vendredi 20 mai 2016

Hivernale au Val d'Aoste

Je n'avais pas encore eu le temps de classer les photos et ce n'est pas de la spéléo. Mais comme 50% de club était présent...

Dimanche 03 Avril : 
trajet jusqu'à Bonnes pour rejoindre notre ami Noël et passage sous le Mont Blanc vers Valgrisenche (Val D'Aoste). Nous aménageons dans un vieux fort à la Vauban, magnifiquement restauré.
Lundi 04 Avril : 
météo très moyenne alternant brouillard et rares percées ensoleillées. Nous sortons quand même et atteignons "il Sigaro" à la cote 2800. La descente ne restera pas dans les mémoires mais permet une bonne mise en spatule pour la suite.
Mardi 05 Avril : 
de très moyenne la météo est devenu exécrable. Temps à ne pas mettre un Noël dehors. Claire et Isa se chaussent mais préfèrent rentrer au chaud. Nous arrivons sous la neige et avec une visibilité quasi nulle au sommet de Arpe Vieille (2963m 1200 D+). Bravo Noël pour le guidage !!
La première partie de la descente est une réelle surprise : la visibilité s'est améliorée et la neige tombée pendant l'ascension forme une couche légère très agréable à skier.
Après midi à glandouiller et repas du soir marqué par une tournée de "grolle". Il s'agit d'un récipient en bois muni d'une demi-douzaine de becs contenant le café du soir et... de la grappa... du genepi ... toutes sortes de plantes secrètes. Bref il y avait peut être un peu de café. On se passe la grolle en n'oubliant pas de boucher les becs proches de celui que l'on utilise si on ne veut pas faire boire la chemise. Sommeil assuré !






Mercredi 06 Avril : 
météo moyenne. On monte au refuge de Bezzi. D'abord en suivant le lac artificiel

une petite première ?
puis une magnifique vallée suivie d'une gorge assez étroite. Les coulées des jours précédents alternent sur chacun des versants et nous zigzaguons entre les champs de boulettes. Le soleil sort et réchauffe les falaises de part et d'autre de notre trace. Depuis les crètes des coulées de neige/roche se précipitent avec un bruit d'enfer. Vivement qu'on sorte de ce couloir. Nous arrivons au refuge, chauffé et particulièrement accueillant.
Le soir, habitués à nos refuges pyrénéens nous avons rangé nos assiettes après une bonne tranche de lasagnes maison. Erreur, nous n'étions qu'au début du repas, il restait poulet, fromage, dessert... Les gardiens des refuges CAF pourraient en prendre de la graine !

Jeudi 07 Avril : 
départ dans la brume. mais le sommeil apparaît au fur et à mesure de notre ascension. Jean Michel préfère faire sa propre trace. Il se trompera de vallée et on ne le retrouvera qu'en rentrant au refuge(il est parti sur le col que l'on fera le lendemain) ...
Dommage pour lui car Noël nous guide au sommet de Truc Blanc. Mont, pointe, pic blanc avaient déjà été utilisés et les topographes manquaient de synonymes ; ils se sont pas foulés). La balade est exceptionnelle avec arrivée à 3405 mètres (D+1121) et une vue à 360° sur tous les sommets du Val D'Aoste.



Descente assez correcte et retour tôt au refuge ou on lézarde à l'abri du vent.




Vendredi 08 Avril :
départ toujours dans la brume et passage du col atteint la veille par JMichel. Nous en profitons pour atteindre le Bec de Giasson (3215) avant de redescendre vers la vallée. Bonne descente (-1500 m !!) avec une neige correcte mais qui doit être mythique sur de la bonne poudre.


Belle semaine en altitude. Merci à Noël qui a fait ce qu'il a pu pour nous faire découvrir cette vallée avec des conditions de météo et d'enneigement pas toujours idéales.
Je conseille à tous ceux qui aiment la montagne et le ski de visiter son site, source idéale d'informations et de vidéos sur ce coin des Alpes Italiennes :


jeudi 19 mai 2016

AG de la Fédé et cavités maconnaises

WE de Pentecôte
Jean Marie, Claire
TPST : 6 heures

Réunion de la Commission Médicale en marge de l'Assemblée Générale le samedi.

