dimanche 23 août 2026

la Ferrière, du nouveau ?

Samedi 23 Aout 2026

Trou de la Ferrière ; Fournes

Albert en pleine désob (vétéran 3)

André, Jean Noël, Jean Marie et comme guest stars : Albert et Yann   TPST : 8 heures


Oui, je sais, ça fait au moins dix fois que j'annonce du nouveau dans ce trou. Mais vu le peu de visibilité, le moindre indice nous enthousiasme.

Donc, André file au fond de la faille est/ouest que l'on creuse depuis quelques séances.

faille ouest

Quatre trous. On se regroupe dans la Grande Faille le temps que les gaz s'échappent. Mauvaise idée, les gaz arrivent doucement mais le tube de jonction reste longtemps impraticable : 200 à 300 ppm de CO. Pour passer le temps je motive les troupes pour finir la topo de la partie découverte sous la faille. Initiation rapide d'André au maniement du disto et Yann se précipite dans la descente, sautillant d'étai en étai, peu impressionné par les blocs entourant le conduit ! 


Pour ma part je maintiens mon refus de descendre dans cette horreur. 

toujours aussi rassurant

Peu à peu le CO rebaisse :100 à 120, avec Albert nous regagnons la surface. Vers 12h30 nos trois compères nous rejoignent. Ils n'ont pas perdu du temps : la topo est terminée et ils ont remonté deux gamates qui avaient chuté par inadvertance.

L'après midi nous dégageons le chantier du matin. Tout est clean mais André parait désabusé, ou aller ?

Devant, plein ouest, en haut la faille se poursuit, très fine, sans aucun courant d'air. En bas, siège de la dernière opération, tout semble bouché.

A droite en haut, le calcaire est nettoyé par l'arrivée d'eau que nous avions repérée. En bas : un trou de 10 cm de diamètre, soufflant légèrement, mais derrière on ne voit pas grand chose.

A gauche (vers le sud) : une faille qui est la suite de celle de droite ou est passée l'eau. Au bas un petit trou, en partie bouché par nos débris de fracturation. La boite à oeuf enflammée ne laisse aucun doute : il y a un courant d'air net. 

faille sud

André perce deux trous de part et d'autre de cet orifice. Mais nous n'avons pas beaucoup de temps. Il revient jeter un coup d'oeil : un bloc empêche de voir plus loin. Il s'y excite un moment mais fatigue ou imprégnation de CO, le bloc est inextractable. Je le remplace et avec une grande douceur je mobilise le récalcitrant... qui se laisse soulever sans résistance. Et c'est là que l'espoir revient : derrière, la faille est nettement plus large, très propre, encombrée de blocs sans la moindre trace de terre. Le courant d'air est maintenant nettement perceptible, même sans boite à oeuf. 

au bout du pied de biche : tous nos espoirs...

C'est pas gagné mais on a au moins une direction à suivre.

Jean Noël doit rentrer tôt avec Albert et André. J'ai une heure à perdre, je vais essayer de repérer la grotte du Soulleilol que je n'ai pas réussi à trouver il y a quelques semaines. Impossible, je tourne en rond sur le lapiaz, pour rien. Je regagne le chemin et là je tombe enfin sur une belle entrée. La visite est vite terminée !



vendredi 7 août 2026

Perte de la Ferrière, Gamates et gamates et gamates…

 

Mercredi 3 août 2026

Désob’ ; Perte de la Ferrière, Fournes-Cabardès

Jean-Marie, Jean-Noël, André

TPST : huit heures

TPAM : 30 min

Il est 9 h 30. Le soleil brille, les oiseaux chantent, ce moment magique où l’on se demande encore pourquoi on s’est levé si tôt pour aller casser des cailloux sous terre, Jean-Marie, André et Jean-Noël arrivent devant le trou avec la grâce d’un troupeau de sangliers en retard à un pique-nique. Aujourd’hui, c’est désobstruction. Et la désobstruction, c’est un peu comme un jeu vidéo : tu commences niveau 1, tu casses des cailloux, tu montes de niveau, et à la fin tu espères trouver un boss final ou un trésor. Spoiler : on a trouvé des cailloux. C’est aussi un peu comme le bricolage : ça commence toujours par « Ça va être rapide » et ça finit par « On revient la semaine prochaine ».

