vendredi 12 novembre 2021

Accrogrotte préhistorique

 Tube préhistorique, Cabresnel

Vendredi 12/11/21

Sylvain

TPST : 6h

Ne pouvant me résoudre à laisser la cavité dans cet état, je profite du pont pour y retourner faire un peu de ménage. Je remplis un vieux sac de l'armée de toute la ferraille que je trouve et attaque la remontée du ruisseau un peu avant 8h. Lesté d'au moins 35 kg, et sur une roche humide hyper glissante, la montée est un enfer et il me faut presque 40 min pour atteindre l'entrée.

Les ateliers sont variés :

- Installation d'une tyrolienne pour tirer les gamates jusqu'en haut du mur

- Pose d'une toiture grillagée sur les cornières permettant de sécuriser une partie de l'éboulis.

- Fixation de cornières en travers des blocs les plus menaçants.

En parlant de fixation, tout est relatif, puisqu'à part sur les parois du tube, il est impossible de fixer solidement quoi que ce soit.

Mais au final, tout a à peu près tenu et surtout le ferraillage permet de prendre appui un peu plus sereinement pour descendre au fond et remonter. La gamate peut être facilement tractée depuis le haut sans accrocher de caillou au passage, et la corde tendue aide également beaucoup à une montée fluide et légère...

Certes, ça reste très moyen et il faut encore consolider quelques passages, mais en connaissant bien les lieux, on arrive presque à descendre sans ne plus rien faire tomber !

En fond de trou, je parviens, à force de m'exciter à fendre en 2 ma fameuse boule de tuf, puis explose le dernier gros bloc en place avant de me remettre à gratter frénétiquement pour retrouver le dernier fond atteint avant la série d'éboulements. 

Je sors quelques gamates de plus dans une terre toujours facile à creuser, et confirme la tendance à l'horizontalisation de la paroi.

Avec un environnement désormais plus sain, voilà un chantier qui pourrait à présent avancer très rapidement avec une équipe de 3 gaillards motivés.


Derniers blocs menaçants avant le fond, mais qui tiennent tout le reste !

Le fond, dans la terre. ça s'horizontalise sur la droite

Depuis le haut du mur




mercredi 10 novembre 2021

Chaos et fracas

Vendredi 6 et samedi 7 août

Tube préhistorique, Trassapine

TPST : 2*4 h

Vendredi aprem, sur une envie soudaine, j'embarque Emile sur le chantier. Je m'assure que rien n'a bougé et reprends le piquetage du fond. Je gagne une trentaine de cm supplémentaire et confirme l'horizontalisation de la paroi. Emile se charge du tirage des demi-gamates et de l'aménagement du stockage avant de me remplacer au remplissage.

Après un nouveau turn-over, ce qui devait arriver arriva. Sans vraiment m'en rendre compte, je prends appui en remontant sur le mauvais caillou. Dans un fracas épouvantable, tous les blocs empilés jusqu'au mur de soutènement s'effondrent. 6 ou 7 mastodontes gisent au fond et autant d'autres au dessus sont complètement déstabilisés. La piquette restée au fond est récupérée à bout de bras par le dernier espace resté ouvert. Un peu dépité, je commence à bouger ce qui peut l'être puis 2 nouveaux éboulements finissent de me décourager. Retour dépité...

Un peu requinqué par la nuit, j'y retourne samedi, lesté de toute sorte de quincaillerie, cornières, chaîne, morceaux de ferraille, sans trop savoir ce que je vais en faire, surtout sans les goujons que j'ai oubliés !

Vue du fond depuis le mûr en arrivant.

Je paille un premier gros bloc, en éclate 2 ou 3 à la massette et commence à bâtir un bel escalier bordé de 2 mûrs adossés à chaque côté de la paroi. Mais au fur et à mesure que je descends, je m'aperçois que tout ce bel édifice est tenu par les blocs les plus au fond qu'il est indispensable de déloger pour pouvoir passer. Je tente une paille sur l'un d'eux. Dans un premier temps, ça tient mais il est presque impossible de remonter sans dégâts. Et a nouveau une grande partie de ma construction se retrouve en bas après deux ou trois nouveaux éboulements. Déprimant...

Malgré tout, je ne renonce pas et et tente de maintenir ce qui peut l'être tout en remontant une vingtaine de gamates au dessus du mûr de soutènement.

