samedi 1 août 2026

Trou de la Cuvée de Schiste, suite et ... fin

Mercredi 29 Juillet 2026 

Trou de la Cuvée de Schiste, Cabrespine      Alain A, André, Jean Noël, Jean Marie + Nolan

TPST : 3 heures

Démarrage parfait. André pose un pied droit sous un blocs qui ne tenait pas par grand chose. On peut poursuivre en toute sécurité. 

Une opération libère l'accés à la suite. Je remplace André en pointe et nous commençons à sortir les blocs. A ma gauche une paroi solide, à perte de vue. Dessous, du vide sur un bon mètre. A ma droite, un tas de cailloux liés par de la terre sèche (plutôt mal) avec de nombreux vides ; un simple contact avec le pied de biche les fait tomber. Au dessus enfin, un gros bloc. Sur lequel j'ai un doute. André est rassurant "non je l'ai bien vu, il est coincé sur la paroi de gauche, il ne peut pas bouger". Je ne suis pas vraiment convaincu. Je me mets sur le dos pour voir. Effectivement il ne touche pas la paroi, bien dix centimètres les séparent. Comment tient-il ? Collé au plafond... Je me recule doucement. Quelques grains de terre chutent du plafond. Je lance un repli général. André file au fond du trou de l'entrée, Nolan et moi ressortons. Quelques secondes après, le bloc tombe juste à l'endroit ou je creusais et se coupe en deux.

Dix secondes avant j'étais juste à l'emplacement de ces blocs.

Impossible de revenir travailler là la trémie du plafond est trop instable. Nous repérons une autre possibilité, bien ventilée entre la paroi et la trémie, mais dès qu'André approche la mèche du perfo, des grains de terre commencent à tomber. Nouveau repli général. Et nous abandonnons le chantier après avoir sorti notre étai. L'Embuc restera inviolé ! Mais ce serai bien que la prochaine équipe qui y descende repère la présence de courant d'air dans cette zone (qui devrait être violent !).

Repas à la grotte et profitant du nombre nous partons vers la ferrière.

Trou de la Ferrière, Fournes   TPST 5 heures

André dégage le virage terminal puis dans la foulée élargit la suite. 



Nettoyage du chantier. Au final :

Au dessus, sur une paroi martelée de coups de gouge, le calcaire bien propre signe l'arrivée d'eau que nous avions entendue. 

Devant une faille bien propre poursuit notre conduit, très fine et non ventilée. 

Nous repérons deux arrivées d'air nettes. Une juste devant notre boyau, l'autre plus bas sur la gauche. Certainement le bas de la faille ou l'eau disparaissait bruyamment. A suivre. Par contre je ne comprends pas pourquoi le courant d'air repéré est soufflant. Normalement il n'y a pas d'entrée plus haute et ça devrait aspirer ???

Pour gagner 200 mètres nous avions garé nos véhicules dans le pré de Christophe en bord de Route. Pour regagner le goudron il y a une petite marche que je grimpe doucement, ma vieille Mazda n'est pas très haute. André y va plus franchement avec son fourgon. Mais il nous semble entendre un bruit et apercevoir une tache blanche derrière son véhicule. Il a du tomber un sac...

Mais non, toujours boute en train, il nous a concocté un nouveau gag et expulsé sa porte latérale !!! De quoi s'occuper pendant les chaudes journées qui nous attendent.




 

vendredi 24 juillet 2026

Charter vers le nord

Grotte de Fendeille Sorèze (Tarn)

Alain C, André, Camille, Guillaume, Philippe, Pierre, Jean Noël, Jean Marie

TPST : 3 heures

Bonne idée de quitter pour un temps les terres audoises, le lit poussiéreux de la Clamoux, les étendues désertiques des futures Bardenas audoises pour les verts pâturages du versant nord ouest de la même Montagne Noire. Qui ne sont pas verts du tout d'ailleurs. Aussi jaunes et secs que du coté sud.

La marche d'approche par un sentier pentu et glissant de par les amas de feuilles de chênes verts nous amène à l'entrée artificielle de la galerie. Le passage des buses n'est qu'une formalité. 








Les premières vasques ou habituellement il faut se mouiller le ventre sont vides. Nous finissons quand même par trouver le ruisseau et quelques frais rampings. 

Jusqu'au siphon terminal après un mémorable passage boueux. Remontée du chemin, somme toute, plus facile que la descente.


Siphon amont



Repas chez moi ou tous les membres du club sont présents pour finir la soirée sous les étoiles.


Etape reposante avant de reprendre notre dur labeur pour passer sous l'Embuc.





















jeudi 16 juillet 2026

Désob extrème

Mercredi 15 juillet 2026 

Trou de la Cuvée de Schiste ; Cabrespine

André, Philippe, Jean Noël, Jean Marie TPST : 8 heures

Extrême comme le montre la photo ci dessous :


Tout se passe bien. L'espace que nous avons ouvert se poursuit en nous laissant travailler sans menacer de tout écrouler à chaque coup de massette. Nous avançons globalement vers le sud. La paroi gauche (coté route donc) est soit un bloc immense soit la planète elle même ; devant en haut et en bas nous n'en voyons pas la fin. A droite (coté montagne) on a un éboulis plus ou moins calcité et quelques gros blocs qui paraissent stables. Au dessus idem. Le vent vient de devant : trémie de petits blocs très aérée. Le vent d'ailleurs contient 0.20%  de CO2 (vérifié à plusieurs reprise avec retour à la normale à l'extérieur) et ceci de façon stable tout au long de la journée. Vers 13 heures pique nique au gouffre avec bière fraiche et café chaud. En fin de journée André détruit un bloc posé sur notre "sol". C'est mon tour de creuser : terre assez tassée. Le but est de descendre un peu pour pouvoir avancer à genoux. Un coup de piochon un peu plus fort : le sol s'ouvre sur un vide d'un bon mètre, large d'une quarantaine de centimètres. Au fond : des traces végétales amenées par une crue récente. De l'autre coté, vers le sud, André retrouvera le même vide avec au fond des traces de moisissure.
Pas suffisant pour sauter de joie mais cette fois, pas mal de facteurs sont présents.



mardi 14 juillet 2026

Trou de la Cuvée de Schiste, errements

Vendredi 10 juillet 2026 

Trou de la Cuvée de Schiste ; Cabrespine

André, Philippe, Jean Noël, Jean Marie TPST : 8 heures

En arrivant nous constatons qu'un (e ?) abruti a jeté au fond du trou quelques blocs et branches que nous avions positionnés pour cacher l'entrée...

En attendant les renforts, André et moi consolidons le bas de notre chantier. André est pleinement rassuré par son bastan, moi, moyen. 

Le bout de bastan coince le bloc de gauche et l'empêche de descendre... Tout en maintenant la trémie de droite. Nous passons entre le bloc de gauche et le bastan.

Nous passons sous le bloc de gauche et remontons entre deux gros blocs. Le courant d'air est toujours aussi fort et froid. Trois cotés : deux sont des faces de gros blocs, l'autre un remplissage de terre tassée incluant de gros blocs arrondis. L'air vient du haut. En haut justement : des gros blocs avec des vides un peu partout. Pour le moment tout tient bon. Je serais d'avis de détruire le premier mais André qui d'habitude n'a peur de rien, est plus hésitant, voire pas décidé du tout. 


Nous avions l'habitude de stocker les piques niques et l'eau dans une faille latérale juste après l'entrée. Un véritable congélateur (pourtant la première fois je n'avais pas eu l'impression qu'il y ait de l'air). Nous attaquons cette faille. Quelques opérations après le passage est ouvert et nous n'avons plus qu'à extraire des petits blocs bien espacés par des vides importants. Ce passage est notre dernière chance dans ce trou...



Belles inclusions de calcite. Quant à la nature de la roche encaissante ?



Epuisante évacuation
 

vendredi 3 juillet 2026

L'Embuc en Open Acces

Mercredi 01 Juillet 2026

Trou de la Cuvée de Schiste ; Cabrespine  TPST : 8 heures

André, Jean Claude (Hé oui !), Jean Noël, Philippe, Jean Marie


Pas encore, pas encore. Et pas besoin de braire.

Daniel, tous les membres du GPS sont capables de descendre au fond de l'Embuc par l'entrée historique. Et certains, même d'en remonter ! A chaque fois (rares) que j'ai voulu montrer cette cavité à des amis spéléos, Dominique m'a aimablement donné l'autorisation et Alain M. la clef. Si on voulait trouver un accès facile on ne se casserait pas le bol à creuser ce trou. Il suffirait de 2 coups de masse bien placés pour réouvrir l'entrée "clandestine" que j'ai participée à bétonner. Si on creuse là c'est surtout dans l'espoir que le fort courant d'air nous amène sous l'embuc. Le fond est autour de 330m d'altitude, nous sommes à 295 (290 si on compte ce qu'on a descendu). Nous sommes 40 mètres plus bas, il y a largement la place pour une découverte. D'ailleurs la dernière fois que j'ai visité cette cavité j'ai eu le temps de farfouiller dans la zone basse. J'ai trouvé des points ressemblant plus ou moins à des soutirages avec des sédiments extérieurs mais dans mes souvenirs aucun courant d'air. Assez péteux d'ailleurs ces points bas.

Si par malheur on retombe sur ce réseau il conviendra de mettre une porte (vu la situation au ras de la route, il faudra en mettre une de toute façon pour ne pas qu'un quidam descende et se fasse tomber la trémie dessus). Cette porte restera fermée. Les éventuelles visites classiques se feront comme maintenant par l'entrée supérieure avec l'accord du SCA. Si ce club souhaite utiliser cette virtuelle troisième entrée il en aura la liberté.

Je ne tire pas des gamates pour de longues séances photos sous les vermicelles et encore moins pour gérer une cavité et y organiser des visites.

Ceci dit. Ou en sommes nous ? Loin d'une jonction en tous cas. André a amené pieds droits, piquets de vigne... Philippe sa disqueuse et moi la tronçonneuse pour étayer la trémie. Mais une autre option est tentée (inspiration d'André) : plutôt que de tenter de passer sous la trémie, nous allons faire un tunnel dans le gros bloc de gauche. Ceci nous prendra la journée. Heureusement renforcés l'après midi par Jean Claude. 




Qui reprend du service après plusieurs années d'interruption. C'est dire si ce trou motive les troupes. Comme on est au ras de la route les gens s'arrêtent pour discuter. Curieux et sympas en général, pas toujours. On a quand même eu droit à une perle rare.

En fin de journée le tunnel est presque pénétrable. Derrière, la faille est purgée et le courant d'air violent vient cette fois du haut... 

Pour une fois il  y a de la place pour stocker