samedi 28 février 2026

Tham Mae Lana

Samedi 28février 2026 Soppong Thaïlande ; TPST : 7 heures

Cal, John, Jean Marie  photos Cal, Jean Marie


Gery est HS et aujourd'hui Piotr est malade. Nous nous retrouvons à 3 pour chercher un affluent non entièrement exploré de Tham Mae Lana. Tham vous avez compris j'espère  veut dite "grotte"; Mae Lana "la mère des rivières". Il faut dire que la rivière vaut le coup : traversée d'une dizaine de kilomètre ! Explorée par des australiens dans les années 1980. Ils bivouaquaient plusieurs jours au milieu de la cavité et avaient le temps de farfouiller. Ce qui n'est pas notre cas. L'an dernier nous sommes allée jusqu'au siphon intermédiaire. Cette fois nous voulons le dépasser par un éboulis latéral, retrouver l'amont de la rivière et le départ de l'affluent nord.

Descente par un bon chemin (il faudra remonter en sortant...). 


Changement rapide de vêtements et nous entrons. Une heure et demi de barbotage et de nage à contre courant. Le débit est conséquent et pourtant nous sommes en fin de saison sèche. Dix mètres au dessus de nous quelques bouts de plastique et des branches indiquent qu'il ne vaut mieux pas être ici pendant la mousson. Des barres rocheuses sont cachées sur le lit de la rivière et comme l'eau n'est pas vraiment transparente la progression est laborieuse. On finit donc par arriver à la plage aval. 

Nous arrivons sur une salle plate bien au dessus de la rivière. 

Avec les traces de passages des groupes de touristes. Oui, ils organisent la traversée pour des gens qui n'ont jamais mis les pieds sous terre !!! Je ne sais pas à quel pourcentage de pertes ils ont droit !!

Il faut remonter les salles fossiles, traverser un immense pierrier pour redescendre vers l'amont. Nous mettons un moment à trouver les passages. 

Pas évident de se retrouver sur une topo de 12km imprimée sur une feuille A4

Maintenant que nous sommes sortis de l'eau la chaleur est vite insupportable. Cal trouve un couloir sous une énorme stalagmite. C'est bon il n'y a plus qu'à poursuivre. Nous sommes dans une autre dimensions : salles immenses, colonnes titanesques, mais aussi quelques belles perles de caverne.














Nous arrivons à la plage amont et essayons de remonter le réseau mais il apparaît évident que nous n'aurons pas le temps d'arriver à l'affluent. Nous avons perdu trop de temps dans le pierrier. C'est fait nous connaissons les passages. Retour à la plage. Il m'avait semblé en nageant que quelque chose me touchait furtivement. Je m'étais dit que je rêvais. Mais non, attirés par notre lumière un banc de poissons dont certains de bonne taille viennent gober quelques cacahuètes.


On n'est vraiment jamais seuls !

Retour, toujours à vive allure. Le trajet parait beaucoup plus long. Conséquence de la fatigue accumulée ? Nous sortons juste avant la tombée de la nuit.


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