mercredi 20 avril 2016

Match : Passage Macron / GPS : et 1, et 2 , et ... et ... et 5 / 0

S'il y a une sortie qui ne mérite pas 2 articles c'est bien celle-ci. Mais je l'avais déjà écrit donc autant le publier. 

Ce coup ci ça y est ! Le coup fatal va être porté au passage Macron. Les 70 cms qui nous empêchent de voir la suite vont sauter !
Tout est prêt : mèches, groupe (la ligne a été mise en place lors de notre dernière sortie), perfos…



Je descends avec Guillaume et Sylvain. JMichel reste en surface et il est convenu qu’il allumera le groupe à 10h30 et qu’on se mettra aussitôt à percer. Nous réglons nos montres…
On arrive au bas de la faille avant l’heure prévue, mais surprise : la conduite forcée est pleine de flotte !  1 / 0

Sylvain se couche et commence à écoper dans le bidon ad hoc. 
On avait vidé cette conduite il y a plus d’un an et depuis elle était sèche comme un os, même avec les pluies d’hiver. On alterne un bidon d’eau et deux gamates de gravats, vestiges de notre dernière sortie en duo. L’eau est stockée en amont dans un bassin artificiel étanchéisé par une bâche.
Au bout d’un moment JMichel se pointe. On l’entend râler de loin :
« bande de blaireaux le groupe ne varie pas : vous n’avez pas percé !!! »
On le calme. Et je suis désigné pour remonter rallumer le groupe (que l’on éteint pour les progressions : dans cette cavité humide il est délicat de ramper sur sur un câble vieux de plusieurs décennies alimenté en 220).
Il démarre au premier coup. Hé oui, Alain, même après plusieurs années ton réglage est toujours parfait !
Claire a fignolé le réchauffage de la daube sur une plaque néolithique.  En attendant leur remontée on se ballade en amont du ruisseau. Plusieurs pertes sont évidentes sur la rive droite.
L’équipe ressort enfin, toujours en vociférant « blaireau tu as pas allumé le groupe  etc… »
Force est de constater que le dit groupe tourne bien, mais … que la partie électrique a disjoncté. Ils n’ont donc pas pu percer. Guillaume est resté pour forer des pré-trous en 8 mm avec le perfo/acu. 
On décide d’attaquer la daube sans lui ; l’acu vide il remontera. Il est à peine midi et déjà 2 / 0  pour Macron

On ne fait pas les choses à moitié , noter le verre à pied...


Excellente la daube ! En ce qui concerne la préparation d’un chantier de désob, c’est limite, mais pour la daube, JMichel (c’est lui le cuisinier) se surpasse à chaque sortie !

Après quelques mésaventures dont lui seul a le secret, Sylvain nous quitte pour vaquer à ses occupations familiales, Claire rentre passer l’ap-midi à Trassanel. Guillaume qui a fini par nous rejoindre (il avait attendu un moment que les deux compères le rejoignent comme prévu) se calme l’appétit et les nerfs sur le sanglier.

Le groupe fonctionne, la perfo branchée directement tourne bien. Tout est OK pour la deuxième mi-temps.
JMichel s’engage, je le suis en prenant la perfo/acu au cas ou …. Critiques :
« On va être deux avec deux perfos c’est nul… »
« Ok on fera un duel à la perfo, je la prends quand même »
La bâche doit être percée : notre lac artificiel est à sec. 
Heureusement l’eau qui doit parcourir une quinzaine de mètres de faille ensablée n’est pas arrivée sur le terminus.
Arrivés sur le chantier : la perfo 220 ne fonctionne pas … Regard désespéré du maître d’ouvrage : il doit y avoir un bug sur les rallonges… 3 / 0

J’attaque le pré-trou de gauche en 17 mm. Puis celui de droite. Alors qu'il ne reste que quelques centimètres, l’acu rend l’âme. La mèche bien engagée refuse de sortir. Malgré tous nos efforts il faut se résoudre à la laisser en place.  4 / 0

Nous aurions du en rester là de notre humiliation. Mais… Mise en place de la bougie sur le trou de gauche, bourrage… On va voir ce qu’on va voir ! Ca pète bien ! Enfin un succès ! On se précipite pour voir le résultat et se délecter du tas de gravats : zéro ! nada ! rien ! Le tir a fait canon : 5 / 0

Six heures d’efforts à 4 pour 0 cm. Vraiment des amateurs ! Ce trou commence à nous gonfler ! Découragés ? Non, au contraire, quoi qu’il y ait derrière, cet obstacle devient une affaire « personnelle » entre lui et nous !

