dimanche 26 mars 2023

Balade fossile

 19 03 2023 

Tham Pha Leusi  Vang Vieng Laos

Sabrina, Rose Marie, Claire, Jean Marie

TPST : 6 heures

J'avais prévu une journée photo sur la branche ouest de Tham Houey Yé, mais le fort orage de la nuit change les prévisions. On ne peut pas prendre le risque d'une remise en eau de la partie active de la cavité. Nous nous rabattons donc sur Tham Pha Leusi, cavité fossile, toute proche. Photogénique aussi. Une panne d'un des flashes impose un recours au light painting. Ci dessous quelques images avant retouche.









samedi 25 mars 2023

Kondalé Express

 25 mars 2023

Trassanel, Aven de Pertusac

Guillaume, Sylvain

TSPST : 6h


Après les oublis d'usage, entrée matinale à 9h et fond atteint à 9h42!

Une bonne séance de massetage permet d'agrandir considérablement l'espace, suite au dernier tir de la sortie précédente.

Grosse galère par contre, pour les premiers trous. Un accu est définitivement HS, une des mèches ne vaut pas mieux et des microfailles dans la roche font forcer le perfo.

Malgré tout, on parvient à faire trois tirs assez efficaces en double paille droite-gauche. A noter qu'il semble préférable de décaler la hauteur des trous entre les 2 parois pour éviter que les projections de tir de la première paille ne sectionnent le fil de la seconde.

Le dernier tir par contre ne donne aucun résultat. Il faut dire que pour remonter le kit d'en haut, j'ai tiré sur la ligne plutôt que sur la corde. Oups...

Un dernier bombement de la paroi empêche encore de voir le fond mais on devine les premiers cailloux des débris de tir. çà sent la fin... ou le début! A noter que la faille s'élargit légèrement pour les derniers mètres. Guillaume, dans un excès d'enthousiasme, où niant toute réalité corporelle, annonce même que çà pourrait passer sans élargir...

Remontée alerte et sortie à 15h, faute de munitions...

mercredi 22 mars 2023

Reprise en douceur...

Le 21 mars 2023

Traversée Cannac-Airolles, Cabrespine

Emile, Sylvain

TPST : 7h

Après plus de 2 mois d'inactivité, je tente une reprise en douceur.

Je suis depuis longtemps intrigué par le fait qu'on ne voit jamais de comptes-rendus sur cette traversée qui figure pourtant comme une cavité majeure du Minervois, et qui sur le papier a l'air très alléchante.

Je crois que j'ai compris pourquoi!

La journée a mal commencé, ce qui aurait du m'alerter sur ce qui nous attendait. Arrivés chez JC pour récupérer du matos (d'ailleurs inutile!) je me rends compte que j'ai oublié la lampe d'Emile. Et un aller-retour!

De retour au bas du Pémol je m'aperçois cette fois que je n'ai pas mon smartphone avec moi. Dommage, j'y avais pointé l'entrée du trou!

La flemme de repartir, on va le tenter à l'instinct. Et là, gros coup de bol, on tombe pile dessus, 100 m au dessus d'Airolles, en plein sur la crête, comme bien indiqué sur la topo.

Ce que la topo ne précise pas par contre, c'est que la première chatière ne laisserait pas passer mon chat (certes très sédentaire). Emile s'engage en premier et je le suis, bardé de tout mon matos accroché au baudard, mon gros kit longé derrière moi, et surtout tête la première, car Emile m'annonce que çà remonte derrière. Grosse erreur! Le passage est vraiment étroit et je ne le sens pas de passer en force. Je veux faire machine arrière mais mon kit, coincé sous mes cuisses m'empêche de remonter à reculons et je ne peux pas le repousser. Je reste presque 10 min planté là, en essayant d'enlever mon baudard, pendant qu'Emile, venu à ma rescousse creuse sous moi.

