jeudi 16 juillet 2026

Désob extrème

Mercredi 15 juillet 2026 

Trou de la Cuvée de Schiste ; Cabrespine

André, Philippe, Jean Noël, Jean Marie TPST : 8 heures

Extrême comme le montre la photo ci dessous :


Tout se passe bien. L'espace que nous avons ouvert se poursuit en nous laissant travailler sans menacer de tout écrouler à chaque coup de massette. Nous avançons globalement vers le sud. La paroi gauche (coté route donc) est soit un bloc immense soit la planète elle même ; devant en haut et en bas nous n'en voyons pas la fin. A droite (coté montagne) on a un éboulis plus ou moins calcité et quelques gros blocs qui paraissent stables. Au dessus idem. Le vent vient de devant : trémie de petits blocs très aérée. Le vent d'ailleurs contient 0.20%  de CO2 (vérifié à plusieurs reprise avec retour à la normale à l'extérieur) et ceci de façon stable tout au long de la journée. Vers 13 heures pique nique au gouffre avec bière fraiche et café chaud. En fin de journée André détruit un bloc posé sur notre "sol". C'est mon tour de creuser : terre assez tassée. Le but est de descendre un peu pour pouvoir avancer à genoux. Un coup de piochon un peu plus fort : le sol s'ouvre sur un vide d'un bon mètre, large d'une quarantaine de centimètres. Au fond : des traces végétales amenées par une crue récente. De l'autre coté, vers le sud, André retrouvera le même vide avec au fond des traces de moisissure.
Pas suffisant pour sauter de joie mais cette fois, pas mal de facteurs sont présents.



mardi 14 juillet 2026

Trou de la Cuvée de Schiste, errements

Vendredi 10 juillet 2026 

Trou de la Cuvée de Schiste ; Cabrespine

André, Philippe, Jean Noël, Jean Marie TPST : 8 heures

En arrivant nous constatons qu'un (e ?) abruti a jeté au fond du trou quelques blocs et branches que nous avions positionnés pour cacher l'entrée...

En attendant les renforts, André et moi consolidons le bas de notre chantier. André est pleinement rassuré par son bastan, moi, moyen. 

Le bout de bastan coince le bloc de gauche et l'empêche de descendre... Tout en maintenant la trémie de droite. Nous passons entre le bloc de gauche et le bastan.

Nous passons sous le bloc de gauche et remontons entre deux gros blocs. Le courant d'air est toujours aussi fort et froid. Trois cotés : deux sont des faces de gros blocs, l'autre un remplissage de terre tassée incluant de gros blocs arrondis. L'air vient du haut. En haut justement : des gros blocs avec des vides un peu partout. Pour le moment tout tient bon. Je serais d'avis de détruire le premier mais André qui d'habitude n'a peur de rien, est plus hésitant, voire pas décidé du tout. 


Nous avions l'habitude de stocker les piques niques et l'eau dans une faille latérale juste après l'entrée. Un véritable congélateur (pourtant la première fois je n'avais pas eu l'impression qu'il y ait de l'air). Nous attaquons cette faille. Quelques opérations après le passage est ouvert et nous n'avons plus qu'à extraire des petits blocs bien espacés par des vides importants. Ce passage est notre dernière chance dans ce trou...



Belles inclusions de calcite. Quant à la nature de la roche encaissante ?



Epuisante évacuation
 

vendredi 3 juillet 2026

L'Embuc en Open Acces

Mercredi 01 Juillet 2026

Trou de la Cuvée de Schiste ; Cabrespine  TPST : 8 heures

André, Jean Claude (Hé oui !), Jean Noël, Philippe, Jean Marie


Pas encore, pas encore. Et pas besoin de braire.

Daniel, tous les membres du GPS sont capables de descendre au fond de l'Embuc par l'entrée historique. Et certains, même d'en remonter ! A chaque fois (rares) que j'ai voulu montrer cette cavité à des amis spéléos, Dominique m'a aimablement donné l'autorisation et Alain M. la clef. Si on voulait trouver un accès facile on ne se casserait pas le bol à creuser ce trou. Il suffirait de 2 coups de masse bien placés pour réouvrir l'entrée "clandestine" que j'ai participée à bétonner. Si on creuse là c'est surtout dans l'espoir que le fort courant d'air nous amène sous l'embuc. Le fond est autour de 330m d'altitude, nous sommes à 295 (290 si on compte ce qu'on a descendu). Nous sommes 40 mètres plus bas, il y a largement la place pour une découverte. D'ailleurs la dernière fois que j'ai visité cette cavité j'ai eu le temps de farfouiller dans la zone basse. J'ai trouvé des points ressemblant plus ou moins à des soutirages avec des sédiments extérieurs mais dans mes souvenirs aucun courant d'air. Assez péteux d'ailleurs ces points bas.

Si par malheur on retombe sur ce réseau il conviendra de mettre une porte (vu la situation au ras de la route, il faudra en mettre une de toute façon pour ne pas qu'un quidam descende et se fasse tomber la trémie dessus). Cette porte restera fermée. Les éventuelles visites classiques se feront comme maintenant par l'entrée supérieure avec l'accord du SCA. Si ce club souhaite utiliser cette virtuelle troisième entrée il en aura la liberté.

Je ne tire pas des gamates pour de longues séances photos sous les vermicelles et encore moins pour gérer une cavité et y organiser des visites.

Ceci dit. Ou en sommes nous ? Loin d'une jonction en tous cas. André a amené pieds droits, piquets de vigne... Philippe sa disqueuse et moi la tronçonneuse pour étayer la trémie. Mais une autre option est tentée (inspiration d'André) : plutôt que de tenter de passer sous la trémie, nous allons faire un tunnel dans le gros bloc de gauche. Ceci nous prendra la journée. Heureusement renforcés l'après midi par Jean Claude. 




Qui reprend du service après plusieurs années d'interruption. C'est dire si ce trou motive les troupes. Comme on est au ras de la route les gens s'arrêtent pour discuter. Curieux et sympas en général, pas toujours. On a quand même eu droit à une perle rare.

En fin de journée le tunnel est presque pénétrable. Derrière, la faille est purgée et le courant d'air violent vient cette fois du haut... 

Pour une fois il  y a de la place pour stocker