Aven de la Courounelle, Minerve
Dimanche 28 août 2022
TPST : 3H
Emile, Sylvain
Publi d'une sortie de fin août! Mieux vaut tard que jamais ...
Je voulais prendre un peu de temps pour revoir le fond de la Courounelle. J'emmène Emile, un peu parce que je sens que la grotte lui plaira, surtout parce que je sais qu'il ira beaucoup plus loin que moi dans les étroitures finales.
Le puits d'entrée se prête merveilleusement bien à l'apprentissage sur corde.
Une fois en bas nous partons d'abord dans l'amont revoir l'étroiture finale dans laquelle j'avais hésité à m'engager la fois précédente.
Bien m'en a pris! J'entends Emile grogner sur plus de 10 m de long dans ce boyau très étroit. Puis le conduit s'élargit et il pénètre dans une salle plus confortable recouverte de gravier au sol. En sachant que l'on peut s'y retourner, j'hésite un temps à tenter de le rejoindre mais l'entends revenir. Il faudrait creuser le gravier entre sol et plafond pour poursuivre dans cette salle .
Nous mettons le cap sur le fond sans trainer. Il faut dire que nous ne sommes pas gênés par l'eau. Rien ne coule et seuls quelques marmites sont encore en eau. La dernière voute mouillante est même complètement à sec !
Une fois au fond, je tente le passage au sol dans le très étroit méandre plutôt qu'en hauteur. Paradoxalement je passe plus facilement que le kit !
Premier élargissement en marmite puis à nouveau au choix dans du très fin au sol ou du guère plus large en boîte au lettre 1,5 m plus haut.
Je rejoins le point atteint par le haut la fois précédente dans un élargissement de 2 x 2 m.
Impossible pour moi d'aller plus loin par le bas. Je le déconseille également à Emile mais avant que j'ai pu finir ma phrase il est déjà passé !
Pendant qu'il prospecte, je mets en oeuvre mon plan qui consiste à tenter d'escalader pour rejoindre à 3 m de hauteur un élargissement du méandre. Emile en faisant le tour me confirme que je peux le rejoindre. Les parois tapissées de boue m'incitent à sortir le minimum de matériel. Je m'élance donc dans une escalade en artif originale sans baudrier, simplement équipé du petit perfo et de deux étriers.
Je rejoins alors Emile en redescendant à son niveau 5-6 m plus loin. Le méandre s'élargit et nous permet de progresser d'une vingtaine de mètres de plus jusqu'à un point bas ou les débris végétaux déposés par la rivière touchent presque le plafond. Désob atypique dans des feuilles et glands pas du tout décomposés sur 30 cm de hauteur jusqu'au gravier. Nous passons mais pour être à nouveau bloqués 3 mètres plus loin.
Cette fois le chantier est plus conséquent et l'espoir d'aller plus loin réduit à néant.
Demi-tour et sortie au pas de course. Les dernières vasques pleines nous permettent de nous décrasser et refroidir avant la sortie en plein cagnard.
Sur le chemin du retour nous croisons un spéléo et un enfant ayant eu la même idée que nous. Il nous confirme qu'autrefois le fond allait beaucoup plus loin et qu'ils avaient presque recoupé le ruisseau de Coupiat, avec présence de racines. On est pas près de les revoir ...





