mardi 18 septembre 2018

Retour vers mes jeunes années

Voir Venise et mourir. Il faut corriger cet adage par "voir Venise , les Dolomites et mourir"
 Il y a 10 ans nous étions dans les Dolomites de Belluno, vertes et sauvages.
Cette fois nous sommes dans celle d'Ampezzo, les plus belles mais aussi les plus fréquentées, surtout la semaine du 15 août.
Certains passages rappellent le ponte Rialto....





Après quelques jours dans "les montagnes les plus célèbres du monde ", direction la station de ski de Sella Névéa juste avant la frontière slovène dans le massif du monte Canin (2587m).          
En 1982, nous avions été invité a faire un peu d'exploration dans un magnifique trou rempli de glace, ou l'on avait descendu 2 ou 3 puits en première avant le repas. Les italiens débutaient les recherches sur ce secteur dont le potentiel dépasse les 2km de profondeur....



36 ans plus tard, le téléphérique est toujours la pour nous monter vers 2000 m dans un            magnifique cirque glacière.                             


Le monte Canin est a droite


Les lapiaz sont grandioses,  les dépressions multiples et profondes..

En plus c'est couffit de marmottes

La tète du réseaux est en Italie et les résurgences en Slovénie.
Celle perchée de la Boka sort en falaise avec une cascade de 136 m.
La principale est 300 m plus bas.

Les slovène présentent ce réseau comme le plus profond des Alpes.

Les Alpes Julienes sont magnifiques, avec de très belles rivières, propres, puissantes, même à l'étiage.

O lac, rochers muets, grottes, forêts obscures....... 

La pluie nous chasse de la montagne.
Nous en profitons pour visiter la capitale puis l'incontournable grotte de Postojna.
Découverte en 1818, ils en sont à plus de 38 millions de visiteurs!!
5 km de balade sous terre, dont 3.5 dans un petit train électrique qui fonce dans les galeries...


Nous finissons dans la région de Karst au sud ouest. La référence absolue de la spéléologie universelle.
















Résurgence (à l'étiage) .
Une ancienne chaussée faisait tourner le moulin  d'une scierie.

                                                                                               

Un petit pont naturel dessus, quelques autres dessous...


Bref , des paysages qui dépassent tous les rêves des spéléos!






mercredi 12 septembre 2018

Le sol se dérobe sous mes pas

Samedi 08 Sepetembre
Mate Arnaude Cabrespine
Claire, Jean Claude, Jean Marie, Alain C.
+ 9 Lyonnais (tritons, troglos et autres) + 4 bourreliens en initiation.
TPST : 7 heures

Pas de navette de voiture cette fois. on se gare sur le parking de la grotte et on part à pied vers Mate Arnaude. Une heure avec belle vue sur la garrigue.
Arrivés sur place, il faut vraiment savoir ou est la trappe. Elle est recouverte de feuilles et totalement invisible.
Sous terre aussi la crue de l'an dernier a modifié le paysage.
Les sédiments ont été emportés et beaucoup de blocs se retrouvent posés en équilibre (très) instable.
En dessous de la Salle du Champagne j'ai même cru m'être trompé de boyau. J'ai quasiment redésobé le conduit !

Un peu plus bas, à l'avant dernier ressaut équipé, petite poussée d'adrénaline : un cri et un bruit mat, pas comme une chute de pierre mais plutôt comme un corps qui s'écrase. J'étais sur qu'un participant était tombé. Mais en fait c'est "seulement" Caribou qui a pris appui sur la margelle schisteuse instable. C'est cette dernière (un bon demi mètre cube) qui s'est effondrée sous son poids. Heureusement le spéléo aval avait bien pris soin de n'annoncer "libre" qu'une fois en sécurité. Comme quoi il n'a pas été inutile d'insister sur cette consigne avant de commencer !

La chatière terminale est quasiment sèche (petite flaque pour mouiller le ventre)

Nous retrouvons Claire, Jean Claude et les 4 invités. qui eux sont rentrés par l'entrée touristique

Au retour nous avons momentanément égaré un lyonnais. Il s'était arrêté pour soulager un besoin bien naturel, mais n'avait plus vu ses coéquipiers en se retournant... Il n'a pas osé continuer seul et a attendu bien tranquillement la seconde partie du groupe.

Sortie vers 17 heures. Tous les participants enchantés.

J'ai trouvé un petit kit. Qui l'a oublié ?

mercredi 5 septembre 2018

Caillante au Kondalé

Diamanche 02 septembre
Aven du Kondalé, Trassanel
TPST : 7 heures
Guillaume, Jean Marie