La descente commence. Jean-Marie ouvre la marche, tel un héros de film d’action, sauf que son arme principale est une massette. André suit, équipé d’un levier qui ferait pâlir un chevalier médiéval. Jean-Noël ferme la marche, portant les gamates comme s’il participait à une épreuve de Koh-Lanta version spéléo. Une fois en bas du ressaut, dans le boyau nord-ouest, l’équipe retrouve le front de taille, toujours aussi accueillant qu’un lundi matin, le décor est posé : un mélange de terre, de cailloux et de blocs calcaires qui semblent avoir été placés là par un architecte malveillant et qui semble dire : « Non mais vous croyez vraiment que je vais bouger ? » On dirait un mur construit par un troll qui déteste les spéléos. Un troll très motivé.

Jean-Marie et André, à tour de rôle, attaquent la purge avec la massette, qui résonne dans la cavité comme un tambour de guerre et d’autres « parlementations » évoquant plus certains fronts de guerre. Chaque coup de massette résonne comme un gong annonçant le début d’un combat épique. André ensuite manipule le levier avec la délicatesse d’un ninja qui essaie de déloger un bloc de 20 kg sans se coincer un doigt. Jean-Noël évacue les gamates avec la rapidité d’un serveur dans un bar un soir de match. Rapidement, le rythme s’installe : « parlementation », massette, burin, gamatte, gamatte, gamatte, soupir, gamatte…


Des blocs finissent par céder. On ne sait pas si c’est la force du levier, la persuasion de Jean-Marie, ou juste le fait qu’ils en avaient marre d’être coincés là depuis 10 000 ans. Mais ils bougent. Et c’est beau. Le front de taille avance de quelques centimètres. Ce qui, dans la vie normale, ne sert à rien. Mais dans la spéléo, c’est l’équivalent d’un boulevard parisien. On pourrait presque y faire passer un tram…


Jean-Marie tend l’oreille. Il revient avec un air mystérieux : « J’ai entendu un écho. » André répond : « C’est peut-être ton estomac. » Jean-Noël ajoute : « Ou un dragon. » Personne ne sait. Mais on décide que c’est un signe. Un signe spéléologique. Un signe qui dit : « Revenez. Il y a peut-être quelque chose. Ou peut-être rien. Mais revenez quand même. »

Une microfissure soufflante est repérée. Très faible. Tellement faible qu’on se demande si ce n’est pas juste Jean-Marie qui respire fort. Mais on y croit. Parce que la spéléo, c’est aussi croire aux fissures qui soufflent.


La dalle fissurée est étayée. Personne ne s’est transformé en crêpe. Personne n’a juré trop fort. Personne n’a perdu un outil (ce qui est statistiquement improbable). Bref : une sortie parfaitement réussie.

En remontant, la chaleur nous frappe comme un coup de massette mal placé. On range le matériel, on se félicite, on se promet de revenir. Parce que derrière cette étroiture, il y a peut-être une galerie, un puits, un réseau… Ou juste encore plus de terre. Mais ça, c’est le futur nous qui le découvrira.

Avertissement pour le lecteur : la trame de ce compte rendu a été rédigée par Intelligence Artificielle (IA) en l’occurrence CoPilot de Windows qui a répondu à la question suivante : « Rédige un compte rendu d’une sortie spéléologique de désobstruction sur un ton humoristique » 

JND, merci à CoPilot

samedi 1 août 2026

Trou de la Cuvée de Schiste, suite et ... fin

Mercredi 29 Juillet 2026 

Trou de la Cuvée de Schiste, Cabrespine      Alain A, André, Jean Noël, Jean Marie + Nolan

TPST : 3 heures

Démarrage parfait. André pose un pied droit sous un blocs qui ne tenait pas par grand chose. On peut poursuivre en toute sécurité. 

