jeudi 22 janvier 2026

Une "dernière" et une "reprise ?"

 Mercredi 21 Janvier 2026 Bartassut et Ferrière ; Fournes

Aude, André, Jean Marie  TPST : 7 heures

Seul jour, annoncé sans flotte. Nous sommes trois ; juste ce qu'il faut pour revenir à Bartassut. Descente précautionneuse mais assez facile. André retrouve même les sécateurs que j'avais perdus la dernière fois ; il ne reste plus qu'un burin égaré dans la pente. Nous sommes sur le versant abrité du vent et le soleil fait même une timide percée. 


Travaux de creusement classiques. Mais la terre, plus compacte rejoint la paroi sans aucun signe positif. Nous décidons d'abandonner. Ce sera pour une autre génération quand de nouvelles techniques montreront les kilomètres de galerie sous les quelques mètres de terre que nous n'avons pas creusés. Remontée tranquille en évitant d'aller trop sur la gauche comme la dernière fois.

Petit tour vers la ferrière. Ici c'est les iles Feroé. 

Un vent du diable qui nous jette un épais crachin à la figure ! Depuis la route nous voyons la rivière qui coule sur la talweg. Comment allons nous trouver le trou ? Le ruisseau cascade sur le "gué" emporté par la dernière crue. 

90% du débit disparaissent dans une belle piscine, les 10% qui restent dans la marmite suivante.


En aval le ruisseau a coulé. les tas de feuilles sont repoussés sur les bords et le lit est parfaitement décapé. Mais vide.

L'eau a coulé par dessus notre barrage mais il a parfaitement tenu. Je descend suivi par Aude. Le conduit est décapé mais apparemment libre. Au bas du ressaut un tas de sable rehausse le niveau du sol mais la suite est parfaitement pénétrable. Le diverticule en arrière qu'André veut élargir depuis le début est parfaitement propre ; le bruit d'une rivière toute proche est très net. Egalement par une petite fissure ou le courant a bloqué feuilles et cailloux. Nous poursuivons et arrivons à la grande faille. L'eau n'est pas passée là. Donc tout ce qui est passé par l'entrée a été avalé diverticule morenesque. Aude commence à descendre la trémie ferraillée mais hésite sur la verticale non équipée. Pour une fois le vide ne m'inquiète pas mais plutôt l'état de la trémie... Nous décidons de ne pas y aller. Pourtant au fond un bruit de torrent est bien attirant. Quand quelqu'un y descendra il faudra bien faire attention au signes de passage de l'eau. Le débit est important et nous n'avions vu aucune issue.

L'intérêt pour ce trou s'en trouve nettement relancé.

lundi 19 janvier 2026

Cabrespine: A la recherche de la faille perdue

Samedi 10 janvier 2026 

Gouffre de Cabrespine

Guillaume, Sylvain 

TPST 9h


Décidement, nous avons en ce moment les mêmes idées que nous collègues du SCA. Après Trassanel, voilà que nous retrouvons Alary, Félix, Romain et Charly qui s'en vont pour leur part souhaiter la bonne année à l'Aztèque, au fond du réseau.

Nous descendons avec eux puis les perdons peu après les gobelets.

Nous mettons un peu plus d'1h30 pour arriver à l'affluent Sonore. Il a plu vendredi et çà coule de partout. Il y a longtemps que l'on n'avait pas vu çà. Matte Arnaude ne recrache pas le moindre souffe d'air.


Passé l'Affluent sonore, nous remontons jusqu'au gour blanc, puis tentons de partir vers l'aval, sans trop monter et en suivant le plus possible la paroi nord, plus proche du terminus du Kondale.

Guillaume découvre les méthodes de progression assez atypiques dans ce réseau, qui consistent à sauter de blocs glaiseux en rochers glissants en utilisant l'ensemble du corps à la réception pour optimiser la surface de frottement...

Après quelques dizaines de mètres, nous repérons un premier départ en large galerie montante plein nord. L'accès n'est pas simple, d'autant plus qu'il faut éviter quleques zones esthétiques complètement blanches.

Mais là encore nous retouvons des traces de visites anciennes. La pente se raidit puis après une dizaine de mètres gagnés en hauteur, le choix doit se faire entre un puits retombant probablement de là où on vient et une grimpette plus pentue encore dans de la calcite finement recourverte d'argile, comme souvent ici.

Plus de traces de passage en hauteur, il nous faut aller voir. Je tente ma chance, soutenu par Guillaume mais la pente est trop raide pour que je puisse arriver sur la première prise envisageable, 3 m au dessus. Je propose de planter un goujon mais Guillaume veut essayer à son tour. Pas bête car mes 20 cm de plus lui font gagner un peu de hauteur. Pour autant, c'est toujours aussi glissant. Je m'apprête alors à le rescendre, mais étonnamment, il tente une technique désespérée et inédite consistant à gigoter par de nombreux petits mouvements frénétiques et saccadés visant à multiplier les contacts au sol et ainsi à gagner plus de cm qu'il n'en perd à chaque répétition.

