Blog du Gruissan Prospection Spéléo
Nos sorties sont ouvertes à tout spéléo pour si peu qu’il soit assuré (assurance initiation possible) et qu’il connaisse les règles élémentaires de savoir vivre.
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SPELEO, PLAISIR, ET RIEN D'AUTRE !
le 19 03 2018
Saint Barthélémy
Claire, Bernard, Jean Marie
Pas mal de retard dans les CR.
Caillante au Kondalé le samedi, dimanche pluvieux et froid, temps maussade ce lundi matin, je n'avais pas vraiment envie d'aller skier. Mais nous avions convenu de faire une sortie "perfectionnement" avec notre ami Bernard qui n'avait que 2.5 sorties à son actif. Et la météo annonçait du beau sur la chaîne...
Tout compte fait heureusement que Bernard nous a motivés. Pas vraiment de la poudre alpine mais une chantilly légère fort honorable et homogène sur les 900 mètres de dénivelé...
1° pour un article. Il est écrit par JMichel mais j'ai (JMarie) rajouté des photos et quelques détails en italique. Comme titre j'avais pensé à "les cloches sont passées, nous aussi..." J'ai changé d'appareil photo et je n'arrive pas à m'en servir. D’où la qualité médiocre des photos et vidéos qui n'ont que le mérite d'être un document du jour de la première.
Descente au fond, JMarie et Claire topotent les puits terminaux borgnes tandis que le reste de l'équipe achève d'élargir la lucarne, terminus de la précédente sortie.
Lors de la dernière sortie j'étais le premier arrivé dans la petite alcôve au dessus du puits. Plein d'espoir. J'osais à peine regarder la suite de crainte de retrouver un méandre étroit de plusieurs mètres de long. Il y avait bien une lucarne étroite. Mais en 2 tirs elle s'est changée en portail...
Après un équipement rapide mais élégant, un beau P16 est descendu.
P16 du Daily Star
5 m avant le fond il est coupé par une grosse coulée de calcite.
D'un coté une partie étroite continue à descendre sur quelques mètres mais sans aucun courant d'air.
De l'autre, on atteint un fond plat.
Un méandre de 5 m suit, avec un ressaut au bout. C'est le passage du courant d'air qui est assez fort aujourd'hui.
Pour l'instant il est infranchissable.
Une seule paille de 10, copieusement renforcée lui fera très mal.
La furia GSPinienne en viendra vite à bout, à la massette et au gros marteau de forgeron.
Une verticale de 5 m donne dans un carrefour de puits : 2 remontent et deux descendent.
Lucarne donnant sur le puits suivant
Ces derniers se rejoignent et 5 ou 6 mètres plus bas nous nous arrêtons sur un confortable palier.
Un magnifique P20, subvertical nous attend.
Rebelotte, JMarie et Claire retopotent, Sylvain agrandit, à la paille de 8, une lucarne dans un puits remontant qu'il finit par atteindre pour s'apercevoir qu'il donne dans un puits connu...
L'acu de ma scurion plante et je termine la vidéo à la frontale :
désescalade du P6 sortie de chatière verticale 4 mètres au dessus du sol :
J'équipe le dernier puits avec 3 amarrages reliés par un ficelou en dynema.
Un seul nœud en huit sur une corde de 15 pour un puits de 20 !!
Je descends jusqu'à un petit palier.
Les dimensions sont honorables, je vois le fond qui semble plat et le bout de la corde à 5 m du dit fond. Ma lampe est HS et avec la frontale de secours prêtée par Sylvain je ne distingue aucun détail. Je remonte.
Sylvain descend en bout de corde et se dé...brouille pour atteindre le fond !
Une lucarne donne sur un nouveau puits en cloche de 5 m.
La suite au prochain numéro.
En remontant nous plaçons dans le méandre, une paille qui foire lamentablement. Il ne faudrait pas que ça devienne une habitude !
Petit aperçu de la remontée :
Arrêt au PC de Trassanel. Réunion du Comité de Rédaction et examen des topos.
J'avais rêvé d'une traversée vers le sud et Trassanel mais on descend droit sur le bivouac de Pertusac (par la branche ouest du réseau en amont du bivouac ?). Dommage. Mais si on y arrive ça fera une belle diagonale avec Mate Arnaude.
Toute la semaine j'ai préparé minutieusement cette sortie :
- fabrication de moultes pailles en 8 et 10
- préparation de lignes avec cosses en bouts
- réparation d'un accu Hilti de grosse capacité
- graissage des mandrins
- achat de 2 mèches de 8 et d'un nouvel accu.....
Lever à 5h30, visite matinale aux chèvres à Caunes puis rendez-vous chez Jean Claude avec les Briffon.
Ces dames vont se promener et nous descendons au Kondalé.
Macron est plein d'eau, au raz du déversoir, 150 à 200 litres à évacuer. Le siphonnage à la gaine ICT nous prend une petite 1/2 heure. Des petits vers blancs flottent en surface.On dirait des ténias !!
Arrivé au chantier, rebelote ! Il faut écoper quelques litres avant d'attaquer les hostilités.
La suite est brillante sinon héroïque : la première salve de deux pailles en 10 simultanées et copieusement renforcées (selon la technique "inversée") est phénoménale.
La suite restera d'un très haut niveau .
Comme il est d'usage, 2 spéléos pourront se croiser dans ce conduit "au galop"...