Entrée vers 9h30. Pendant que je finis de reéquiper le puits de la Patchamana Guillaume s'escrime sur la porte qu'on avait bien pensé à fermer la semaine avant (rassures toi Etienne).
Arrivés au pendule du puits Max on s'attaque immédiatement à notre premier objectif : une arrivée nord (direction réseau de Cabrespine), possible amont de la faille concrétionnée. J'avais attaqué la chatière d'entrée (C1) mais elle reste "près du corps", du mien en tout cas. Puis le conduit s'élargit (2 mètres) toujours bas de plafond et après quelques mètres de ramping la voûte se rapproche du sol. Multiples trous dans ce calcaire (?) violacé, plein de micro-excavations. La plupart des pailles pchittent. Guillaume lui est plus heureux : 2 trous dans le beau calcaire bleu de l'entrée et la première chatière n'est plus qu'un souvenir. 
Il n'est que midi et à l'entré de C1 j'ai déjà envie de remonter, froid, faim. C'est pas habituel ça, je commence à vieillir. Guillaume s'extrait du chantier : "je me caille, j'en ai marre !" Ça me rassure en partie. Le repas n'améliore que très modérément notre état d'esprit.
Pourquoi cette réaction partagée et pour le moins surprenante? Le ramping  et les stations immobiles prolongées lors du perçage sur le sol humide ? Le courant d'air régulier et glacé ?
Le dernier tir au fond foire. Dommage il aurait permis le passage. Derrière : conduit remontant apparemment très étroit. Fond de puits ? Retour vers la suite de notre galerie barrée horizontalement par le plafond de roche violette ?
Retour éprouvant : entre les tubes et notre chantier on atteint la limite de ramping supportable. 
Sortie vers 16h30.
Bière et discussion au PC. J'ai beaucoup de mal à m'extraire du fauteuil.
Les deux jours suivants j'ai le corps moulu comme jamais dans ce trou. Le courant d'air glacé ?

mercredi 29 août 2018

"Dernière" au Kondalé

Samedi 25 août 2018
Kondalé Trassanel
Sylvain, Jean Marie, Frédéric V (Sorèze)
TPST : 9 heures

Pendant que Sylvain descend au Puits de l'Etron je guide Frédéric vers la faille concrétionnée.
Nous le rejoignons peu après. Je découvre cette partie de la cavité que je ne connaissais pas. Le puits est magnifique : calcaire bleuté, lisse, surcreusé par endroit. 
Coté équipement il n'y arien à dire...
Mais tout à refaire !
Le dernier frac en particulier vaut son pesant de cacahuètes : vague rognon informe sur lequel est posé en équilibre une sangle détendue.
Par en dessous on voit nettement que la base du rognon est séparée de la paroi. Certainement depuis la création de ce dernier mais sur quelle épaisseur ?
Le tout n’empêchant pas un frottement sur une lame acérée.
Alors que juste à coté du rognon un goujon de 10 bien installé attend sa plaquette...
Il vaut mieux savoir qui on amène. Heureusement Frédéric en a vu d'autres et tout se passe bien.
Sylvain a déjà attaqué la désob avec efficacité. Trop même : les tirs ont donné des plaques énormes qui doivent être débitées avant évacuation.
Une faille horizontale de 6 mètres a été élargie au fond du puits. A son extrémité (direction nord) nous apercevons une petite salle 2 mètres plus bas sur la paroi de droite. Les derniers tirs d'élargissement du conduit qui nous en séparent sont moins réussis...
Finalement le passage s'ouvre. Nous nous retrouvons tous les 3 dans une chambre de 2 à 3 mètres de diamètre tapissée de boue. Le sol terreux descend vers un point bas d’absorption. Rien n'est pénétrable. Il n'y a aucun courant d'air alors que la faille est bien ventilée (convection ?).
Nous décidons d'arrêter le chantier. Remontée en déséquipant et prise de la topo.
Au carrefour Sylvain attaque sans grande conviction une lucarne semblant donner accès à un petit conduit horizontal (bien repéré par Etienne). Les coups de masse dans la calcite n'ont aucun effet. Et 2 pailles chuintent lamentablement.
On verra plus tard.
Nous remontons et sortons vers 18 heures. Frédéric apprécie les sorties de puits en connaisseur "S'il n'y avait pas les concrétions de la faille ce serait un trou de merde !"
Le courant d'air dans Macron s'est réamorcé. Il avait disparu depuis les fortes pluies du printemps.

Au total :
fin d'une des branches
il reste à travailler le Puits de la Pince à Sucre. Le risque est d'arriver sur une zone plus horizontale bouchée par les soutirages.
et un amont de la faille (mais qui semble remonter)
Et peut être chercher une autre provenance du courant d'air s'il veut bien revenir à son niveau de l'an dernier.

lundi 27 août 2018

Opération blaireau

18 Août 2018
Béranger
Sylvain
TPST 4h

Comment se défouler quand on a 4h à tuer avant d'assister à un mariage?
Le jeu du blaireau à Béranger est une activité toute indiquée.
L'opération consiste à ramper jusqu'à la bauge des ragondins, s'enfiler dans le tube de pâte à modeler jusqu'au bouchon, y décoller quelques plâtras glaiseux sans y laisser son gant, remplir la gamate coincée sous son ventre, réussir à la doubler, et la tracter jusqu'à la première bauge.
Pour les deux premières gamates, il me vient même à l'idée de les remonter de l'autre côté jusqu'au point de stockage. Quelle idée!?
Tandis que je tourne à 5 gamates/heure pour la première heure, le rythme tombe ensuite à 2 g/h. Mais l'objectif des 10 gamates est rempli. Il y en aura 14, dont 11 stockées (très proprement) dans la bauge des ragondins.
Sur le front, peu de changement, si ce n'est que le sol plonge à nouveau mais qu'un boursouflement inopiné de la paroi gauche gène la progression. Tir impératif pour la suite.
Vue sur 1,5 m avec toujours seulement une vingtaine de cm de vide soufflant au dessus de la glaise, mais plus méandriforme. Légère courbe à gauche ensuite.

Nécessité plus qu'absolue de travailler au minimum à 2, au mieux à 3-4 pour la suite. çà peut dépoter....