Dimanche matin visite des grottes d'Azé (plus longues de la Saone et Loire).


Gisement exceptionnel d'ossements de périodes diverses (-150000 à -20000). Les évènements géologiques (remplissage, coulées stalagmitiques) ont coupé la cavité isolant des chambres avec des populations d'époque assez homogène :



 

Non Sylvain, cet assemblages de vieux fossiles, dont certains aux dents longues n'est pas l'AG de la Fédé...

Belle démonstration de ce qu'est une désob : plus de 10 ans de travail, pour un tunnel de 150 mètres creusé dans l'argile. Aucun courant d'air pour soutenir le moral et une bonne concentration de CO2 une bonne partie de l'année ! Ici on ne se décourage pas pour une petite fissure qui pète mal !!!











Les seaux sont évacués par un rail qui parcourt tout le tunnel puis sortis avec des wagonnets. Il y a même un aiguillage pour les croisements !











En dessous la partie active présente un plafond surprenant et se termine sur une belle rivière :

 








Avec quelques belles surprises comme ce crabe vieux de quelques dizaines de millions d'années :





L'après-midi : visite des grottes de Blanot, les plus profondes du département. Découvertes au milieu du 18° siècle par mon confrère, Benoit Dumolin, dernier médecin de l'abbaye de Cluny. Plus intéressé par l'exploration des cavernes locales que par les soins donnés au moines il est le véritable précurseur de la spéléologie, plus d'un siècle avant Edouard Alfred.
Un passage bas, justement baptisé "conduit de la boue" amène à une zone assez bien concrétionnée.


A noter : un accueil particulièrement agréable par les gérants de la cavité et un guidage non moins agréable par Ludovic que nous invitons à venir voir les concrétions chez nous.








lundi 9 mai 2016

Classique en Donezan

Vendredi 06 mai

Guillaume, Jean Michel, Claire, Jean Marie
TPES : 7 heures

L’objectif du jour est de retrouver l’entrée d’une cavité au dessus de Mijanès. L’aven m’avait été indiqué il y a 2 ans par un habitant. Il me l’avait montré depuis le coté opposé de la vallée. Nous étions monté (Claire et moi) au milieu des ronces et l’avions trouvé sans difficultés. La trace était bien enregistrée sur la tablette.
En Aout 2015 nous y sommes revenus, avec Guillaume et Jean Michel en renfort. Perfo, cordes, matos de désob… Après ½ journée en plein cagnard , j’ai été incapable de retrouver le trou. Les raisonnements n’ont pas manqué…
Je pense avoir compris mon erreur (nous étions montés un ravin trop proche) et ce matin nous nous retrouvons sur le parking, pour concrétiser.
Nous étalons allègrement tout le matériel. Soudain deux agents de la maréchaussée se pointent, sortent de leur véhicule et viennent vers nous à grandes enjambées… Qu’est ce qu’on a fait comme connerie ? Excès de vitesse ? Dans les gorges certainement pas. Moment de flottement …
En fait gendarmes à Quérigut, ils sont aussi spéléos et ayant vu nos kits, ils nous ont pris pour l’équipe qui doit aller avec eux le lendemain au Mounégou. L’ambiance se détend et nous échangeons sur les cavités locales.
La montée est toujours aussi pénible : poids du matériel, végétation… 



Après deux heures d’effort il m’est toujours impossible de retrouver le trou. Nous redescendons… Mais quelque chose me dit que la prochaine fois j’y reviendrai seul !
Dans l’après midi nous montons poser les kits à l’entrée de la Bentaillole et nous nous promenons sur la zone.






Samedi 07 Mai

Guillaume, Jean Michel,, Jean Marie
TPST : 9 heures

Claire et Séverine partent se baigner à Llo.
Nous démarrons vers 9 heures. Après presque une heure de voiture et une heure de marche nous arrivons à la Bentaillole. Descente de l’éboulis un peu aérienne. Petite désescalade juste au dessus du P30, on  ne savait pas qu’il était à cet endroit ; au retour on a mis une corde !
Enchaînement des puits. Guillaume équipe. Les spits sont en bon état et la progression est agréable.

Que celui qui a posé cette broche soit fier de son travail; Plusieurs décennies après elle est toujours opérationnelle !




