dimanche 24 avril 2022

Mystère, on remonte

 Samedi 09 Avril 2022

Trou du Mystère, Trassanel

Guillaume, Sylvain, Jean Marie  

TPST : 8 heures


RDV matinal (7h30) pour avoir le temps de voter dans l'après midi. Le PC est déjà ouvert !!! Et le café est bienvenu.

Entre retards et imprécisions sur le lieu de RDV le départ est un peu foireux. Finalement Guillaume va rééquiper les puits avec du matos flambant neuf, pendant que j'irai avec Sylvain, au fond du Mystère.

Nous nous étions arrêtés sur une suite descendante étroite et boueuse et une possibilité d'élargissement vers le haut un peu avant le terminus. C'est là que nous attaquons. Une couche de calcite de 20 à 30 cm d'épaisseur tapisse la paroi de gauche. Pas terrible à travailler en général. Ici les résultats sont exceptionnels : à chaque tir c'est toute un pan de calcite qui tombe : 30 cm d’épaisseur sur presque un mètre carré de surface ! Aussitôt expédié au fond boueux. 

La suite est moins efficace : la paroi est fendue sur plusieurs niveaux, les tirs moins efficaces. Les 2 derniers ne veulent pas partir (fabrication trop ancienne qui a pris l'humidité ? problème d'accu ?). Dommage, un seul aurait suffit pour nous permettre de progresser de bien 2 mètres sans désobstruction ; ce qui ne nous est pas arrivé depuis longtemps. Au dessus de ces 2 mètres la faille se pince mais dans un canal surcreusé  plus large, quelques blocs de bonne taille, sont coincés. La prochaine sortie sera décisive.

Tout au long de la journée le courant d'air a été trés net. Soufflant d'abord, aspirant ensuite (température extérieure de 6 à 13 °), il passe autant par le haut de la faille que par sa partie horizontale. Il est suffisant pour qu'on soit vite refroidis, mouillés par le suintement de la paroi.

Remontée du Puits qui Siffle. J'entends Sylvain pester au fractio "Je lui ai déjà dit qu'il les faisait trop courtes les boucles..."

Bas du Ribéro : nous croisons une équipe "d'espagnols de Sépia" dont nous avait parlé Jean Claude. J'ai du faire de sacrés progrès en espagnol : je les comprends facilement. En fait ce sont des français de l'EPIA... mais JClaude avait mal compris leur message ! Ils sont polis et me disent simplement qu'à un frac, sur longe courte, il n'y a pas assez de boucle pour sortir le descendeur... Effectivement la remontée est épique. Je ne peux pas dire que les boucles sont trop courtes... il n'y a pas de boucle !

Nous nous retrouvons au PC vers 16 heures. Sylvain et Guillaume s'occupent de la livraison de notre cru "Sous le sol" (que je vous recommande pour vos repas spéléos ou autres). Je rentre plus tôt pour rentrer avant 18 heures.

PS Guillaume doit revenir équiper normalement...

mardi 12 avril 2022

Dimanche 3 Avril 2022

Trou X, Lastours (+ Mouscaille)

Angélique, Christophe, Jean Marie

TPST : 7 heures

La sortie était décidée depuis la semaine dernière. Mais en démarrant ma voiture le thermomètre affichait -4°. Excellent pour pister le courant d'air. Dans ce trou nous en avons senti une fois (en novembre) mais sans être certains qu'il vienne de l'espace entre des blocs que nous avons décidé de creuser. On peut être rassurés : tout ne vient pas de là dans ce chaos de blocs plus ou moins tenus par de l'argile pulvérulent, mais c'est un des passages les plus ventilés.

A chaque caillou enlevé des vides apparaissent. Angélique qui est passée en tête au début ne lâche pas son poste. "Là, je crois qu'elle a attrapé la fièvre de la désob" diagnostique Christophe. Effectivement, perçage, extraction de blocs, de terre... rien ne l'arrête. Ca c'est de la vraie spéléo au féminin !


Bon, finalement on s'arrêtera quand même sur un énorme bloc qu'une dernière opération a fragmenté en de multiples morceaux. Mais pour sortir tout ça il faudra être au moins 5.


Lien pour la vidéo : https://youtu.be/sIROBG-dNQw

Nous terminons la journée par la visite de la grotte Mouscaille toute proche. 


Pas un pélo dans la grotte. La colonie da chauve souris qui l'habitait a disparu ; depuis un moment certainement, car il n'y a même plus l'odeur qui prenait à la gorge dès les premiers mètres.

Et on n'y est pour rien, on n'a pas mis les pieds dans ce trou depuis une bonne année.

Perte du Grésillou, juste au niveau de Mouscaille...







mardi 5 avril 2022

Un trou pour rien ?

 Samedi 27 Mars 2022

Grotte Médiévale, Trassanel

Alain, André, Claire, Jean Luc, Jean Marie, Sylvain, 

TPST : 7 heures


Tout d'abord c'est l'occasion d'accueillir deux petits nouveaux, André et Jean Luc, qui écument la zone depuis ... un bon demi-siècle ...