C'est très laid mais çà paye! Il parvient jusqu'en haut pour s'apercevoir que çà pince...

Cà c'est fait.

Guillaume en haut de son "escalade"

Nous redescendons à l'aide d'une corde passée en double. Une fois en bas, nous repérons une autre faille en forme de trou de serrure, toujours plein Nord, accessible en équipant, soit depuis le bas, soit en main courante pour gagner 5 mètres. Ce sera à revoir.

Nous reprenons notre route vers l'ouest et sommes obligés de remonter vers la corde empruntée la foi précédente. Toute cette zone centrale ne communique pas directement avec la galerie principale dessous.

Nous rejoignons alors la zone où l'escalade a été réalisée la foi précédente. Mais avant de remonter la corde, je veux revoir les points bas dans lesquels j'avais fait tomber du matériel. En labyrinthant entre les énormes rochers, nous réussisons à rejoindre la faille terminale, que nous escaladons péniblement. Pendant que Guillaume retourne chercher une corde d'escalade, je parviens finalement à gagner encore 5 mètres pour me retrouver finalement en haut de l'escalade précédente! De là j'ai une meilleure vue. La faille se poursuit mais semble bien se pincer au bout de quelques dizaines de mètres. Le travail est conséquent. Nous décidons d'abandonner cette zone et je redescends par la corde en déséquipant.

Pour continuer l'explo de cette zone, nous essayons de descendre directement vers la galerie principale sans revenir sur nos pas. Nous n'avions pas réussi, avec André, à trouver de passage sans équiper ces immenses blocs, mais Guillaume, en se perdant, trouve finalement une issue ( avec une flèche!) nous permettant de passer un ressaut de près de 10 m. La descente se poursuit jusqu'à de nouveaux magnifiques gours blancs. Nous tentons une escalade dans la calcite, mais qui nous ramène à l'étage au dessus. Une autre coulée pourrait être escaladée en artif et en chaussons et pyjama si on veut la garder intacte...



L'heure passe et nous ne savons toujours pas exactement ou nous sommes. Toujours vers l'aval, les volumes sont immenses avec des arrivées en hauteur inateignables. Vers le bas, je repère une rubalise, sans me douter, à cet instant, que ce sont sans doute les collègues du SCA qui ont joué aux petits poucets. 

l'échelle ne rend pas, mais c'est grand vers l'ouest...

Nous tentons une descente périlleuse sur corde en double pour descendre encore d'un cran dans une magnifique galerie. Dessous çà descends toujours...Mais nous nous arrêtons là pour explorer cette galerie. Vers l'aval, çà se poursuit en s'agrandissant. Vers l'amont, nous nous extasions devant la beauté des gours avant de tomber nez à nez avec...un câble tendu surmonté d'une corde! Caramba, nous sommes dans la galerie de cheminement classique, bien après notre escalade de départ!

La boucle est bouclée. Il reste de nombreux points à revoir en hauteur, mais qui demanderons tous un minimum d'équipement.

Nous ressortons à 18h, après en avoir encore pris plein les yeux.





La zone explorée







































































































jeudi 15 janvier 2026

TDB du Pujol, reprise et galette flambée

Mercredi 13 Janvier 2026  TDB du Pujol, Caunes 

Aude, André, Jean Noël, Jean Marie,.... Bosco   TPST : 7 heures


Vidage des poches latérales et du coude en bas du ressaut. A quatre, tout est purgé. Une efficacité exceptionnelle. Bon courant d'air soufflant qui a humidifié toutes les parois sur plusieurs mètres.

12h30, déjà. Nous remontons à la cabane des chasseurs. Le feu démarre pour une bonne grillade (influence civilisatrice de Jean Noël). Le sous bois est suffisamment humide pour qu'il n'y ait pas de risque d'incendie. Et j'ai pris un jerrican pour tout éteindre avant de partir. Très bon repas, jusqu'à JNoël ait une idée géniale : on va profiter des braises pour réchauffer la galette, c'est meilleur chaud. En discutant on a oublié la galette... A l'origine d'une nouvelle recette.



Un 4x4 s'arrête. Un homme en tenue de camouflage fluo en sort. Bonne surprise de voir notre ami JPP qui passe par là à la recherche de sangliers ou peut être de chiens. Un réel plaisir de le revoir mais il refuse notre invitation à venir tirer des gamates...

On repart on turbin, à 3. Au fond. Toujours la même efficacité. L'accès au terminus est parfaitement dégagé. Alors qu'André jette un dernier coup d'oeil au terminus, la paroi de droite décide de s'ébouler... Pas en totalité heureusement.

Point bas


Le même après éboulement (partiel, il en reste) de la paroi droite

Le courant d'air vient du fond mais aussi d'un point bas qu'Aude a dégagé. Ou aller ? Le problème qui va rapidement se poser est l'évacuation des gravas. On commence à être loin, il n'y a pas de place pour stocker, et on ne sera pas assez nombreux pour poursuivre. Dommage le zef est vraiment motivant.

mardi 16 décembre 2025

Cabrespine : la Haute Route

Samedi 13 Décembre 2025

Cabrespine TPST : 11 heures  André, Sylvain, Jean Marie

Photos : Jean Marie et pour une fois Sylvain, qui depuis qu'il a fracassé son téléphone arrive à faire des photos magnifiques...