Nouvelle tentative...çà passe. Pendant un moment on se demande si on doit continuer étant donné que cette étroiture n'était pas annoncée comme redoutable...Mais comme j'ai pas envie de la passer dans l'autre sens...

La suite est d'abord plus tranquille. Premier puits en désescalade dans un méandre étroit, puis on équipe les 2 suivants (d'une dizaine de mètres chacun) avec la corde en double, pour finir dans la grande salle du Cannac. On laisse les kits et on part pour une visite des Grands Canyons. C'est beau!

Petit casse croûte et on se motive pour le passage crucial: les fameux "boyaux à la Mas", 71 m (d'après le compte-rendu) de très étroit qui lient le Cannac à l'Airolles.

On trouve sans trop de peine le départ et effectivement une fois engagé on ne peut pas s'y perdre.

Le premier passage passe déjà limite mais il est rectiligne. Puis commencent une série de chicanes, droite-gauche, haut-bas. On dirait qu'un esprit tordu a conçu cet endroit pour le rendre le plus emmerdant possible! Un détaille m'inquiète. Le sol ne présente aucune trace et a visiblement été recouvert d'eau. Au premier point bas, mon doute se confirme. Une pellicule de glaise est venue remplir le sol sur 5-6 cm et il n'en fallait pas tant pour bloquer le passage. On creuse avec les moyens du bord, chacun avec son descendeur, moi sous mon cul, et Emile qui est passé de l'autre côté un peu plus loin.

Il nous faut au moins 20 min pour rendre le passage tentable, et çà passe vraiment "raz les fesses"...

On pense alors qu'on a fait le plus dur, mais 2-3 chicanes plus loin, dans un nouveau point bas, Emile est dépité. "Tu ne passeras jamais!" Je vais jeter un oeil et ne peut que confirmer son avis. Pas grand chose à creuser ici et les 2 parois, obliques , et juste après un coude ne sont espacées que d'une vingtaine de cm...

Avec l'énergie du désespoir il passe de l'autre côté et s'en va gratter tout ce qu'il peut. Au point où on en est, il faut essayer...Pour la première fois de ma vie, j'enlève ma combi, sentant bien que çà va se jouer à un poil de.... Finalement, la perspective visuelle rendait le passage plus étroit qu'il ne l'était réellement. On retrouve le moral.

La suite est toujours aussi con. D'abord un ressaut quasi vertical hyper fin, duquel il doit être quasiment impossible de remonter, puis un laminoir descendant qu'il faut prendre les pieds devant.

Enfin on arrive au P41! Sans descendeur pour ma part, qui a du rester sur le chantier de désob...

Descente plaisante en 3 tronçons. Dans Airolles, on ne demande pas notre reste et on file vers la sortie qui nous parait presque facile, même chargés de 100 m de cordes.


A ce sujet, une cinquantaine de corde suffit pour la traversée (tronçon max de 20 m environ), et rien d'autre, ce qui, si je l'avais su, m'aurait bien facilité la vie. Ceci dit, une corde de secours peut être une bonne idée...

Une massette aussi, quand on connait la perversité de ceux qui ont laissé des lames affutées en plein milieu du passage!

Evidemment, les amarrages, vieux de 30 ans, ont vécu mais çà reste correct.

Avec le recul, je pense qu'en connaissant le trou (et les positions à prendre à chaque passage), tout se passe correctement, mais c'est une autre histoire quand on le découvre...

Très belle traversée en tous cas. Dommage mais pas de téléphone = pas de photos!





mardi 21 mars 2023

Tham Gnaï




17 Mars 2023

Tham Gnaï Vang Vieng laos

Alexandra, Alexandre, Olivier, Fabien, Jean Marie

TPST : 5 heures

Retour sur le Poljé. 


Lors de notre premier passage j'avais équipé un P19 avec une corde de 30m et il restait une bonne vingtaine de mètres. On avait communiqué avec une équipe en dessous qui était rentrée par un autre accès. Il restait un puits non exploré. Alexandra se colle à l'équipement, étroit, et abrasif. On glandouille le temps que l'accès soit libre. 