Une opération libère l'accés à la suite. Je remplace André en pointe et nous commençons à sortir les blocs. A ma gauche une paroi solide, à perte de vue. Dessous, du vide sur un bon mètre. A ma droite, un tas de cailloux liés par de la terre sèche (plutôt mal) avec de nombreux vides ; un simple contact avec le pied de biche les fait tomber. Au dessus enfin, un gros bloc. Sur lequel j'ai un doute. André est rassurant "non je l'ai bien vu, il est coincé sur la paroi de gauche, il ne peut pas bouger". Je ne suis pas vraiment convaincu. Je me mets sur le dos pour voir. Effectivement il ne touche pas la paroi, bien dix centimètres les séparent. Comment tient-il ? Collé au plafond... Je me recule doucement. Quelques grains de terre chutent du plafond. Je lance un repli général. André file au fond du trou de l'entrée, Nolan et moi ressortons. Quelques secondes après, le bloc tombe juste à l'endroit ou je creusais et se coupe en deux.

Dix secondes avant j'étais juste à l'emplacement de ces blocs.

Impossible de revenir travailler là la trémie du plafond est trop instable. Nous repérons une autre possibilité, bien ventilée entre la paroi et la trémie, mais dès qu'André approche la mèche du perfo, des grains de terre commencent à tomber. Nouveau repli général. Et nous abandonnons le chantier après avoir sorti notre étai. L'Embuc restera inviolé ! Mais ce serai bien que la prochaine équipe qui y descende repère la présence de courant d'air dans cette zone (qui devrait être violent !).

Repas à la grotte et profitant du nombre nous partons vers la ferrière.

Trou de la Ferrière, Fournes   TPST 5 heures

André dégage le virage terminal puis dans la foulée élargit la suite. 



Nettoyage du chantier. Au final :

Au dessus, sur une paroi martelée de coups de gouge, le calcaire bien propre signe l'arrivée d'eau que nous avions entendue. 

Devant une faille bien propre poursuit notre conduit, très fine et non ventilée. 

Nous repérons deux arrivées d'air nettes. Une juste devant notre boyau, l'autre plus bas sur la gauche. Certainement le bas de la faille ou l'eau disparaissait bruyamment. A suivre. Par contre je ne comprends pas pourquoi le courant d'air repéré est soufflant. Normalement il n'y a pas d'entrée plus haute et ça devrait aspirer ???

Pour gagner 200 mètres nous avions garé nos véhicules dans le pré de Christophe en bord de Route. Pour regagner le goudron il y a une petite marche que je grimpe doucement, ma vieille Mazda n'est pas très haute. André y va plus franchement avec son fourgon. Mais il nous semble entendre un bruit et apercevoir une tache blanche derrière son véhicule. Il a du tomber un sac...

Mais non, toujours boute en train, il nous a concocté un nouveau gag et expulsé sa porte latérale !!! De quoi s'occuper pendant les chaudes journées qui nous attendent.




 

vendredi 24 juillet 2026

Charter vers le nord

Grotte de Fendeille Sorèze (Tarn)

Alain C, André, Camille, Guillaume, Philippe, Pierre, Jean Noël, Jean Marie

TPST : 3 heures

Bonne idée de quitter pour un temps les terres audoises, le lit poussiéreux de la Clamoux, les étendues désertiques des futures Bardenas audoises pour les verts pâturages du versant nord ouest de la même Montagne Noire. Qui ne sont pas verts du tout d'ailleurs. Aussi jaunes et secs que du coté sud.

La marche d'approche par un sentier pentu et glissant de par les amas de feuilles de chênes verts nous amène à l'entrée artificielle de la galerie. Le passage des buses n'est qu'une formalité. 








Les premières vasques ou habituellement il faut se mouiller le ventre sont vides. Nous finissons quand même par trouver le ruisseau et quelques frais rampings. 

Jusqu'au siphon terminal après un mémorable passage boueux. Remontée du chemin, somme toute, plus facile que la descente.


Siphon amont



Repas chez moi ou tous les membres du club sont présents pour finir la soirée sous les étoiles.


