Gouffre de la Coume Ferrat, Balagué, Ariège
TPST : 14h
Guillaume, Camille, Anthony, Sylvain
Celà faisait bien longtemps que nous n'avions pas fait de sortie loin de nos bases, et pour ma part, de spéléo tout court.
Sur les bons conseils de Gilles, nous portons notre choix sur le gouffre de la Coume Ferrat, à seulement 2h30 de chez nous et qui a surtout l'énorme intérêt d'être entièrement équipé! Il fait partie, avec le gouffre d'Uchau et de Bagages, du réseau Paloumé, qui totalise plus de 10 km pour -795 m de profondeur.
Accompagné d'Anthony, je retrouve Camille et Guillaume déjà attablés à St Girons vendredi soir.
Puis nous regagnons le petit parking du début de la piste, après le petit village de Balagué. Camille et Guillaume dorment dans le fourgon. Nous passons avec une Anthony une très bonne nuit dans le Picass'hôtel, équipé pour l'occasion, et à peine reveillés par le meuglement d'une vache au beau milieu de la nuit.
A 6h30, il ne nous faut pas longtemps pour prendre la décision de remonter les 5 km de pistes en voiture, piste normalement non autorisée aux véhicules, hors spéléo déclarés en préfecture... Tout va bien donc...
Nous laissons le van de Guillaume dans un virage, avant d'arriver aux fermes de Pradas et coupons à travers les champs à flanc de colline. Effectivement, aucun chemin dégagé, le gouffre étant étonnament très peu fréquenté, mais je m'attendais à bien pire en terme de bartassage. La machette me sert finalement plus de canne que de débrousailleuse et nous trouvons l'entré sans trop d'encombre. Les Barbis étant particulièrement lents en terme de préparation, il est finalement plus de 9h lorsque nous pénétrons dans la bête.
Un court méandre nous amène au sommet du P 214 (je n'ai pas oublié la virgule). La main-courante à mettre en place, d'une quinzaine de mètres, constitue le seul équipement à réaliser. Pas compliqué, mais suspendu au dessus de plus de 200 m de vide, çà procure tout de même son petit frisson.
Le puits est fractionné en 5-6 longueurs dont 2 d'une bonne cinquantaine de mètres, sans aucun contact avec la paroi. les lumières de mes camarades au dessus paraissent bien faibles et je ne me hasarde même pas à tenter une photo.
Le dernier tronçon est déjà bien arrosé!
Une fois en bas un premier choix s'offre à nous. Poursuivre par une dernière corde jusqu'au fond où s'engager dans une étroiture, elle aussi équipée.
Gilles m'a bien signalé 2 endroits où prendre garde à ne pas se tromper mais je n'ai rien noté pour ce passage. Nous nous engageons dans l'étroiture, qui me semble être le passage le plus logique. Mais après une courte descente, une succession de cordes nous font remonter fortement. Arrivé à la troisième, je me dis que nous avons fait fausse route et j'invite tout le monde à faire demi-tour. Nous descendons alors avec Anthony par un ressaut boueux équipé et retrouvons un petit actif tout au fond qui après quelques dizaine de mètres devient impénétrable.
Caramba, il faut tout refaire dans l'autre sens. Voilà une bonne heure de perdue et surtout une précieuse énergie...
Effectivement, après la troisième escalade, çà descendait de nouveau...
Nous repérons sans hésiter le passage de la télévision, bien indiqué
Puis en haut du P24, qui nous parait à tous bien plus haut, nous entendons enfin la rivière, que nous regagnons à proximité d'une cascade.
La progression le long (ou dans) la rivière devient splendide et l'ambiance sonore impressionnante.
Nous traversons un chaos de gros blocs dans lequel il est parfois difficile de trouver son chemin, avant d'acceder à une main courante spectaculaire donnant sur un magnifique P50 avec vue sur cascade.
Puis après une nouvelle progression semi-aquatique, nous atteignons le "vestiaire", petite salle sèche surplombant la rivière. Nous sommes rentrés depuis dépuis déjà 4h30 et il est temps de prendre un premier repas avant d'enfiler nos néoprènes pour la suite, plus aquatique.
Camille, qui n'a pas très bien dormi se tâte, pensant déjà à la longue remontée qui l'attend. C'est décidé, il prend le chemin du retour escorté par Guillaume.

Après une nouvelle restauration au vestiaire, nous entammons la longue remontée que nous ferons finalement plus rapidement que la descente! 3 h jusq'au bas du P214 puis 1h15 pour ce dernier soit un peu moins de 3 m/min...






























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