Philippe nous ouvre la grotte à 8 heures A 8h15 on est prêts. Je programme un retour vers 17h mais mes collègues me reprennent "on sera sortis bien plus tôt..." Oui, on a notre AG à 19 heures.

10h on est au départ de l'Affluent Sonore (confer qq articles en amont). 

Le bateau est prêt. Mais avant de tenter notre transgour je propose de jeter un coup d'oeil au dessus du Gour Blanc. Histoire de voir si on ne peut pas monter plus haut. Je rappelle qu'on est là pour trouver des indices de jonction avec le Kondalé. On aura vite fait, nous ne prenons que le matos d'escalade et laissons nos kits.

On arrive facilement au Gour Blanc et on le contourne sans le cochonner. 













Sylvain sautille de blocs boueux en pentes glaiseuses 10 à 20 mètres au dessus du vide. 

Pas vraiment mon truc, idem pour André. Nous nous collons entre les blocs et après quelques coups de massette nous trouvons une voie plus sereine. Sylvain, au dessus nous lance une corde pour franchir quelques mètres délicats. L'ascension continue, nous sommes 40 mètres au dessus de la rivière. Nous passons au dessus des derniers éléments de l'énorme chaos et soudain l'horizon se dégage : immense galerie : plusieurs dizaines de mètres de large, 200 ? 300 ? de long, plus peut être. 






 

 

Ce n'est pas de la première : les points topo de Serge et certainement Jean Claude, ponctuent le parcours. Les traces de pas sont nombreuses. Mais depuis les découvreurs et les topographes dans les années 2000 pas grand monde n'a du venir ici. La progression est laborieuse. Partout des entonnoirs glaiseux s'ouvrent entre les blocs monstrueux et donnent sur la galerie classique 40 mètres en dessous. Sylvain sautille toujours, André qui le suit, un peu moins. Je pars de mon coté. Rapidement je ne vois plus leurs lumières. Une corde pendouille. Petit moment d'hésitation : j'aime moyennement me pendre à une corde dont je ne connais ni l'état ni l'amarrage. Mais l'enthousiasme de la nouveauté me décide. Tout se passe bien. Une seconde corde, une troisième. Je suis au plafond 70 mètres au dessus du départ. Largement de quoi croiser le fond du Kondalé. Le coin est Capdevillien. Mêmes aragonites, même plafond en lapiaz de voûte creusé en galerie noyée. Vraiment magnifique.







  












A force de gueuler, mes collègues me repèrent et me rejoignent. Au dessus une cheminée pleine d'aragonite présente des traces de passage. Il m'a semblé percevoir un léger courant d'air. Sylvain grimpe, plante quelques goujons, arrive à dépasser un splendide bouquet sans toucher au moindre filament. Comme quoi, quand il veut ! 


Mais au dessus la cheminée est complètement fermée.

Nous descendons et gagnons une autre faille qu'ils avaient repérée du coté opposé. Nouvelle traversée du terrain de golf. Sylvain attaque sa paroi en artificiel, assuré par André. 

Au dessus ? Le Kondalé ?

Je farfouille par ci par là. Notre grimpeur arrive sur un petit col à court de goujons. Au dessus la faille se poursuit. Il est déjà presque 16 heures. On a bien crapahuté et rien mangé ni bu. 

La fatigue et la faim commencent à se faire sentir...

Le retour dans ce labyrinthe est difficile, éprouvant. Il y a des traces partout, mais pas les nôtres. Après de longs errements sur les pentes glissantes nous surplombons enfin notre Gour Blanc. Désescalade foireuse. Avec assurage humain pour certains passages plus craignos. Affamés, nous retrouvons nos kits. Et repartons au plus vite. Sur notre canoë (Hé oui il y a aussi la phase "nautisme") André, pris de crampes, saute de l'embarcation pour étirer le quadriceps... et finit la régate à pied. Sortie de la Grotte à 19h après 11 heures d'activité intense. Ca nous change des désobs pépères. En retard pour l'AG, qui ne peut commencer sans les 2/3 du bureau directeur... La cheminée de Trassanel est la bienvenue et la soirée parfaitement organisée par Alain et Claude nous remettent sur pied ! Enfin, on verra demain...

Bilan des courses : toute cette partie est connue mais les découvreurs et les topographes ne savaient pas que le fond du Kondalé était à portée. Nous n'avons fait qu'un survol rapide de la zone. Il faut y revenir équiper un accès sécurisé, visiter systématique toutes les arrivées, repérer des traces de passage d'eau  etc... L'idéal serait de coupler avec une balise ARVA au fond du Kondalé.

Nous communiquerons la date de notre prochaine tentative. La visite simple de cette pseudo galerie vaut largement le coup.