Lundi 23 Février 2026
Tham Jak Dor Soppong Thaïlande TPST : 8 heures
Nous sommes arrivés hier ap-midi à notre camp de base. 10 heures de sommeil pour rattraper le décalage horaire et ce matin j'ai du mal à sortir du lit. Objectif Tham Jak Dor, notre vivarium préféré. L'an dernier nous nous sommes arrêtés sur une étroiture. Un petit filet d'eau au sol mais derrière un gros bloc ça continue. Cal et moi devons aller débiter le bloc au perfo/burin/massette. Il fait très chaud, le chemin monte jusqu'à notre porche 300 mètres plus haut.
![]() |
Il est balayé tous les jours par un moine, les feuilles mortes de la période sèche tombant en permanence.
![]() |
John, Piotr et Géry nous quittent pour une prospection plus haut, ils nous rejoindrons ensuite au fond de Tham Jak Dor. Nous, nous descendons rapidement, retrouvant les passages topographiés l'an dernier. Il y a des insectes partout, des araignées aussi et parfois les parois paraissent mouvantes du fait de la fuite de toutes ces bestioles devant nos lampes. Il faut penser avant de prendre une prise à ce qu'il y aura derrière.
![]() |
| La plaque blanche sous l'araignée doit être sa progéniture ? |
Bien entendu nous retrouvons nos amis reptiles (3 sur 4, l'autre on ne l'a pas vu).
La chaleur est éprouvante même si je suis en Tshirt.
![]() |
| Presque 29° sous terre... |
Nous atteignons le bas de la salle. Cal met son baudrier et je commence à équiper le petit puits. Sangle, puis fractio quelques mètres plus bas. Il fait vraiment très chaud. Je mets la plaquettes et sagagne pour passer le fractio. C'est moi qui avait mis le goujon l'an dernier mais je ne me rappelais plus qu'il était plein vide. J'ai laissé ma pédale dans le kit et mets du temps à la sortir. Je suis trempe de sueur de la tête aux pieds et souffle comme un âne. Pourtant je n'ai aucune angoisse, je connais la cavité, le puits n'est pas bien haut, je vois le fond de la salle 7 mètres plus bas. Je finis par le passer et commence la descente. Au bas de la corde je commence à ne pas me sentir bien. Je sors mon détecteur de CO2 ; il clignote et bipe de plus en plus vite. 3.5% 4%... Je dois vite réagir avant que ça ne tourne mal.
D'abord ne pas paniquer ensuite crier à Cal de ne pas descendre et pour finir remonter. Si je peux. De façon surprenante l'ascension se passe bien. Il devait me rester assez d'oxygène. Au fractio je passe mon kit à Cal et regagne le bas de la salle. La, le taux est encore entre 3 et 4%.
![]() |
Nous nous calmons et remontons doucement. Dix mètres au dessus il n'y a plus du tout de CO2. Je ne comprends pas comment je n'ai pas pensé à ce problème alors que ma respiration au fractio était déjà totalement anormale. L'an dernier la chaleur nous avait freiné et j'avais vérifié le CO2 ; il n'y en avait pas et nous avions poursuivi l'exploration de la partie basse sans aucun problème. Ceci m'a sans doute influencé...
Nous ressortons doucement en prenant le temps de faire des photos et de filmer notre ami qui gêné par ma lampe me menace de sa langue fourchue.
En mettant le niveau de son un peu fort je me rends compte que près d'une heure après ma respiration n'est pas revenue à la normale
![]() |
![]() |
Dehors, l'autre équipe nous retrouve rapidement. Ils ont bien trouvé une cavité mais sans vrai développement. Nous repartons et au passage finissons l'exploration d'une petite cavité vue l'an dernier. Pour ma part je descends, seul, une doline proche et trouve une nouvelle entrée. Cal et John la parcourent sur une quarantaine de mètres et s'arrêtent sur une étroiture. Il faudra y revenir.
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire