mercredi 28 mai 2025

Microfracturation...

Villardebelle puis Trou du Champ (chant ?) du Loup

JMarie + une douzaine de cpteurs audois TPES 4 Heures TPST 3 heures


Séance de formation continue organisée par Papy et Etienne. Le matin, Robert, notre voisin ariégeois et spécialiste de la matière au sein de la Fédé nous rappelle les principes légaux et techniques. La nouveauté étant que faute d'accès a du matériel classique dans de nombreux départements, la Fédé essaie de faire valider par les pouvoirs publics l'utilisation de techniques plus "légères". Nous ne sommes plus sur la paille mais sur les "Dispositifs de Micro Fracturation" ! Il faut avouer que c'est quand même plus classe pour narrer nos activités lors des apéritifs mondains...

Bref, munis de ce nouvel outil, nous voici devant le Trou du Champ du Loup. Pas vraiment de courant d'air, volumes assez conséquents pour la mise en place de notre atelier. Quelques avatars techniques : pb de ligne par exemple. Par chance mon rocher a bien voulu se partager à la première sollicitation.






Les mesures de gaz ont confirmé la faible augmentation de CO2, mais des concentrations de CO dépassant les 1000 ppm... à quelques centimètres de l'impact. Et pendant un temps très court. Avec un retour à la normale très rapide. Mais vu le volume de la salle ces résultats ne peuvent être extrapolés pour un secours réel dans une cavité étroite et non ventilée ou des dizaines d'opérations pourraient se succéder dans un temps court. L'utilisation de mesureurs paraît effectivement indispensable.

Ce trou m'a particulièrement motivé pour insister à la Ferrière. Une perte proche, certes, mais l'entrée ne devait pas être terrible. 

Le courant d'air, même maintenant est quasi nul ; la trémie, creusée sur plus d'une dizaine de mètres, particulièrement craignos. Et pourtant en insistant ça a fini par passer, pas sans efforts à en juger par le tas de déblais. 

Notre Ferrière, on sait qu'elle peut absorber un volume énorme et qu'il y a la partie inconnue de Cabrespine juste dessous...

mercredi 14 mai 2025

Ca sent le roussi

Mardi 13 mai 2025 ; Trou sans nom, Caunes

Jean Noël, André, Jean Marie TPST : 7 heures


Oui, fini la désob facile. On ne va pas tarder à rentrer dans du dur.

Toute la matinée a été consacrée à remonter des blocs de la dernière fois et aussi pas mal de blocs en place. Roche bizarre, assez dure, mais qui se fragmente en débris farineux grisâtres. Un peu avant midi André creuse la voûte, en calcaire bien dur, elle.

Pause bien méritée. Sous l'influence civilisatrice venaue de Corse, nos collations se sont bien améliorées. En plus Masdan nous a trouvé un trou près d'une cabane avec table et bancs ! 

Ce moment est bien utile avant de rejoindre notre conduit qui devient de plus en plus dur à remonter. Les passages répétés ont rendu les prises glissantes, surtout qu'aux points stratégiques il n'y a pas de prises... Nos pieds fouettent le vide comme un battant de cloche, seuls les mouvements des épaules permettent l'extraction vers la sortie. Il faudra impérativement rajouter quelques appuis métalliques. 

Le trou :

Conduit descendant dit "de Stoche" vu de dessous :

Au fond à droite : un diverticule horizontal à l'entrée très étroite. Le courant d'air (très faible aujourd'hui ? malgré la chaleur extérieure ?) file par là à l'horizontale. Au fond de ce petit tube, entre paroi et blocs, un vide de 1m50 de profondeur.

Diverticule horizontal

Un mètre plus bas, pas de courant d'air. Mais notre désob nous amène sur un gros bloc qui nous sépare du point bas décrit précédemment :

Je suis couché, à l'horizontale. Le but est de détruire le bloc au bout de ma botte sans destabiliser son collègue au dessus à droite...

La destruction du bloc permet la jonction avec le point bas du diverticule. Du coup le courant d'air passe maintenant par cette voie élargie.

