lundi 28 novembre 2022

COMED et Trabuc

Samedi 12 Novembre 2022

Trabuc Anduze

TPES : 12 heures TPST : 5 heures

Claire, Jean Marie + Jean Noël et une quinzaine d'autres

Réunion  annuelle de la Commission Médicale de la Fédé. ce n'est pas que l'occasion de se retrouver, mais aussi de bosser sur les aspects médicaux de notre activité.



Peut être une nouveauté : à partir de 2023 le certificat médical pour les plus de 60 ans serait à fournir tous les 6 mois. Sujet qui nous a occupés toute une soirée dans une atmosphère qui dépassait celle des séances houleuses de l'Assemblée Nationale !

En dehors de ça rien de très neuf, si ce n'est le nombre de participants (18) qui est un record.

Le samedi traversée de Trabuc Je pensais que c'était une petite cavité glaiseuse avec juste qq sapins d'argile pour retenir l'attention. Je ne sais pas d'où me venaient ces idées. En fait c'est vraiment un très beau réseau avec tout ce qu'il faut : superbes formes de creusement, chatières, grandes galeries, grandes salles, concrétions, siphons... Tout quoi. Et les 100000 guerriers en sus.

Photos : Guy, Jean Noël

encore propres

L'arthrose c'est déjà limitant mais les genouillères modèle "Du Glescin" ne faciliteront pas le passage du "Trou du Vent" !

La partie la plus risquée est la descente de ce canyon sur une plaque de calcaire hyperglissante
 du début à la fin 








En matière de fermeture de cavités on a encore à apprendre. La disqueuse sur acu sera insuffisante.






graffitis avant le fond


Lieu de vie des participants à une récente expérience d'isolement temporel

Jusque là tout se passait tranquillement. Mais au fond d'un couloir sableux butant sur une paroi, notre guide nous montre 2 mètres au dessus d'un des flancs de la galerie un départ de chatière des plus scabreux "le Trou du Vent". Jean Noël qui s'était renseigné sur le réseau en a eu des insomnies la nuit précédente. Effectivement c'est étroit. Pour moi très limite au niveau du thorax. Mais en se tirant au câble électrique qui alimentait le bivouac de Deep Time, ça passe. Au delà c'est tout aussi scabreux mais en descente ou remontée dans des failles étroites. Ils sont joueurs ces Cévenols. Ce passage dont l'entrée ne ressemble à rien est le seul accès pour la partie amont du réseau et ses kilomètres de galeries. Combien en laisse t-on de ces passages foireux dans nos cavités ?

entrée du tube

sortie du trou du vent

J'avoue avoir eu quelques inquiétudes pour Jean Noël qui a un diamètre thoracique très légèrement supérieur au mien. 


Pendant quelques minutes le courant d'air s'est totalement arrêté pour reprendre avec une détonation digne d'un bouchon de champagne dès qu'il a franchi l'infamie !


A la suite de ce passage facétieux nous retrouvons des volumes plus conséquents.



Lavage de bottes obligatoire avant l'accès à la partie touristique :





Cette cavité est vraiment agréable. En complément ce lien vers les photos de notre ami Philippe C. qui nous font rêver, même s'il  n'a pas du passer par le Tunnel du Vent :




lundi 21 novembre 2022

Nouveau chantier, AG et balade

Samedi 19 Novembre 2022

Cabrespine


Four à Chaux. TPES/ST 2 heures

Claire, Sylvain, Anthony, Caroline, Hervé, Alain, Véronique, Jean Noël, Jean Marie et Bosco qui gardait le dépôt mobile de produits instables.

Matinée à meubler avant notre RDV de 13h30. Depuis la coloration pratiquée dans la Clamoux je gardais en mémoire ce trou sur le versant ouest de la vallée juste au dessus de la route de Cabrespine. En effet un bras de la rivière quittait le cours principal pour disparaitre totalement sous la route. La belle coloration verte ne réapparaissaient pas en aval. Etienne si tu as toujours la photo, fais nous la passer.




