mardi 10 mars 2026

Tham Lom

Lundi 09 mars 2026

Tham Lom ; Ban Mueng Na ; Thaïlande

Hier nous avons quitté la zone de Ban Soppong pour Chiang Dao. 

Architecture thaï traditionnelle...



C'est ici qu'au cours des années précédentes nous avons exploré le 2° réseau Thaïlandais.






Nous partons du monastère proche de la grotte. Le but est de recadrer diverses topographies relevées l'an dernier, sur le plan d'ensemble. Je ne connais pas cette partie du réseau. Galerie de taille agréable parsemée de gours malheureusement à sec. John nous dit qu'habituellement ils sont en eau. Il reste une couche de boue extrêmement glissante sur la totalité du parcours, et nous progressons comme des pingouins sur la banquise. En farfouillant je trouve un petit réseau latéral et Cal une galerie supérieure au dessus d'un éboulis.








Coté vie animale on a retrouvé un caveracer à l'entrée. Maintenant qu'on les connait on en trouve dans toutes les zones proches de la surface (ou passent les chauves souris). De nature débonnaire ils se recroquevillent dans une alcôve attendant patiemment qu'on veuille bien leur foutre la paix.


Et les araignées habituelles :


Au fur et à mesure de la progression les gours commencent à se remplir d'une eau stagnante. Et au fond le sol est tout aussi glissant... ce qui entraine des pirouettes pas toutes contrôlées. 

Nous arrivons à un croisement facilement reconnaissable qui va permettre de connecter les topographies. Juste à l'endroit ou John s'arrête, un petit nouveau (pas si petit que ça d'ailleurs) nous attend : un serpent aquatique noir, assez agressif que nous n'avions jamais rencontré avant. J'espère que nous n'avons pas croisé sa famille dans les gours précédents ; que nous allons devoir retraverser...





Retour au bungalow. John rentre les diverses topographies : nous avons le plus long réseau de Thaïlande avec 13865 m !!!!




lundi 9 mars 2026

La Ferrière, on a failli faire demi-tour...

Samedi 7 mars 2026

André, Aude, Dominique (de passage), Jean-Noël, Sébastien

TPST quatre heures, TPAM une heure 

On a failli être cinq mais Dom a du déclarer forfait, on le retrouvera quand même au pont de Lastours afn qu'il nous remette une super gamate haute et étroite qui devrait bien passer dans le boyau de la salle. Le temps n'est vraiment pas de la partie, hésitations la veille en voyant les prévisions, bruine à Lastours. André a anticipé et préféré prendre son fourgon pour que l'on puisse se changer à l'abri.

Au parking miracle de Saint Benoît [de Nursie] (patron des spéléologues - peut-être parce qu'il a vécu de nombreuses années dans une grotte ; un certain jour, alors qu'il est seul, Benoît commence à penser à une femme très belle qu'il a rencontrée lors de son séjour à Rome. Face à cette tentation de retourner dans le monde, il se roule nu dans un buisson d’épines et d’orties et s'immunise ainsi contre toute tentation ultérieure - je ne connais pas de spéléo qui l'ait pris comme modèle !) à moins que ce ne soit Sainte Barbe qui soit intervenue (patronne bien sûr des pompiers, des artilleurs et des artificiers - enfermée dans une tour par son père elle a vu le rocher s'ouvrir devant elle et a pu s'échapper - elle nous rendrait de grands services).


Donc la pluie s'arrête de tomber, quelques trouées de ciel bleu apparaissent. L'ambiance est toujours highlandesques, brume et vent frisquet. La descente vers l'entrée de la cavité relève d'une épreuve des JO d'hiver, ça patine. Mais on est à l'abri. Répartition des rôles : André ira au front de taille, JN en bas du ressaut et Aude et Seb dans la salle à tirer les gamates.

Cri de désespoir d'André " Où sont passés les forets..." (sur l'air de " Où sont passés les tuyaux, les lances et la grande échelle... " d'un certain Dario Moreno - de la parenté ? - repris par Sacha Distel en 1967 !). Seb au grand coeur se sacrifie pour aller récupérer les siens à Carcassonne. On le reverra une heure plus tard. Pendant ce temps il y a de quoi s'occuper. Dégager les blocs issus du denier tir de vendredi dernier et vider l'alcôve. La gamate de Dom est calibrée au top, un petit becquet reste à faire sauter en paroi droite.


André peut enfin remplir sa mission d'artificier. JN part allumer le feu. Quatre belles parlementations. On a tout prévu - bois sec, buchettes et buches car tout est trempé. Belle braise, le chorizo d'André sera au top, avec moutarde et arrosé de Minervois. Et le café !

Une heure plus tard, l'appel des ténèbres. Même noria de gamates, à deux dans la salle ils sont efficaces. Deux parlementations, regroupement dans la salle puis évacuation des gravats. André garde l'espoir, pas de bruit de rivière - rien ne coule -, léger courant d'air et une fente (étroite !) qui laisse deviner du noir derrière...