C'est fait

Il reste maintenant à vider ces cailloux. A les stocker dans le diverticule en fermant le plafond per des piquets de vigne. Pourquoi le roussi ? Devant l'air vient d'un petit passage entre voûte et blocs mais là les cailloux en question ne sont plus tenus par la calcite. Ce sera une nouvelle fois un jeu de roulette minervoise sous une trémie foireuse... A suivre


Quelques cristaux jaunâtres sut la voûte




dimanche 4 mai 2025

Le labyrinthe

Vendredi 02 Mai 2025

TPES : 2 hures  TPST : 6 heures  André, Jean Noël, Jean Marie


Ca y est. On sait qui a ouvert le conduit descendant que ne connaissait pas Masdan. Il n'est pas allé au fond de son diverticule. Il s'est posé sur un rocher ; le conduit s'ouvre juste dessous... Notre ami Stoche, puisque c'est lui l'auteur de cette petite avancée, avait même vu une chauve souris sortir du fond !

Petite description : 

le plafond, qui est parfois vertical... est la voûte d'une ancienne salle, ou galerie de taille conséquente. Il pendouille quelques draperies et quelques aragonites jaunâtres.

le sol, qui lui aussi est parfois vertical est un amas de rochers, bien pris par la terre sèche et de la calcite. Ces rocher viennent de l'extérieur. On voit nettement l'un deux qui s'est coincé contre des draperies du plafond. Dernière glaciation ?

Diverticule vertical depuis le bas. Plafond en haut et éboulis dessous

Pour une fois tout est stable !!!! Quelques élargissements horizontaux entre sol et plafond permettent des stockages. C'est le luxe ! En plus le courant d'air est très net. Soufflant la semaine dernière, plutôt aspirant aujourd'hui (il fait nettement plus chaud).

un des diverticules horizontaux

Au fond les éboulis rejoignent le plafond tout en laissant un bon espace tout noir. De toute façon ce n'est pas bouché puisqu'il y a un bon courant d'air. 

Le jeu est donc de décaisser le plafond pour pouvoir se glisser plus bas.

Nous ressortons vers 11 heures pour une première opération. Il me sembla entendre du bruit au dessus. Effectivement Jean Noël nous répond. Il nous avait prévenu de son arrivée différée et de son idée de débroussailler le chemin. Comme il ne descend pas nous repartons au fond. Re-sortie trois quart d'heure après, Jean noël n'est toujours pas là !!! Il répond pourtant "je me suis perdu, je n'arrive pas à trouver le chemin ! Il a quand même poursuivi le débroussaillage. Du coup le travers de la colline est zébré de multiples traces qui ne mènent à rien. Un vrai labyrinthe comme on en crée dans les maïs pour amuser les enfants l'été..., Bon j'exagère un peu ! Mais maintenant on a un vrai GR pour accéder au trou.

Nous nous retrouvons enfin autour de la traditionnelle grillade. Puis poursuite des travaux tout l'après midi. Il reste deux bon mètres à descendre pour voir la suite...

dimanche 27 avril 2025

Changement de pâture réjouit les veaux

Mercredi 23 Avril 2025

Trou sans Nom Villeneuve Minervois

André, Jean Marie, Jean Noël + Daniel M. Nolan  TPES : 5 heures  TPST : 4 heures


La Ferrière qui se bouche, le Pémol qui s'enfonce... Envie de changer un peu d'air... Daniel nous propose une tournée à l'est, loin à l'est de notre terrain habituel, au dessus de Villeneuve.

Balade à Vald'hom (orthographe incertaine) Trou bien bouché, mais qui passera peut être un jour.




Grille improvisée, qui curieusement a permis la cuisson !

Puis sur un flanc de colline vers une entrée perdue que les découvreurs n'ont même pas daigné baptiser. C'est dire qu'ils y croyaient. Nolan descend et confirme la présence d'un courant d'air. Daniel le suit, curieusement, au bas du plan incliné il part à l'horizontale vers son point terminal du siècle dernier. Et oublie un conduit vertical de quelques mètres qu'un quidam a ouvert plus récemment. Qu'il se fasse connaître s'il lit cet article. Tout le courant d'air vient de là : descente de 3 à 4 mètres et pincement.