Etape reposante avant de reprendre notre dur labeur pour passer sous l'Embuc.





















jeudi 16 juillet 2026

Désob extrème

Mercredi 15 juillet 2026 

Trou de la Cuvée de Schiste ; Cabrespine

André, Philippe, Jean Noël, Jean Marie TPST : 8 heures

Extrême comme le montre la photo ci dessous :


Tout se passe bien. L'espace que nous avons ouvert se poursuit en nous laissant travailler sans menacer de tout écrouler à chaque coup de massette. Nous avançons globalement vers le sud. La paroi gauche (coté route donc) est soit un bloc immense soit la planète elle même ; devant en haut et en bas nous n'en voyons pas la fin. A droite (coté montagne) on a un éboulis plus ou moins calcité et quelques gros blocs qui paraissent stables. Au dessus idem. Le vent vient de devant : trémie de petits blocs très aérée. Le vent d'ailleurs contient 0.20%  de CO2 (vérifié à plusieurs reprise avec retour à la normale à l'extérieur) et ceci de façon stable tout au long de la journée. Vers 13 heures pique nique au gouffre avec bière fraiche et café chaud. En fin de journée André détruit un bloc posé sur notre "sol". C'est mon tour de creuser : terre assez tassée. Le but est de descendre un peu pour pouvoir avancer à genoux. Un coup de piochon un peu plus fort : le sol s'ouvre sur un vide d'un bon mètre, large d'une quarantaine de centimètres. Au fond : des traces végétales amenées par une crue récente. De l'autre coté, vers le sud, André retrouvera le même vide avec au fond des traces de moisissure.
Pas suffisant pour sauter de joie mais cette fois, pas mal de facteurs sont présents.



mardi 14 juillet 2026

Trou de la Cuvée de Schiste, errements

Vendredi 10 juillet 2026 

Trou de la Cuvée de Schiste ; Cabrespine

André, Philippe, Jean Noël, Jean Marie TPST : 8 heures

En arrivant nous constatons qu'un (e ?) abruti a jeté au fond du trou quelques blocs et branches que nous avions positionnés pour cacher l'entrée...

En attendant les renforts, André et moi consolidons le bas de notre chantier. André est pleinement rassuré par son bastan, moi, moyen. 

Le bout de bastan coince le bloc de gauche et l'empêche de descendre... Tout en maintenant la trémie de droite. Nous passons entre le bloc de gauche et le bastan.

Nous passons sous le bloc de gauche et remontons entre deux gros blocs. Le courant d'air est toujours aussi fort et froid. Trois cotés : deux sont des faces de gros blocs, l'autre un remplissage de terre tassée incluant de gros blocs arrondis. L'air vient du haut. En haut justement : des gros blocs avec des vides un peu partout. Pour le moment tout tient bon. Je serais d'avis de détruire le premier mais André qui d'habitude n'a peur de rien, est plus hésitant, voire pas décidé du tout. 


Nous avions l'habitude de stocker les piques niques et l'eau dans une faille latérale juste après l'entrée. Un véritable congélateur (pourtant la première fois je n'avais pas eu l'impression qu'il y ait de l'air). Nous attaquons cette faille. Quelques opérations après le passage est ouvert et nous n'avons plus qu'à extraire des petits blocs bien espacés par des vides importants. Ce passage est notre dernière chance dans ce trou...



Belles inclusions de calcite. Quant à la nature de la roche encaissante ?



Epuisante évacuation
 

vendredi 3 juillet 2026

L'Embuc en Open Acces

Mercredi 01 Juillet 2026

Trou de la Cuvée de Schiste ; Cabrespine  TPST : 8 heures

André, Jean Claude (Hé oui !), Jean Noël, Philippe, Jean Marie


Pas encore, pas encore. Et pas besoin de braire.

Daniel, tous les membres du GPS sont capables de descendre au fond de l'Embuc par l'entrée historique. Et certains, même d'en remonter ! A chaque fois (rares) que j'ai voulu montrer cette cavité à des amis spéléos, Dominique m'a aimablement donné l'autorisation et Alain M. la clef. Si on voulait trouver un accès facile on ne se casserait pas le bol à creuser ce trou. Il suffirait de 2 coups de masse bien placés pour réouvrir l'entrée "clandestine" que j'ai participée à bétonner. Si on creuse là c'est surtout dans l'espoir que le fort courant d'air nous amène sous l'embuc. Le fond est autour de 330m d'altitude, nous sommes à 295 (290 si on compte ce qu'on a descendu). Nous sommes 40 mètres plus bas, il y a largement la place pour une découverte. D'ailleurs la dernière fois que j'ai visité cette cavité j'ai eu le temps de farfouiller dans la zone basse. J'ai trouvé des points ressemblant plus ou moins à des soutirages avec des sédiments extérieurs mais dans mes souvenirs aucun courant d'air. Assez péteux d'ailleurs ces points bas.