Une chaine efficace pour sortir les blocs

Au dessus l'équipe DDE

Je pensais donc y jeter un coup d'oeil avec Claire (et Alain C qu'on covoiturait) mais par un effet surprenant nous nous sommes retrouvés 9 !!! Pas de quoi occuper tout ce monde. Sylvain file avec son comparse Anthony visiter la grotte de la Boite aux Lettres toute proche, Claire et Alain partent prospecter, suivis dans une autre direction par Jean Noël et Véronique. 

J'avais souvenir d'un entonnoir instable. Mais pas du tout, le trou désobstrué par Philippe et ses amis il y a plusieurs décennies, à la massette, sans gomme, descend de 3 à 4 mètres entre 2 strates inclinées. Il est évident qu'une action plus énergique est indispensable. Heureusement je ne me déplace jamais sans la trousse à élargir. Le calcaire rompt facilement. Une moitié de la strate part en morceaux. L'autre moitié tombe aussi mais en un seul bloc. Nous nous relayons à la gamate (j'en ai toujours une dans la voiture). Sous les blocs brisés, à gauche, nous sortons des cailloux en place, entourés de sable bien sec. Au fur et à mesure de la désob le sable file vers le fond... Dessous c'est creux. Un léger courant d'air aspirant signe une entrée basse ; ce n'est pas une communication avec le trou situé quelques mètres plus bas au niveau de la route, c'est déjà ça.

De toute façon on ne descendra pas très longtemps. Trois possibilités : 

        communication avec des fissures sur le flanc de la vallée,

        découverte d'un nouveau réseau

       jonction avec l'Embuc. Le bas de cette cavité est un peu plus haut et à l'ouest de notre chantier, mais si après être descendu on remonte un peu la jonction est possible. Ce qui serait, somme toute, un très bon résultat. Même si je préfèrerai l'hypothèse précédente.


Déjà 12h30, on arrête le chantier pour retrouver Philippe à 13h30.

Cabrespine 

TPST : 4 heures

les mêmes, plus : Alain A, Guillaume, Séverine, Camille, Michel, Philippe. Presque tout le club est là. 

Belle promenade autour du Vieux Concrétionné.

Angélique et Christophe nous rejoignent à Cabrespine. Ce dernier a essayé d'arrêter un sanglier poursuivi par les chiens. Il a perdu. La première manche du moins. Il devra patienter encore quelques semaines avant de redescendre sous terre.

19h45  Assemblée Générale au restaurant de Cabrespine : Maloka

20 h : Caïpirinhia et spécialités brésiliennes.

Bilan de l'année : on est plus nombreux, toujours motivés, des chantiers partout...

dimanche 13 novembre 2022

Prospection rive gauche de l'Orbiel : Des vieux trous ...et un nouveau!

Dimanche 6 novembre

Lastours, rive gauche de l'Orbiel

Sylvain


Un peu de prospection pour changer sur ce versant abrupte en rive gauche de l'Orbiel avec un magnifique point de vue sur les Châteaux Cathares.




Je traverse le cours d'eau au niveau de la résurgence du Pestril.

Resurgence du pestril


Je voulais d'abord me diriger vers les trous du Foulon mais le relief escarpé ne permet pas vraiment de choisir sa trace...

Je monte en suivant une crête rocheuse parcourant presque tout le flan de la montagne avant de finir par trouver un passage pour la descendre vers le Nord.

Je me retrouve alors devant le GP7 qui est celui situé le plus haut, 80 m au dessus de l'Orbiel


Pas grand chose ne semble avoir changé depuis 1969! L'axe principal est colmaté après 2-3 m Mais sur la droite, il me semble percevoir un léger courant d'air au travers d'un remplissage de bloc. Le naturel revenant vite, Je m'excite pendant une bonne demi-heure à remuer les pavasses. La sortie toute proche permet de les évacuer facilement à l'extérieur. Au fur et à mesure que j'en enlève, le courant d'air aspirant s'accélère et du vide apparait entre les blocs, avec toujours à portée, la paroi rassurante de la galerie.

Avant

Après

Vue depuis le trou, c'est toujours agréable!


Mais le bloc qui défend la suite est trop volumineux pour être bougé à la main et je ne suis pas équipé pour le rendre plus léger. Je décide de poursuivre ma route.


Le bartas quasi impénétrable, m'oblige à choisir la solution de la désescalade pour arriver en bas de falaise. Sur un passage délicat, un énorme rocher d'au moins 200 kg se décroche sous mon pied pour finir certainement dans l'Orbiel! En tombant, le bloc a fracassé un tronc de chêne d'au moins 10 cm. Et juste en face de ce chêne, au pied de la falaise, un trou triangulaire d'environ 20 à 30 cm de côté duquel s'échappe un violent courant d'air!

Entrée du trou inconnu

Plus exaltant encore, le casque porté à bout de bras laisse entrevoir une belle galerie largement pénétrable sur plusieurs mètres

çà s'agrandit derrière!


Celui là ne semble pas répertorié et il est de toutes façons impénétrable pour quelqu'un de normalement constitué. Pas mécontent d'avoir fait suivre le piochon, je m'attaque au sol (et au tronc de chêne restant) et parviens en une demi-heure à décaisser d'une quinzaine de cm en profondeur sur environ 1 m de long.



Le deuxième tronc de chêne restant est le bienvenu pour m'aider à passer l'obstacle en poussant sur les pieds. Derrière, la galerie est large d'environ 2 m. Le sol est rempli de terre et laisse environ 1 m de haut. Dans l'ordre, une première fissure sur la droite, puis une lucarne toujours à droite donnant sur une salle d'environ 2*2 m avec un fond colmaté et sans air, mais creusable. Après cette lucarne, on retrouve des blocs en hauteur me laissant craindre une communication toute proche avec le GP7 creusé précédemment! Mais tandis que le courant d'air de l'entrée du GP7 bis est très marqué, j'ai beaucoup de mal une fois à l'intérieur à voir par où il arrive...

L'état des lieux en vidéos:




L'avis d'un expert pas trop bedonnant sera requis pour la suite. Une personne à chaque entrée de trou devrait déjà rapidement nous "éclairer" sur la communication entre les 2.


La nuit pointe et je dois reprendre ma route en suivant le bas de falaise.

L'arrive au GP8, ou un ressaut de 3 m donne dans une fissure pénétrable d'environ 5-6 m. Pas d'air ressenti.

Entrée du GP8






Arrive ensuite un petit conduit incliné démarrant au ras du sol avec vue sur plusieurs mètres sur une pente à 45°. La description pourrait correspondre au GP5, mais le conduit ne me semble pas pénétrable en l'état..

GP5?

GP5?

Puis je termine avec le GP6 facilement reconnaissable avec ses entrées alignées. Je manque de temps pour pister les courants d'air signalés de l'époque.

GP6

Depuis le GP6

Secteur à revoir donc avec un peu plus de temps notamment pour le GP7 et son petit frère (ou demi frère si on a de la chance...)

jeudi 3 novembre 2022

Kondalé: toujours pas la fin...

Samedi 3/11/2022 

Trassannel, grotte du Kondalé

Guillaume, Sylvain

TPST : 8h


Plus de 3 mois que personne n'a mis une botte dans ce trou. Mais rien de tel qu'un bon sevrage pour redonner l'envie!

Evidemment le cheminement est globalement très sec mais jamais complètement.

Arrivés en bas en 45 minutes, les nombreux élargissements des zones scabreuses nous permettent de gagner quelques minutes mais surtout beaucoup d'énergie. Guillaume mesure -190 m en haut du puits, ce qui semble donner raison à notre topographe.

Le puits de la pince à sucre attaqué il y a maintenant plus de 4 ans doit faire à présent dans les 20 m ce qui nous amènerait à une altitude de 320 m,.

Descente au coeur de la bête ou les tirs s'enchaînent avec plus ont moins de réussite. La première paille ne part pas, la deuxième fuse, puis retour à l'efficacité avec 4 ou 5 semonces très pertinentes.

Nous ne remontons à chaque fois que de 3-4 m pour tirer et les oreilles en prennent un coup, surtout qu'on les bouchent rarement dans le bon timing!