Plusieurs actions intempestives élargissent le passage. Le conduit continue avec le même pendage. Il reste pas mal de cailloux à sortir mais pour une fois il y a de la place pour stocker. On y reviendra. Si c'était sur notre terrain habituel je serais plein d'espoir. Mais ici je n'ai aucune idée de ce qui peut y avoir dessous.






samedi 19 avril 2025

La Ferrière, le retour

Samedi 12 Avril 2025

La Ferrière, Fournes ; Sylvain, Jean Marie, Claire + Alain, André T.

TPST : 3 heures TPES : 5 heures


André T. tenait à nous donner un aperçu sur la géole de la zone. En particulier sur le versant nord, bande des Ilhes, dont je ne soupçonnais pas l'existence. Puis nous allons à l'entrée du trou. André qui pensait au départ que la perte pouvait partir vers les Ilhes penche plutôt vers une suite au sud vers la Clamoux souterraine inconnue. Il aimerait une mesure du débit de l'Orbiel étagée entre les Ilhes et le Pestril puis une éventuelle coloration par la Ferrière. A voir.

Sylvain descend et au bas du ressaut ses pieds s'enfoncent dans une matière visqueuse. Impression de piétine un cadavre. En fait le trou a avalé de la flotte lors des dernières grosses pluies. Pas par le ruisseau extérieur mais par un des effondrements. Le muret construit au dessus de la grande faille a dévié l'eau vers le tunnel remontant. D'où la bouillasse. Alain commence à creuser la faille suivie il y a plus de 30 ans par les successeurs de Stoche. Vingt cm de terre durcie par nos passages et en dessous des restes de tirs bien aérés par des espaces vides. Ca avance rapidement. Un pistage à la fumée montre une très brève mais très nette aspiration. Il est l'heure de remonter pour la traditionnelle saucisse.

Direction le fond (Faille du Nain). Le nain est toujours là. Le conduit horizontal est occupé par une flaque. Pas de chance pour moi : c'est justement au niveau du coude ou je suis placé pour dévier les gamates. Sur le coté je démonte un petit barrage de terre et l'eau s'infiltre rapidement. Reste la bouillasse. La cloche est vidée des blocs des dernières opérations. Le fond est bouché par du sable. Il n'y a aucun courant d'air. Nous décidons l'abandon de cette voie et remontons tous les objets descendus ; gamates, barres de ferraille etc...

Il est encore tôt. Nous partons à la recherche du Trou des Goutouls, sans succès.


Vendredi 18 Avril 2025

Trou de la Ferrière, Fournes. 

André, Jean Marie TPST 8 heures

Puis TPES 1 heure, avec Christophe

Nous attaquons la suite de la Faille "Historique". En biais et étroite... André se crée une petite niche pour pouvoir passer les épaules. J'évacue les gravats vers le fond de la Grande Faille. 

Les épaules ne passent pas encore

Le calcaire bien noir, veiné de calcite coopère et le chantier avance asse vite. Nous sommes à une extrémité de faille. Devant : des blocs aérés. La suite semble tourner à gauche vers notre trémie ébouleuse. Il ne reste plus qu'à essayer de descendre. Pas vraiment de courant d'air au fond mais la météo ne s'y prête pas. 

Le pendage des couches (en haut à gauche) file vers le sud ouest (Pestril ?)

Nous ressortons vers 17 heures. Dehors un bruit de moteur nous fait lever la tête : Christophe qui a vu nos voitures vient à notre rencontre. Il se propose de nous montrer les Goutols et d'autres zones intéressantes (rive rouge, quelqu'un connaît ?). Belle balade en 4x4 sur des chemins improbables. 

Nous reviendrons à la Ferrière une journée de forte chaleur pour pister un éventuel courant d'air et finir la topo. Si nous n'en trouvons pas ce sera la fin de ce chantier et nous ne saurons pas ou passent les mètres cubes du ruisseau en crue. A moins qu'une future crue, justement, débouche le passage que la dernière a obstrué.