Puis descente d'une vingtaine de mètres dans une succession de verticales et plans inclinés ou sont posés des galets bien ronds qui ne demandent qu'à tomber sur ceux qui sont dessous. Au fond un petit réseau parallèle à la falaise, pas de suite évidente. Déséquipement et retour juste à temps pour prendre le tuk-tuk. Il reste une galerie dite de "l'Ouest" ou sur la topo un courant d'air net est noté.


dimanche 19 mars 2023

Perte de la Nam Sang

16 Mars 2023

Perte de la Nam Sang  Vang Vieng  Laos

TPST : 7 heures

Louis, Ivan, Jean Marie


Départ en Tuk-tuk à 11. On y rentre tant bien que mal, les kits casés ou on peut.

Certains sont fatigués par la sortie de la veille, d'autres s'économisent pour celle du lendemain. Le gros de la troupe part donc vers la résurgence, en partie touristique et réputée plutôt facile. 

Louis nous conduit à la perte de l'autre coté de la falaise. Pas de grotte pour passer le col cette fois. On fera les 230 mètres de dénivelé en 20 minutes, soit 700 à l'heure. 

Pas mal si on tient compte du poids des kits. Il faut dire que les locaux n'ont pas le génie des lacets, on est montés plein fer, souvent sur échelle.

Depuis le col une immense vallée fermée étend ses dizaines de kilomètres carrés de jungle. Ici pas (ou plus) de cultures. Le chemin, bien tracé nous permet d'atteindre rapidement le porche de la perte. Un univers en vert et lumière, le cris des oiseaux, les immenses feuilles, la forêt est partout.

 


La sève de cet arbre est vénéneuse. Les locaux la prélèvent (entailles) pour empoisonner leur pointes de flèche.

Le porche apparaît enfin.






Rapidement le parcours s'arrête sur un siphon. Heureusement Louis nous guide sur un passage supérieur qui permet de shunter cet obstacle. 


Derrière l'ambiance est tout autre : une galerie de 2 mètres de large sur 6 à 8 de haut entièrement occupée par la rivière. 


Parfois nous marchons sur des cailloux glissants avec de l'eau jusqu'aux genoux, parfois nous nageons. Le courant est assez fort, le bruit assourdissant. Des troncs d'arbre, parfois d'un bon mètre de diamètre et de plusieurs mètres de long gênent notre progression. Certains sont coincés au plafond... Ambiance... Il vaut mieux être sur de la météo...



La galerie s'élargit enfin, et débouche sur une assez grande salle. La rivière a creusé le beau calcaire blanc et s'enfonce en de multiples cascades. Toujours encombrées de troncs démesurés. Une dizaine de mètres plus bas elle disparaît dans une faille perpendiculaire. Louis la parcourt vers l'extrémité sud, la surface est encombrée de résidus végétaux, il n'y a pas de courant d'air. La partie nord, plus étroite est plus propre. 

Arrêt au bout d'une cinquantaine de mètres sur une énorme bûche ; plus loin ça continue mais l'absence de courant d'air ne donne pas envie de poursuivre.

Épaisse mousse de crue. Témoin de la dernière ?

Au retour nous parcourons une galerie fossile connue sans trouver de suite. De l'autre coté de la rivière mais dans le même axe s'ouvre une autre galerie, derrière un bref laminoir. Elle revient vers l'entrée, certainement la même que la première mais coupée par le parcours actuel de la rivière. On fera ainsi plusieurs centaines de mètres de "première". Il restera à la topographier et à voir la possibilité d'une galerie supérieure au dessus du siphon. Escalade courte mais qui demande des moyens d'équipement. Nous étions partis le plus léger possible, juste pour voir ce qu'il y avait à faire.

Retour par le même chemin pour retrouver l'autre équipe à 18 heures.