Le tunnel est nickel, 4,61 m pour un diamètre de 0,6x0,5. La direction est bonne, vers la perte. Cinq beaux trous et c'est le temps de sortir. Il y aura à évacuer la prochaine fois. Nos saints et saintes sont toujours aussi protecteurs avec nous, les premières gouttes arriveront quand on sera prêts à partir. 

 

dimanche 8 mars 2026

Tham Garlic

Samedi 07 mars 2028 Tham Garlic ; Ban Pa Mon

Dernier jour à Soppong, nous partons demain pour Chiang Dao, notre première zone "historique".

Le matin lavage du matériel à la rivière proche. La moindre zone de peau mouillée est aussitôt attaquée par une nuée de bestioles qui piquent au sang. En particulier sur les mollets au dessus des bottes. il en était de même l'an dernier avec une bonne réaction inflammatoire pour 24 heures. Il suffit de le savoir.


On ne va pas passer l'après midi à glandouiller. John nous amène à une doline proche qu'il avait repérée il y a déjà une vingtaine d'années. 


A la perte, un autel pour les esprits (qui apparemment boivent de la bière). Tribue Red Lahu

La dernière mousson a laissé comme partout un tas de branches inextricable. Un petit ruisseau s'infiltre dessous. John repère une galerie remontante qui replonge aussitôt. Là, un bloc rocheux a empêché les débris de boucher un petit puits. Mais il nous empêche également de passer. 


Notre technique de palan fonctionne parfaitement. Le trou est libre. On y jette des cailloux qui semblent parcourir une dizaine de mètres. Du fond monte le grondement d'une rivière.

Nous repartons à notre camp pour prendre le matériel que nous avions laissé. Ainsi que Piotr qui était resté faire la sieste.

Retour à la cavité. Je casse le maximum de calcite autour de l'étroiture. Les débris me paraissent tomber bien plus que de 10 mètres.

John s'engage, avec beaucoup de difficultés. Il est de loin le plus mince de nous tous. Je pensais le suivre mais vu sa prestation, je ne risquais pas de passer. Sous l'étroiture, il est complètement dans le vide. A deux reprises nous lui ferons passer des rabouts de corde. La dernière en 8mm frotte sur plusieurs points. John se dit que s'il a un problème personne ne pourra passer pour le secourir. Il préfère remonter. Pourtant dessous, le puits débouchait sur la galerie de la rivière...

Si la vidéo ne s'ouvre pas, copiez le lien :

https://youtu.be/PVQ3CiChrME

vendredi 6 mars 2026

La vallée oubliée

Vendredi 6 Mars ; Ban Nam Chang Thaïlande


Douzième jour de spéléo/prospection. Piotr, John et Cal partent topographier l'affluent découvert avant hier et déséquiper la totalité du trou.

Avec Géry nous devons parcourir la vallée qui borde le flanc nord ouest du massif. John me dit qu'il n'y a pas de rivière. Je suis sur qu'il y en a une et je voudrais voir si elle collecte des eaux venues de résurgences. Avant de partir on essaie une coloration avec les moyens du bord : piétinement pendant une heure dans l'argile rouge. L'affluent est à moins de 400 mètres avec 200m de dénivelé. Normalement nos collègues devraient retrouver l'eau trouble ce qui signerait l'origine de cet affluent.


Ce qui n'a pas été le cas. Soit l'eau est filtrée mais il n'y a pas vraiment de place pour une zone noyée. Soit l'affluent vient d'ailleurs. Mais d'ou ? Et dans ce cas ou va l'eau que l'on a barbotée ?

Descente à la vallée. Effectivement il y a bien une rivière. Nous la remontons jusqu'au contact avec les grès sans rencontrer la moindre résurgence. Au moins maintenant on le sait : Tham Huai Kun collecte tout.

La balade est en tout  cas bien agréable. La remontée (400m très raides) un peu moins.







Construction temporaire en l'honneur des esprits du lieu (tribu Black Lao)

Avec des aliments en offrande








jeudi 5 mars 2026

Tham Mae Lana

Jeudi 05 Mars 2026 Tham Mae Lana

Hier nous sommes rentrés à 23 heures, ce qui ici est exceptionnel. Aujourd'hui : grasse matinée, pt dej à 9h. Jour de repos ; mais occupés quand même : petite séance photo dans Tham Mae Lana

Coque de protection pour éviter les choc avec les lames rocheuses immergées





Cal en profite pour escalader un affluent perdu depuis l'exploration d'une équipe belge dans les années 1990. Une longue pente de boue glissante. L'an dernier il n'avait pas l'équipement nécessaire.

 Maintenant c'est fait



Dans la série " nous ne sommes jamais seuls" :les crevettes