Je pars un poil plus optimiste, en envisageant qu'il est peut-être possible de réatteindre le fond (qui lui est beaucoup plus sain) sans toucher aux blocs servant de fondation.

Au fond, la boule de tuf infractionnable déjà "roulée" 3 fois tout en haut !!!

de bas en haut

Le mur, encore bien ancré mais dont il faut tout de même consolider la base

Bref, la cavité demande pas mal d'aménagements pour travailler en sécurité, et plusieurs pistes semblent envisageables. 
- Arrimer les quelques blocs qui soutiennent le mûr
- Prévoir une "cage" permettant d'être à l'abri au fond.
- Fixer du grillage au sol permettant de contenir tout l'éboulis
- Tendre un câble ou corde pour tirer les gamates depuis le haut du mur sans qu'elles ne touchent le sol

Bref, une belle grotte de maçon !

En l'état, ça me semble intravaillable à 2 étant donné les risques pour celui du dessous et je déconseille fortement à quiconque d'y aller, sans bien avoir fait connaissance avec chaque caillou auparavant !

mardi 2 novembre 2021

Creusement de tombe pour la Toussaint

Creusement de tombe pour la Toussaint

Dimanche 31 octobre 2021

Le Tube, ou fausse "grotte préhistorique", Trassanel...ou Cabrespine.

TPST : 6H

Effectivement, comme il est dit dans les commentaires du post précédent, ce tube a de l'allure et la désob est plaisante, alors même seul, je décide d'y retourner ce dimanche.

Pour changer, j'y accède depuis depuis l'aval du Pémol, côté Cabrespine. La montée finale depuis le lit du ruisseau est un peu rude mais l'accès est tout de même plus rapide que depuis Trassanel et le retour se fait en un quart d'heure.

En fond de trou, je passe un bon moment à étudier comment tiennent les blocs, en équilibre précaire. Un beau morceau empêche de creuser plus profond mais il soutient lui même une série de parpaings posés les uns sur les autres. Je tente malgré-tout ma chance avec une paille bien placée, au risque de devoir tout remonter par la suite. Après une dizaine d'aller-retours pour vérifier les connections, la ligne, les accus, j'en conclus à une nouvelle non-conformité sur le lot de pailles utilisé. La suivante, placée en parallèle fait merveille. Miraculeusement rien n'a bougé au-dessus, ce qui ne me rassure pas forcément. 

Mais après 6h de montées-descentes en charriant blocs et gamates, le chaos a a peu près conservé sa configuration initiale. Les 50 derniers cm creusés le sont dans une terre indurée, permettant même aux parois de tenir par elles-mêmes.

Il faudra tout de même envisager de sécuriser quelques blocs menaçants, surtout si le tireur de gamates les accroche au passage

Au total, environ 1 m  de plus de gagné en profondeur, sur une surface de 150 x 60 cm. Ou comment creuser sa tombe. Ou du moins celle des autres quand on voit le nombre impressionnant d'ossements en tous genres qui agrémentent la désob.

Retour en freeride dans la brume et sous le crachin




samedi 30 octobre 2021

Leçon d'escalade

Samedi 23 Octobre 2021

Grotte Préhistorique, Pémol et Béranger

TPST : 4 heures  TPES : 5 heures

Alain, Sylvain, Claire, Pierre, Christophe, Jean Marie

Depuis un bon moment Alain nous parlait de la Grotte Préhistorique, de l'autre coté de Coroluna. Ou des tessons avaient été retrouvés et ou d'après lui une désobstruction avait à peine été entamée.

Nous voilà partis sous un bon soleil d'octobre, éparpillés sur le vallon à la recherche de l'entrée, parait il assez importante. 

Grotte du maquis

Nous avons beau chercher, impossible de la retrouver. Heureusement Alain à de bons restes de souvenirs et il nous appelle enfin.



Surprenant. Une entrée conséquente suivie d'une galerie trassanélienne. Inclinée sur une vingtaine de mètres et terminée par une trémie peu stable.  

En fait c'est toute la galerie qui s'est remplie de blocs. Des restes d'équipement permettent de dater la dernière désob. C'est certainement du Ritonien Moyen. 