Nous atteignons le ressaut d'un mètre cinquante qui donne dans une petite salle.
A la bonne heure, nous pourrons stocker sur place, toutes les niches en haut du puits étant pleines de déblais.
Il n'y a pratiquement pas de courant d'air aujourd'hui. La lucarne qui barre la suite est très étroite.
Mais le moral reste bon.
Dans un dernier sursaut d'orgueil nous plaçons 3 pailles de confort sur le retour : 2 cannons et un refus d'allumage ! La Patchamama nous a remis en place.
le 12 03 2018
Trassanel Trou de Béranger
TPST : 6 heures
JMarie
Non, je ne me prends pas pour Winston.
Balade solitaire pour réparer la sortie de Sylvain&son.
Arrivé sur le chantier je peux affirmer que le GPS est devenu un grand club. Enfin, un vrai, un club normal. Ou on a pas besoin d'être sabotés par les collègues des clubs voisins ; on se sabote entre nous.
J'avais laissé une charmant sas de stockage propre et sec permettant de se retourner tranquillement. Parcouru par un léger zéphyr...
Je découvre un affreux bourbier, inondé sur son point bas ; réduit à l'extrême. La quasi totalité de l'espace occupé par une boue tassée et retassée par le postérieur du sus-nommé. L'empreinte largement exposée ne laissant aucun doute. Une vraie fosse septique.
Sceptique je le suis également, quand m'étant enfin enfilé vers l'extrémité du conduit j'aperçois la "suite". Je crains fort que l'air puissant et régulier ne monte vers le plafond (lames et fissures plus ou moins terreuses) à la place de se jeter dans le soupirail décrit par Sylvain.
Une faille vers l'extérieur : ma pire crainte.
Je dois reconnaître que pas mal de boulot a été réalisé. Le conduit a laissé place à une cloche bien dégagée. Travail d'Emile ? Si la protection de l'Enfance apprend le fait j'en connais un qui se retrouve sur le JT.
Trois gus qu'il disait ? Foin du nombre seul le mérite compte ! Je m'attaque illico au bourbier. Une demie gamate de flotte puis 10 de boue. Soit 1/2 mètre cube. Je peux enfin me retourner. Je reviens au fond et dégage la lame d'un mètre qui partage le diamètre du soupirail La consistance passe du nutella chaud au moelleux pour finir sur un fondant de plus en plus ferme. La lame est trop grosse pour être cassée à la massette mais trop étroite et contournée pour les pailles. Il faudra innover avec des mini pailles. Je ne peux approcher du soupirail. Je tente de mettre le feu à un bout de PQ pour tracer la fumée mais le briquet refuse d'obtempérer. Retour à la salle pour un repas. L'étincelle veut bien allumer le réchaud. Je me souviens avoir un bout de bougie d'un cm au fond du sac. Elle daigne s'allumer au réchaud... Je repars en rampant dans le courant d'air avec cette fragile flamme. Elle aurait du s'éteindre vingt fois mais le pire n'étant jamais sur j'atteins la cloche. Le PQ s'enflamme et la fumée est brutalement aspirée par le soupirail. Un morceau est même arraché et disparaît enflammé vers l'inconnu. Ça me remonte bien le moral. Je sors encore quelques gamates. Il doit en rester une quinzaine pour vider toute la terre. Dessous apparaît un belle roche ocre et sèche...
Je commence à être cuit et congelé "en même temps". C'est bon pour le moral le courant d'air mais pas pour le confort.
Bravo à Emile !!! Quant au père comme pénitence, tu me dois une séance complète de tirage de gamates.
Attention : j'ai pris la sangle de la gamate pour nettoyage. Penser à la reprendre.
Etat du chantier après dépose du matos
Et qu'est ce qu'on aperçoit en haut à droite ???
Hé oui, une bonne gamate pour sortir l'eau...
Tu n'avais vraiment pas envie !
Cloaque
Chantier après dépose de près d'un m3 de bouillasse
Samedi 4 mars
Carrière de Limousis
JMi E, Sylvain D, Felix, JMarie B et Claire, Florence avec grand papa et les gosses, visite de Jean Claude.
TPST : 6h
Le programme s'est déroulé comme prévu :
- après un accueil royal de Gilles, maire de la commune et 3 pailles dans le puits "des petits cailloux"
nous franchissons l'étroiture pour la grande première.
10 minutes plus tard, les carottes sont cuites et le fond de la faille entièrement fouillé sans aucune suite possible....
- qu'a cela ne tienne, nous équipons le trou du spit pour extraire Excalibur de son fourreau minéral.
Rapidement débloquée en rotation, il s'avère impossible de la sortir. Le défi demeure !
Ô preux spéléo, au cœur pur et à l’âme sans tache, toi seul sera capable de la saisir !
Sylvain qui a équipé ce trou a réussi la prouesse de créer des frottements à tous les amarrages et déviations tout en tombant les 2 clés de 13 disponibles.
Repas au soleil, BBQ saucisses/merguez/côtelettes/chips après les apéritifs maison de Gilles.
L’après midi promenade digestive pour tous sauf Sylvain et moi qui allons poursuivre la désob entamée par Etienne la semaine précédente au fond du "spit".
3 pailles plus tard nous remontons trempés.
Un tir de plus et ça devrait passer pour quelques mètres...