La semaine dernière on était inquiet pour les conséquences de la crue au Kondalé. A tort heureusement. Cette fois, pas de craintes pour cette cavité située 100 mètres au dessus du ruisseau, en dehors de tout indice de passage d'eau. Hé bien on a eu tort aussi. Le trou de 6 mètres qu'on avait creusé dans un puits plein d'argile, sans trop voir d'indice de paroi, ne fait plus que 3 mètres. Le diamètre par contre a presque doublé !

En fait les parois de terres qui menaçaient déjà de tomber se sont gorgées d'humidité et se sont effondrées. On ne reconnait plus rien et on ne sait pas ou creuser pour rejoindre le "fond" ou Sylvain aurait senti un courant d'air...

On passera la journée à sortir de la terre plus ou moins humide, des blocs... plusieurs mètre cubes. Alain, avec ces sédiments aménage, un escalier pour faciliter le passage du ressaut supérieur...

Bilan plutôt décourageant. En fin de journée, un passage sous un bloc, semble protégé de l'effondrement général et partir latéralement. Illusion ou envie de terminer plus positivement : il me semble avoir perçu, la possibilité d'un doute sur un éventuel courant d'air...

Rien à voir avec celui qu'on a ressenti avant hier dans une autre désobstruction +++, mais ça ce sera pour l'article suivant ...

Ici, il reste à poursuivre le conduit latéral et si ça ne donne rien, le reboucher et se servir des blocs laissés sur le coté pour consolider la paroi et repartir vers le courant d'air de Sylvain.

Pas de photos de la cavité, batterie de l'appareil déchargée.





samedi 26 mars 2022

Nouvelle cavité école

Samedi 20 mars 2022

Kondalé, Fournes

Angélique (phtos), Christophe, Guillaume, Jean Marie

TPST : 7 heures


Un temps pourri, pluie brouillard, boue.

En surface le ruisseau de Pertusac a coulé lors de la dernière semaine de pluie. Amoncellements de feuilles, traces de courant sur le sable. Ca sent pas très bon : les tubes ont du se remplir de sable et ce sera une journée "tirage de gamates".

Découverte du trou pour nos deux jeunes adhérents.. Pas une trace d'argile. Au bas du puits de la Patchamama les traces de creusement dans le sable n'annoncent rien de bon. Pourtant le Tube Macron souffle plus que jamais. Ca passe sans problème. La théorie du marnage édictée par Jean Michel est vérifiée. Le Tube Malcommode est comme lustré, un vrai miroir. Guillaume et Angélique restent au Passage de l'Insomnie ; avec Christophe nous allons au Tube du Sexagénéraire. Intense travail d'élargissement pour les 2 équipes. 

Position de travail pas toujours confortable (Passage de l'Insomnie)



Après quelques bugs les obstacles sont levés. Les tubes restent, certes, mais assez larges pour passer sans avoir à se mettre de coté sur une épaule. Des rampings normaux. Nous descendons le Daily Star pour partager une collation bien gagnée. Avec Christophe et Angélique nous descendons un puits de plus pour parfaire leur formation.

Remontée sans problèmes. Christophe expérimente  la spéléo avec kit. Ce qui déclenche les habituels jurons dans les tubes ; normal.

Nous regagnons les voitures sous la pluie vers 17 heures. Première vraie sortie spéléo pour nos initiés. 

Le Kondalé est prêt pour les visites.









vendredi 4 mars 2022

Initiation à la Désob, étape 2

 Jeudi 24 février 2022

Cabrespine

Angélique, Caroline, Claire, Christophe, Philippe, Jean Marie

TPST : 3 heures

TPES : 3 heures

Photos d'Angélique et Claire

Après notre journée théorique sur la désobstruction, nous passons à la phase pratique. Deux ateliers pour la journée

Le matin sous terre, et nous profitons de l'occasion pour faire découvrir la rivière de Cabrespine à nos nouveaux adhérents. 

Ce qui n'empêche pas de travailler. 

Travail à la chaine...

Philippe, après 30 ans de spéléo, forera avec succès son premier trou de 400 mm. 

Trois opérations parfaites pour un apprentissage, avec même une conduite à tenir sur une mise à feu qui a foiré !

Repas en terrasse puis nouvelle opération à l'extérieur. 

Quitte à s'entrainer autant être utiles. 

Cette masse de béton déposée là  par la dernière crue peut représenter un obstacle pour des troncs d'arbre et former un barrage. Le lourd filet prévu pour éviter les projections d'éclats ne servira à rien. Pas de projections mais le bloc se fissure aisément. 



le bloc en question

Il suffit d'écarter les failles crées au pied de biche ou à la barre à mine. Barre à mine qui a glissé de l'orifice et avec l'élan je me suis retrouvé couché dans la Clamoux, dommage il n'y avait pas de photographe à ce moment là.



Bon maintenant, fini les entraînements, nos chantiers nous attendent !