnons le chantier après avoir sorti notre étai. L'Embuc restera inviolé ! Mais ce serai bien que la prochaine équipe qui y descende repère la présence de courant d'air dans cette zone (qui devrait être violent !).

Repas à la grotte et profitant du nombre nous partons vers la ferrière.

Trou de la Ferrière, Fournes   TPST 5 heures

André dégage le virage terminal puis dans la foulée élargit la suite. 



Nettoyage du chantier. Au final :

Au dessus, sur une paroi martelée de coups de gouge, le calcaire bien propre signe l'arrivée d'eau que nous avions entendue. 

Devant une faille bien propre poursuit notre conduit, très fine et non ventilée. 

Nous repérons deux arrivées d'air nettes. Une juste devant notre boyau, l'autre plus bas sur la gauche. Certainement le bas de la faille ou l'eau disparaissait bruyamment. A suivre. Par contre je ne comprends pas pourquoi le courant d'air repéré est soufflant. Normalement il n'y a pas d'entrée plus haute et ça devrait aspirer ???

Pour gagner 200 mètres nous avions garé nos véhicules dans le pré de Christophe en bord de Route. Pour regagner le goudron il y a une petite marche que je grimpe doucement, ma vieille Mazda n'est pas très haute. André y va plus franchement avec son fourgon. Mais il nous semble entendre un bruit et apercevoir une tache blanche derrière son véhicule. Il a du tomber un sac...

Mais non, toujours boute en train, il nous a concocté un nouveau gag et expulsé sa porte latérale !!! De quoi s'occuper pendant les chaudes journées qui nous attendent.




 

vendredi 24 juillet 2026

Charter vers le nord

Grotte de Fendeille Sorèze (Tarn)

Alain C, André, Camille, Guillaume, Philippe, Pierre, Jean Noël, Jean Marie

TPST : 3 heures

Bonne idée de quitter pour un temps les terres audoises, le lit poussiéreux de la Clamoux, les étendues désertiques des futures Bardenas audoises pour les verts pâturages du versant nord ouest de la même Montagne Noire. Qui ne sont pas verts du tout d'ailleurs. Aussi jaunes et secs que du coté sud.

La marche d'approche par un sentier pentu et glissant de par les amas de feuilles de chênes verts nous amène à l'entrée artificielle de la galerie. Le passage des buses n'est qu'une formalité. 








Les premières vasques ou habituellement il faut se mouiller le ventre sont vides. Nous finissons quand même par trouver le ruisseau et quelques frais rampings. 

Jusqu'au siphon terminal après un mémorable passage boueux. Remontée du chemin, somme toute, plus facile que la descente.


Siphon amont



Repas chez moi ou tous les membres du club sont présents pour finir la soirée sous les étoiles.


Etape reposante avant de reprendre notre dur labeur pour passer sous l'Embuc.





















jeudi 16 juillet 2026

Désob extrème

Mercredi 15 juillet 2026 

Trou de la Cuvée de Schiste ; Cabrespine

André, Philippe, Jean Noël, Jean Marie TPST : 8 heures

Extrême comme le montre la photo ci dessous :


Tout se passe bien. L'espace que nous avons ouvert se poursuit en nous laissant travailler sans menacer de tout écrouler à chaque coup de massette. Nous avançons globalement vers le sud. La paroi gauche (coté route donc) est soit un bloc immense soit la planète elle même ; devant en haut et en bas nous n'en voyons pas la fin. A droite (coté montagne) on a un éboulis plus ou moins calcité et quelques gros blocs qui paraissent stables. Au dessus idem. Le vent vient de devant : trémie de petits blocs très aérée. Le vent d'ailleurs contient 0.20%  de CO2 (vérifié à plusieurs reprise avec retour à la normale à l'extérieur) et ceci de façon stable tout au long de la journée. Vers 13 heures pique nique au gouffre avec bière fraiche et café chaud. En fin de journée André détruit un bloc posé sur notre "sol". C'est mon tour de creuser : terre assez tassée. Le but est de descendre un peu pour pouvoir avancer à genoux. Un coup de piochon un peu plus fort : le sol s'ouvre sur un vide d'un bon mètre, large d'une quarantaine de centimètres. Au fond : des traces végétales amenées par une crue récente. De l'autre coté, vers le sud, André retrouvera le même vide avec au fond des traces de moisissure.
Pas suffisant pour sauter de joie mais cette fois, pas mal de facteurs sont présents.



mardi 14 juillet 2026

Trou de la Cuvée de Schiste, errements

Vendredi 10 juillet 2026 

Trou de la Cuvée de Schiste ; Cabrespine

André, Philippe, Jean Noël, Jean Marie TPST : 8 heures

En arrivant nous constatons qu'un (e ?) abruti a jeté au fond du trou quelques blocs et branches que nous avions positionnés pour cacher l'entrée...

En attendant les renforts, André et moi consolidons le bas de notre chantier. André est pleinement rassuré par son bastan, moi, moyen. 

Le bout de bastan coince le bloc de gauche et l'empêche de descendre... Tout en maintenant la trémie de droite. Nous passons entre le bloc de gauche et le bastan.

Nous passons sous le bloc de gauche et remontons entre deux gros blocs. Le courant d'air est toujours aussi fort et froid. Trois cotés : deux sont des faces de gros blocs, l'autre un remplissage de terre tassée incluant de gros blocs arrondis. L'air vient du haut. En haut justement : des gros blocs avec des vides un peu partout. Pour le moment tout tient bon. Je serais d'avis de détruire le premier mais André qui d'habitude n'a peur de rien, est plus hésitant, voire pas décidé du tout. 


Nous avions l'habitude de stocker les piques niques et l'eau dans une faille latérale juste après l'entrée. Un véritable congélateur (pourtant la première fois je n'avais pas eu l'impression qu'il y ait de l'air). Nous attaquons cette faille. Quelques opérations après le passage est ouvert et nous n'avons plus qu'à extraire des petits blocs bien espacés par des vides importants. Ce passage est notre dernière chance dans ce trou...



Belles inclusions de calcite. Quant à la nature de la roche encaissante ?



Epuisante évacuation