Si par malheur on retombe sur ce réseau il conviendra de mettre une porte (vu la situation au ras de la route, il faudra en mettre une de toute façon pour ne pas qu'un quidam descende et se fasse tomber la trémie dessus). Cette porte restera fermée. Les éventuelles visites classiques se feront comme maintenant par l'entrée supérieure avec l'accord du SCA. Si ce club souhaite utiliser cette virtuelle troisième entrée il en aura la liberté.

Je ne tire pas des gamates pour de longues séances photos sous les vermicelles et encore moins pour gérer une cavité et y organiser des visites.

Ceci dit. Ou en sommes nous ? Loin d'une jonction en tous cas. André a amené pieds droits, piquets de vigne... Philippe sa disqueuse et moi la tronçonneuse pour étayer la trémie. Mais une autre option est tentée (inspiration d'André) : plutôt que de tenter de passer sous la trémie, nous allons faire un tunnel dans le gros bloc de gauche. Ceci nous prendra la journée. Heureusement renforcés l'après midi par Jean Claude. 




Qui reprend du service après plusieurs années d'interruption. C'est dire si ce trou motive les troupes. Comme on est au ras de la route les gens s'arrêtent pour discuter. Curieux et sympas en général, pas toujours. On a quand même eu droit à une perle rare.

En fin de journée le tunnel est presque pénétrable. Derrière, la faille est purgée et le courant d'air violent vient cette fois du haut... 

Pour une fois il  y a de la place pour stocker

jeudi 25 juin 2026

Le souffle glacé qui sort de la montagne

Trou de la Cuvée de Schiste ; Cabrespine André, Philippe, Jean Marie et en guest star Jean Claude

TPST : 7 heures


Quelques corrections sur le dernier article. La route qui rejoint Cabrespine aurait été construite en 1870. Je ne crois pas qu'à cette époque ils aient transporté aussi loin les gravas de la mine d'or. A t-elle été élargie depuis ? Avec les gravas ? En tout cas ça ne ressemble pas à du calcaire même si c'est persillé de calcite.

Ensuite le pistolet thermomètre n'est pas très précis. Mon thermomètre donne 11° ce qui est plus normal. Mais quand même froid. Le courant d'air est particulièrement fort et il s'ajoute à celui du four à chaux au dessus. Je n'ai pas souvenir d'avoir senti dans les fonds de l'Embuc un courant d'air aussi important.



Tout se passe bien et nous descendons entre deux gros blocs. Un peu plus loin ça commence à se gâter : une alcôve d'un mètre cinquante de diamètre tapissée de blocs de la taille d'un ballon de foot accrochés par leur simple bon vouloir. Il y avait longtemps qu'on n'avait pas joué à la roulette minervoise. Le pire c'est que chacun d'entre nous après avoir dit qu'il fallait être inconscient pour bosser là, a passé une bonne demie heure à poursuivre le creusement dans ce lieu incertain. L'habituation éloigne le danger ! Enfin du moins sa perception. En fin de journée JClaude nous rejoint et il confirme que l'entrée interdite de l'Embuc est bien plus haut.

la marche d'approche est acceptable

Résultat de la journée : en passant la tête dans l'alcôve le courant d'air vient de partout. Mais surtout du plafond. André est dépité : toucher aux blocs au dessus est inconcevable. Nous étudions sans trop d'espoir les possibilité de coffrage pour maintenir le monceau de blocs instables. Je repère également une arrivée d'air à gauche au fond mais cette fois en bas. André revient jeter un coup d'oeil, suivi de Philippe. Ils déplacent prudemment quelques blocs et prennent une gifle éolienne. Un courant d'air puissant monte d'une faille, étroite certes, mais dont les parois paraissent parfaitement saines. Ils ressortent avec un sourire jusqu'aux oreilles : on pourra peut être progresser en sécurité !