Nous pouvons à présent prendre pied confortablement sur le palier créé par les blocs coincés lors des sorties précédentes. La suite est toujours ouverte en se désaxant latéralement d'un mètre. On la voit, toujours aussi étroite (20 à 30 cm) sur environ 2 mètres, mais comme à chaque fois, un bombement de la paroi empêche encore de voir le fond. Les cailloux ne semblent plus tomber que sur 3-4 m, car en même temps que l'on descend, le fond remonte!

Le dénouement semble proche. Pas très optimiste, mais il faut aller au bout, d'autant plus qu'une désob sans tirer de gamates est toujours appréciable!

Ce qui l'est moins c'est la remontée. Guillaume m'ayant interdit d'en parler, je ne peux décemment pas communiquer son temps de remontée. On va dire que l'on part de plus bas...



mardi 25 octobre 2022

Un nouveau Kondalé ?

 Samedi 22 Octobre 2022

Trou X Lastours TPST 2 heures

Perte de la Ferrière Fournes TPEST 3 heures

Jean Marie

Personne n'est libre aujourd'hui. C'est l'occasion d'améliorer l'accès à la faille du trou X ou il n'y a de la place que pour un. Bonne aspiration du trou bien qu'il ne fasse pas très chaud dehors. La dernière opération qu'on n'avait pas déblayée lors de la dernière sortie a bien marché. L'accès à la partie horizontale est maintenant facile.

A la pointe du burin, à droite sur la photo ci-dessous un bloc sert de paroi mais rend la remontée très serrée. Heureusement que Christophe m'avait aidé à m'extraire la dernière fois.

Deux petites interventions et le bord est bien dégrossi sans dégâts pour ce qu'il y a autour.

Accès à la faille verticale avec au fond, quelques mètres plus bas,  la suite sous des blocs faciles à sortir.



Au zoom :


Mais au dessus c'est pas très engageant. Dans certaines cavités les blocs sont liés par de la boue. On sait que ça va partir. Dans d'autres ils sont tenus par de la calcite et là on sait que ça tient bien. Ici ils sont tenus uniquement par l'habitude. Depuis combien de temps ? Des siècles ? Des millénaires ?
Au moindre contact quelques uns se détachent, j'ai essayé !


Résumé vidéo :


lien : https://youtu.be/78lCFIvZ7kw

Il faudra revenir à deux avec ferraille et disqueuse pour consolider tout ça.

L'après midi je pensais aller à la Ferrière. Christophe C m'avait parlé de ce trou situé sur ses terres. Je l'avais évoqué avec Stoche lors de l'exercice secours et il m'avait incité à y jeter un coup d'oeil. En période de crue il avale énormément d'eau et doit rejoindre Cabrespine après la fin du réseau connu. Heureusement je croise Christophe et Angélique dans Lastours car je crois que j'aurais eu du mal à trouver la position du trou. 

Ils me guident à l'entrée et doivent rentrer chez eux. La ligne de front à du se rapprocher, près de la route un milicien surveille l'horizon :


 Etat des lieux :


lien : https://youtu.be/Q-sOt-DksIk

J'attaque le déblaiement.

Ce n'est pas une très bonne idée d'avoir pris des vieux gants troués au bout des doigts pour évacuer un remplissage de bogues de châtaignes...

Mais le travail avance assez rapidement et la cavité apparait. 




C'est maintenant pénétrable :

Après quelques mètres libres (6m d'après la topo) un carrefour apparait :

A gauche un conduit étroit, vers l'amont d'après la topo, a avalé une clôture, les fils emportés par la crue sont tendus par la violence du courant. Bizarre pour un amont... Il faudra aller vérifier

A droite la suite "historique" est remplie de sédiments et de branchages. Une toile d'araignée oscille sous le courant d'air. Le bouchon n'est donc pas complet. Mais il y a du travail pour quelques heures à deux en espérant que la partie après le rétrécissement soit libre.

A droite
Ce serait bien de caler quelques troncs d'arbre en travers pour éviter qu'une crue bouche à nouveau l'entrée.


Fin de journée. Le milicien n'a pas bougé...