lundi 21 janvier 2019

Grave mais pas désespéré (un peu quand même)

Dimanche 20 janvier

Jean Michel et Sylvain, rejoint par la horde complète des Delabre en fin d’après midi.
TPST: 4h30

Descente dans le trou de bonne heure: c'est assez grand , c'est beau, c'est plein de tas de graviers bien propres. Nous rencontrons une belle salamandre qui se carapate et une chauve souris en pleine méditation saisonnière...

Sylvain fouille d'un coté, je suis, de l'autre, la ligne de tir, qui descend avec les graviers.
Une fois en bas, elle continue à l'horizontale.
Un premier rétrécissement est rapidement forcé, puis la ligne se perd dans les graviers qui obstruent tout le fond de la faille.
Un passage remonte sur une demi-douzaine de mètres.

Un gros bloc coincé au plafond , barre le passage vers un petit volume supérieur. Une paille foireuse, suivie d'une seconde,  pas  bien terrible, permettent cependant à Sylvain de sortir la bête.
Il s'en tire avec une simple torsion du poignet doublé de l’écrasement du coude, la petite routine...
La suite donne rien, nous ressortons pour manger.

Nous sommes trempés, le soleil ne veut pas sortir , heureusement il n'y a pas de vent.
Nous rêvons d'un bon feu et avalons rapidement nos maigres provisions.
Au moment de redescendre dans le trou, Sylvain en rangeant ses affaire trouve un briquet!!

Encore une Delabrageade ! Je m'y ferais jamais!!
En quelques minutes un formidable brasier nous sèche et nous réchauffe.

Retour dans la faille à l’opposé du matin.
C'est très complexe , nous forçons quelques passages sans suite après quelques mètres de première (non réservée...).


Sur la topo, aimablement transmise par Daniel Constant,j'ai marqué en bleu la zone bouchée par les graviers , sur laquelle nous avons buté le matin.
Encore un énorme chantier de barquettes et de mise en sacs .
Le délabrement moral actuel du GPS ne peut pas lui permettre de ce lancer dans une telle entreprise, à la merci de la première  petite crue.
Nous ressortons et le clan Delabre nous tombe dessus.
Retraite générale, arrêt à la Limousinette pour vider l'accu (4 trous ,2 pailles).
L'une se coince d'entrée, l'autre ne part pas, c'est un désastre total.

jeudi 17 janvier 2019

Aven de Pertusac
Samedi 12 janvier 2019
Marine, Etienne, Fred V, Jean-Marie, Jean-Michel, Sylvain
TPST 7h

Entrée tardive et finalement groupée sous la tempête.
Arrivée au réseau fossile, le groupe se sépare. Etienne et Marine partent pour une séance découverte et photos dans la faille concrétionnée.

Fred et Jean-Marie attaquent à la manière forte le boyau ventilé fossile, tandis que Jean-Mi et moi gagnons le point bas de la faille, dans le puits de la pince à sucre.
Avant d'attaquer la désob, j'en profite pour aller revoir le puits suivant, à l'extrémité de la faille. Plus large au départ, il est ensuite fortement réduit par un bloc en travers, recouvert de terre. Pas moyen de voir distinctement si au delà, çà s'élargit de nouveau, mais çà ne me parait pas évident.

Nous attaquons donc le puits de la pince à sucre en reprenant tout depuis le haut. Première paille trop gourmande, deuxième pas assez, la troisième est parfaite...mais çà sera la dernière...Foutu accu!

On a élargi sur 2 m de haut, il en reste 3 pour atteindre le passage à présent complètement obstrué et une prochaine séance devrait suffire à y parvenir, la roche, très compacte réagissant admirablement bien.

On récupère tout le monde à la remontée, sauf Etienne qui, fort de ses dernières compétences acquises, parfait l'équipement...mais sans clef de 15 (ou 17 je sais plus).

Sortie précoce à 17h.

Je laisse à Jean-Marie le soin de raconter ses découvertes...

mercredi 9 janvier 2019

Opération : recherche de trous soufflants



Dimanche 6 Janvier 2019
Trassanel
Alain, Jean Claude, Claire, Jean Marie
TPES : 4 heures
TPST : 1 heure

Je pars avec Claire à la verticale du fond du trou Béranger (report topo de surface). Avant de monter j'ai fait une petite visite à la première chatière. Il n'y a quasiment pas de courant d'air. Tout au plus une légère inspiration. Pourtant la température extérieure frôle les 0° et il fait un vent du nord infernal. En surface, le versant un peu protégé est bien exposé au soleil. Je suis surpris du rapide dénivelé. 40 mètres d'après le report. Tout compte fait il y a peut être la place pour un réseau. En tout cas aucune fissure ne se présente pouvant expliquer un tube à vent. Du coup nous montons à Charly. Là non plus aucun courant d'air. Ce qui n'était je crois jamais arrivé. A peine une imperceptible aspiration. Ce n'est pas une entrée haute de Béranger. Cette simultanéité dans le sens du courant avait déjà été notée, c'est une confirmation. Je visite bien les 2 branches terminales. Le trou est parfaitement sec.
Un petit creusement laisse apparaître un vide de quelques décimètres. Ma botte a fait une longueur de bras de première.