Soirée agréable à Villegly, ou plus de 70% des membres du club assistent au repas (c'est vrai qu'on est pas nombreux...). Plaisir de revoir des amis spéléos des deux régions.


dimanche 17 avril 2016

Tout a merdé!
Il y a des jours avec, c'était un samedi sans....
Samedi 16 avril , désob à Kondalé.
JME, JMB, SD, GB, CF
TPST 6h environ

L'ambition, démesurée, de la sortie c'était de changer de calibre dans la désob, en passant aux gros moyens:
groupe électrogène pour pouvoir foret sans retenu en diamètre 17mm et utiliser les "bougies" en quantité...
Une ligne électrique avait été mise en place dans le trou lors de la précédente sortie.
Les seuls points positifs ont été:
- le tube permettant de porter à 2 le groupe sur l'épaule, à l'africaine, sans se crever.
- la daube de sanglier (des hautes Corbières) qui a fait l’unanimité.
- la nouvelle mèche qui semble efficace.
- le groupe facile à démarrer.....
- le cours d'affutage de chaine de tronçonneuse par Jean Claude

Pour le reste, nos joyeux travailleurs ont trouvé le chantier inondé. Il a fallut remonter 140 litre d'eau dans le barrage en amont. Après le repas nous avons pu constater qu'il s'était vidé et qu'elle retournait tranquillement au fond!
 Le 220v n'est jamais arrivé au bout de la ligne (dans un premier temps le disjoncteur du groupe avait sauté, dans un second c'est la ligne qui foire).
Avec la perceuse sur accu,  qui a de plus en plus de mal pour amorcer la percussion, nous avons fait 5 avant-trous en 8, puis 2 ont été repris en 17. Malheureusement, JMB a séché le deuxième accu en fin de perçage et a laissé la belle mèche coincée dedans!!
J'ai placé une bougie dans le seul trou disponible avec pour résultat un magnifique canon!?

Moralité:
Je m'engage, dans la mesure ou je suis convenablement approvisionné à fournir régulièrement de la daube.
J'irais tester la ligne rapidement.
Pour l'instant le plus efficace dans cette roche "souple" c"est le cordeau de 12.

PS: j'ai essayé ma machine (chinoise) à affuter et ça marche très bien.

dimanche 10 avril 2016

Fin de crise

Le GPS remercie chaleureusement tous ceux qui ont donné de leur temps et de leur énergie pour trouver une solution équitable à la situation difficile, présente depuis le début de l'année.
Merci à tous et à bientôt sous terre.

vendredi 1 avril 2016

Charlie, à la poursuite du courant d’air



Samedi 26 Mars 2016
Trassanel Charlie
Philippe, Jean-Claude, Guillaume, Sylvain, Pierre, Jean-Marie
+ Claire, Raquel, Florence, Geneviève, Emile
TPST : 6 heures


Philippe en pleine crise mystico-écologique

 Lors de notre dernier passage la température extérieure était identique à celle de la cavité et le vent nul, le trou aspirait à bête. Aujourd’hui le soleil chauffe le versant. Et le vent du nord souffle nettement. Résultat : le courant d’air est quasiment nul ! Parfois une légère aspiration..