Arrêt au bas du dernier puits (arrosé), le méandre terminal étroit et humide ne nous a pas enthousiasmés.
Remontée assez rapide, nous sortons vers 20 heures, satisfaits que cette fois spéléo n’ait pas rimé avec tirage de gamates.

Merci à Christophe qui m’avait donné les renseignements sur cette cavité. Cavité qui mériterait plus de fréquentation  tant pour elle même que pour la marche d’approche

jeudi 5 mai 2016

Balade Cantabrique

Pendant que le gros de la troupe se la pète au fond du Kondalé je me sacrifie pour un WE de reconnaissance dans les Cantabries.
Occasion de retrouver Pierre et sa belle-famille espagnole.
Après une rapide visite du centre ville de Bilbao et de son musée futuriste, direction Ramalès de la Victoria.
Sur une zone proche de quelques dizaines de kilomètres carrés s’étendent plusieurs centaines de kilomètres de réseau.





Samedi 30 avril : climat océanique sur le karst (ici on comprend de suite ce qu’océanique veut dire). Direction la plage (à 20 minutes) pour trouver un peu de soleil.



 Mais pas de maillot …




Dimanche 01 mai :
Claire, Pierre, Jean Marie + Julio
TPST : 2 heures
Bravant la malédiction du jour (anniversaire du fémur de Sylvain en 2012 et des vertèbres de Claire l’an dernier) nous allons vers Canuyela. Marco m’avait parlé de cavités gigantesques. Certes le porche se voit de loin mais je suis plutôt déçu par la taille. 


Déception de courte durée : derrière le porche le conduit est réellement énorme. On se croit revenus en Chine. J’ai l’air malin avec mon petit flash, il n’y aura pas de photos sous terre.




Des spéléos espagnols nous disent que toutes les cavités sont interdites pour le WE en raison d’un rééquipement général de toutes les cordes en fixe. Mais l’ambiance se détend rapidement et ils nous organisent une petite visite. Occasion pour Julio de rentrer sous terre pour la 1° fois. Occasion aussi de prendre des contacts avec le Président de la Fédé espagnole himself.

Lundi 02 Mai :
Claire, Pierre, Jean Marie
TPST : 3 heures
Direction Coventosa. On n’a que quelques heures pour faire un petit tour.


Juste de quoi se balader dans les diverticules de la zone d’entrée. Passé le 1° couloir c’est le choc. Je prends conscience que sur ma feuille A4 il y a 30 kilomètres. Les diverticules sont des galeries de 30 sur 30. Ca part de partout. 








Après un faux départ sur la gauche (on tombe sur un safari et le guide nous remet en piste) on trouve le 1° puits. Belle promenade variée : petits ressauts, canyons géants, salles cabrespinesques, vires au dessus de la rivière… Il est temps de sortir avec regret et une furieuse envie de revenir.

Merci à Marco F qui m'a donné envie de venir ici ; à Jean Philippe G et Patrick D qui m'ont donné les renseignements pratiques et à nos amis espagnols qui nous ont accueillis malgré leur interdiction théorique.

dimanche 1 mai 2016

La Patchamama est toujours fachée

Samedi 30 avril
Kondalé
JM Escande, G Barbis
TPST: 6h30

Descente dans le trou vers 9h.
Les 4 "bougies" n'ont pas données le résultat espéré.
Il faut dire que la roche se présente sous la forme d'un mile feuilles , sub- horizontal , avec des strates de l'ordre du centimètre, des inter-srtates schisto-marneux et des fissures transversales  verticales;  tout pour
plaire (en restant poli....).
La nouvelle bâche est mise en place et un bidon rempli pour assainir la zone de travail.
5 pailles renforcées sont utilisées successivement pour élargir le boyau.
Les résultats vont du presque nul au juste moyen. Mais nous élargissons le fond et Guillaume extrait douloureusement l'épaisse croute de calcite qui barrait la vue.
La suite s'annonce pénible.
Le bouquet final consiste à forer au sol un trou de 12 avec une charge de poudre au fond et le dernier petit bout de cordeau en 12 qui reste.Après plusieurs essais de différents bricolages, ça se finira par un surprenant coups de canon!