Pourquoi avoir installé ces fers de progression, plus une ligne de tir, pour ne pas réellement travailler au fond ? Mystère. Claire attaque d'un coté, nous au fond.

Je passe les blocs de la taille d'une boite à sucre à Sylvain au dessus. La cadence s'accélère et ce qui devait arriver arriva. Mon bloc cogne le sien qu'il n'avait pas encore passé à Christophe au dessus. Choc des deux blocs. Petit problème : le petit doigt de Sylvain coincé entre les deux. Couinements de douleur. C'est vrai que sur la petite phalange ça fait mal !!! Je ne suis pas sur qu'il nous rejoue la 14° sonate de Chopin, ou alors il manquera des notes.

Repas au soleil. 

Nouvelle séance : les blocs entremêlés de terre légère font place à un sol plus tassé. Nous n'avons pas de bios ni de quoi éjecter un bloc gênant. Nous passons à l'étape suivante. 

Mais avec l'intention de revenir insister sur ce chantier rapidement. Certes il n'y a aucun courant d'air mais la section de la galerie marque un potentiel certain. Bouchée sur combien ? Quelques mètres ? Dix ? Plus ?

A voir.

Pour revenir vers Béranger plusieurs choix s'offrent à nous. Nous descendons vers le Pémol, il y a même une sente. Avec Claire nous avions déjà remonté tout le ruisseau il y a deux ans. 


Pour les autres c'est une découverte. Certaine marmites, bien verticales demandent une bonne technique d'escalade. ..

Devant le niveau peu élevé de mes compagnons je me dévoue pour montrer tout l'éventail de ma technique :

Je devrais laisser uniquement cette photo. Mais Sylvain protesterait  et crierait à la censure. Je donne donc l'intégralité :


Vidéo lien de chargement :https://youtu.be/hxfco8y7yd0

Bon, passons...

Voilà Béranger. Il y a quelques mois j'avais travaillé le bas du diverticule d'entrée : 8 ou 9 trous. La montagne avait tremblé. Christophe en tant que premier désobeur lors de l'ouverture du trou a l'honneur de passer le premier. 


Vidéo lien de chargement :

https://youtu.be/97E50vju7vU

"Je suis arrivé au fond de l'enfer" s'écrit il avant de nous remonter quelques maigres gamates. A peine quelques blocs. La voûte a certainement encaissé les tirs d'ou le formidable coup de canon.

Sylvain le remplace et nous remontons quelques blocs de plus et quelques gamates de sable. Je vais jeter un coup d'oeil : on peut encore creuser un peu mais la suite est peu engageante : étroite, bouchée de sable et plutôt humide. 

lien de chargement : https://youtu.be/02UTNfuIlYw

A revoir si on n'a rien d'autre à faire. Ce qui n'est pas le cas.

































lundi 25 octobre 2021

Secours Trassanel

Samedi 09/10/2021

Trassanel

Sylvain, Michel, Jean Marie + pas mal de monde

TPST : 9 heures (à peine)


Formule "concentrée" pour cet exercice secours. Tout le monde présent à 9 heure.

Entrée sous terre vers 10h30 avec la victime. Quelques agréables croisements de corde et de ligne téléphonique et nous nous retrouvons une heure plus tard au niveau III.

François et son équipe s'occupent immédiatement du blessé. Probable fracture du genou. Il est possible qu'il ait aussi touché avec le casque  : contrairement aux prévisions le blessé a été étonnamment calme pendant toute la remontée...




Quelques bonnes déviations sans poulie ont mis à l'épreuve les muscles des évacuateurs, mais le P66 a été vite passé.

Second point chaud sur Trassanel II ou nous attend l'équipe de Michel. Ce dernier, privé de spéléo depuis 2 ans, est déchainé.

En deux ans pas mal de choses ont changé "quelques vieux débris en moins" dixit Michel. Mais surtout une féminisation qui le laisse pantois. Il se prend pour Charlie dans "drôles de dames". 








Un excellent thé servi par Félix dans des verres blancs immaculés rajoute à son bonheur. Il finit le secours sur le ventre.

Sortie de la civière vers 17h30 ; un record.

Débriefing et excellent repas servi par nos amis pompiers clôturent cette bonne journée.

Plus efficace, moins fatigant et beaucoup plus proche des conditions réelles d'un secours que le cirque organisé précédemment sur tout un WE.

A renouveler !