Paille à paille la désob avance régulièrement. Heureusement qu’on est assez nombreux pour remonter l’impressionnant volume de blocs qui monte du front de taille.
On a failli tomber en panne de papier alu pour le bourrage. Heureusement JClaude nous dépanne avec le papier d’emballage de son kiri.
Sylvain joue à la roulette minervoise en purgeant le plafond, bras et pied de biche tendus, reculades réflexes à la moindre alerte.
Le trou n’aspirant pas, c’est plus la faim que l’odeur de grillade qui nous fait ressortir. 


Nous rejoignons l’équipe « intendance » à l’ombre de quelques chênes verts.


Conséquence du festin ou habitude des jours de travail ? Le retour est difficile :


La faille bien nettoyée nous arrivons sur : un mur !
Seul un orifice au bas et à gauche du pied de biche (qui donne l’échelle) présente un intérêt.


Quelques grammes et quelques centimes d’euros plus tard, le mur est « démonté » :


Après évacuation des gravats on peut passer la tête dans la lucarne dégagée. Un tube parfaitement cylindrique d’une trentaine de cm de diamètre remonte sur 2 mètres. J’ai l’impression de voir le conduit de mon insert ! Le sommet semble bien bouché. Certains on parait-il perçu un léger zéphyr. Je ne l’ai pas senti mais je ne fais pas de résos ; je me suis déjà planté deux fois dans ce chantier. Je verrai plutôt la suite en haut du mur de la faille. A revoir un jour de courant d’air.



La remontée pourtant courte est exténuante. On est totalement cuits. Au fur à mesure de notre cheminement notre forme s’améliore… Un gazage modéré mais prolongé n’est certainement pas étranger.

mercredi 30 mars 2016

Petite préparation à la grande semaine transalpine du groupe ski- excellence du GSP

Ski de rando à Arreau du 26 au 28 mars

Samedi vallée d'Aulon jusqu'aux granges de Lurgues à 1454m au pied du fier Arbizon.
Sans hésitation et sans regarder le topo nous partons plein nord par un rude sentier à l'ariègioise où nous pouvons rapidement chausser. Un ravin encaissé avec un gros ruisseau nous oblige à déchausser plusieurs fois pour le traverser.



Puis nous entrons dans une très plaisante vallée perchée, uniformément blanche versant nord sans traces et toute verte au sud avec un troupeau d'isards qui paissent paisiblement.
Nous sommes les rois du monde montagnard, seul sous un grand soleil!!








 Isabelle observe les isards








Passé un petit col, nous tombons inopinément sur la gare de départ d'un télésiège du coté Espiaube de la station de St Lary !!
Après d'aimables discutions avec les préposés perchistes nous empruntons l'engin sans même dépeauter, Ce qui me vaudra un violent retour de nacelle dans le flanc à l'arrivée. Nous longeons une crête en marge du domaine skiable vers le pic de Pichaley. Les nuages qui menacent nous incitent à basculer versant ouest vers le port de Portarras, But initial de la randonnée. La pente est soutenue et la neige assez lourde.





en dessous d'un gros couloir



la vallée s'évase







Nous rejoignons la bonne vallée qui est beaucoup plus ensoleillée et ou la neige fait rapidement défaut.




Col de Portarras qui permet d’accéder skis aux pieds à quelques sommets de part et d'autre














Retour à la voiture à pied après une très belle journée












Le lendemain direction Piau et la très classique vallée du Badet. Nous partons dans un épais brouillard en suivant les trace d'un couple de skieur qui nous précèdent de peu.Finalement le temps se dégage rapidement et nous les rattrapons au col.Je fais la trace jusqu’à une bosse à 2600 m. La vue est panoramique .









Le Cambieil  3173m

Sans le brouillard nous aurions tenté le col à droite.





  
                                                         

Au fond dans les nuage le Néouvielle 3091m                                                                                                                                                                                                                            
                                                                                                                              
                                                                                                                                                                                 

         


Le lendemain retour par le col de Peyresourde vers Luchon, petit décrassage au col avec 600 m de dénivelé vite  faits   

   




Coté est, la chaleur monte et les coulées descendent..





Nos compères nous racontent qu'ils ont pu skier dans 40 cm de poudreuse le seul jour possible de cette  saison , c'était un mardi!