Remontée rapide pour le repas des rois au PC. A tous les sens du terme d'ailleurs. L'après midi Alain nous rejoint et nous allons gratter notre pierrier. Une dépression de 4 mètres sur 4, certainement un ancien aven. Plein comme un oeuf, mais sur un de bords un énorme tas de pierre a été déposé, artificiellement et d'aspect (relativement) récent. Le tout est très aéré, aucune trace de terre, aucun artefact archéologique. Pourquoi avoir fait l'effort de stocker tous ces blocs ? Boucher une entrée ? La purge est facile et rapide mais le volume à sortir est plus conséquent que prévu ; JClaude propose une solution mécanisée que nous testerons la prochaine fois. En temps normal j'aurais insisté pour poursuivre un peu mais le cers nous glace jusqu'aux os. Je n'ai pas eu aussi froid depuis longtemps. Retour au PC, frigorifiés vers 16 heures.





mardi 8 janvier 2019

C'est Grave ou pas?


Samedi 5 Janvier 2019
Sylvain
TPST 1h
TPES 4h

Faute de matériel dispo, je revois mes projets de désob pour une ballade dans le secteur de Limousis.

Premier arrêt au niveau du trou de « la tête à l’envers » dans le ruisseau de la Grave, travaillé la semaine dernière par JMi et Guillaume. Celui-ci est situé en effet bien plus bas que la Cigale, seulement 250 m en amont du sentier qui coupe le lit du ruisseau.
Curieuse ouverture, ronde comme une trappe d'égout et en plein milieu d’une vaste dalle et du lit du ruisseau. La roche est très fracturée, et çà vaudrait en effet le coup d’essayer au burineur, peut-être même simplement sur accus.

Je reprends ma marche en avant et me plante magistralement au niveau de la confluence suivante. Croyant remonter le ruisseau de la Grave, je suis surpris de ne pas reconnaître grand-chose. Normal, je suis dans le ruisseau de Courrebies, magnifiquement creusé, et parfois limite à remonter en escalade en suivant son lit. çà ferait un très beau canyoning…s’il y a avait de l’eau…
Canyon de Courrebies


Puis soudain, tout s’aplanit, le calcaire laisse place aux schistes et il faut progresser à tâton sous parfois 1 m d’épaisseur de feuilles de châtaigniers !
Je grimpe ainsi jusqu’à rejoindre la Pierre Plantée. J’en profite pour une visite succincte des Mines adjacentes qui semblent recouper quelques galeries naturelles. Mines de quoi d’ailleurs ?

A être si près, je fais un petit crochet pour repérer le trou de la perte de la Ferrière, étonnement toujours ouvert après le déluge. Après 5-6 m de ramping, je tente de deviner la suite derrière un amas de branchage quand le sol se dérobe sous mes pieds. Visiblement la suite est plutôt en dessous de moi. L’ouverture verticale se dégage rapidement mais comme elle n’est pas très engageante, et que je suis en tenue civile, je rebrousse chemin.

La descente hors piste dans la poudreuse de feuilles de châtaignier se fera cette fois par le ruisseau de la Grave. 

Le trou de la Cigale est devenu quasiment invisible pour qui ne sait pas qu’il est là. Un énorme bloc obstrue quasi complètement l’entrée, mais le vide est bien présent dessous.
Un peu plus en amont, pas d’air vraiment perceptible (mais çà soufflait fort dehors!) dans les trous attaqués sur la rive opposée. Le tube colmaté qui pourrait court-circuiter l’entrée de la cigale reste peut-être intéressant.

La surprise arrive une centaine de mètres plus bas. Voilà que le trou du Ruisseau de la Grave s’est réouvert! Certes encombré de blocs mais avec un bon vide dessous. Devant l’étroitesse de l’entrée, j’en viens à me demander s’il s’agit bien de ce trou là et me prend à rêver...Comment diables les désobeurs de l’époque ont-ils pu résister aux coups de massettes qui élargissent pourtant considérablement l’entrée. Jean-Mi la Massette serait fou...
Une fois à l’intérieur , je suis surpris par le volume conséquent du trou. Le parcours est assez labyrinthique et il me faut un moment pour comprendre comment çà fonctionne….jusqu’à ce que je tombe sur la ligne de tir de l’époque. Je furète rapidement à droite et gauche, avant de ressortir, faute de tenue adéquate. Dans le trou, pas mal de sable, limons et graviers empilés en tas, mais aucun débris végétal collé aux mûrs. Çà vaut certainement le coup de revenir y passer un peu de temps.

Un trou qui se réouvre 20 ans après, çà vaut presque une première!

Les seuls nouveaux trous trouvés! Tubes à vent probablement...


dimanche 6 janvier 2019

Aprés la crue du siècle

Samedi 5 janvier
Aven de Pertuzac
Guillaume et Jean Michel
TPST: 7h

Ré équipement du premier ressaut et du puits élargi à la précédente sortie.
Descente avec précautions jusqu'au carrefour en contrôlant les cordes et les amarrages.
Pas de dégâts.
Certains fractios doivent être doublés  et les anneaux remplacés (je m'en chargerais).
Nous avons remonté tous le matos, amarrages, cordes,  etc... qui pourrissaient en bas.
Arrêt au passage à la désob du haut. Les massettes,  burins et arrache clou, sont laissés sur place.
Visite du chantier, un trou foré en pointe donne dans des vides, je l'abandonne.
Un deuxième, très en retrait traverse plusieurs zones "molles", la paille se bloque dans un premier temps , puis s'enfonce brusquement, le bourrage est bizarre et rien ne part!
Un deuxième trou foré à quelques centimètres est tout aussi foireux.
Un pet de lapin, c'est le fond du trou qui a cédé!!
Finalement  j'en fait un autre, au milieu, pour préparer un gros tir classique, pour la prochaine fois.

Remonté pénible chargés comme des mulets.