lundi 18 mars 2019

Limousinettes

Dimanche 10:  grosse journée
Dimanche 17: petite journée avec Felix

Le 10, visite du dernier trou  ouvert dans la carrière,  par les vétérans rugbymans.
Dégagement de quelques blocs et découverte d'une petite salle en cloche,
 pas d'endroit évident à gratter.
Halte à la grotte pour le café et la petite palabre....
Descente au ruisseau de la Grave pour régler le sort des 2 pailles récalcitrantes de la sortie précédente. Tous les déblais sont laissés sur place.
Remontée à la grotte pour un nouveau caféconfé....
Je finis la journée à dégager la fente de lapiaz, récemment attaquée, au dessus de l’accueil.
Après quelques tirs et grands coups de marteau piqueur 1 bon mètre est gagné.
Une dernière bière en bonne compagnie et retour à la maison.
Dimanche suivant:
Dans la semaine, la fente à été ouverte sur 1 m de plus et la suite est très, trop étroite,
pour poursuivre .
Avec Felix, nous descendons au trou de la Grave, avec un bout de corde et une barquette pour sonder le remplissage de sable et gravettes obstruant la suite.
Le déblaiement est facile mais il n'y a pas de place pour le stockage.
Des aménagements assez simples pourraient permettre de caser 1 à 3 m3.
Mais à la première crue tout sera compromis.....
Repas frugal au soleil et au bord d'un bon feu.
La remonté est très éprouvante pour Félix.
Personne à la grotte nous rentrons.                                                                                                                                                     
Entrée du trou de la Grave


"bouchement" de l'entrée pouvant tenir une petite crue??

Dommage qu'il ne reste rien, à ma connaissance,de prometteur dans ce secteur , à se mettre sous la gamate , car l'accueil y est toujours aussi chaleureux.

samedi 16 mars 2019

GPS ? L'équipe réserve



Samedi 16 mars (matin)
Trassanel
Jean Claude, Alain, Jean Marie
TPST : 3 heures

Les fans ont beau appeler les stars, comme d'autres grands clubs (PSG par exemple) au GPS l'infirmerie est pleine. De gonalgies arthrosiques en scapulalgies chroniques, en passant par l'épisode hypomaniaque à dominante paranoïde l'"Equipe Une" est out. Les seuls rescapés bossent à la Stakhanov. Il faut bien pour nourrir tous ceux qui n'en foutent pas lourd. 
Pas lourd ? Quoique !  L'Equipe "Réserve" reprend le flambeau. 


Il est déjà loin le temps ou on se les caillait sous le cers du plateau. Le conduit est déjà à -3 mètres.


Totalement inerte au début, il semble que la respiration du trou redémarre. Pas de briquet pour la pister. Mais les gaz ne nous ont pas gênés longtemps, et au fond l'air a toujours été respirable.
JClaude commence par démonter un bras rocheux mité. Relayé par notre dernière recrue qui n'en fera qu'un tas de gravier. Après nettoyage on se retrouve sur un trou à gauche ou Alain engage la botte, et un à droite ou peut passer un avant bras. Entre, une lame d'une douzaine de centimètres d'épaisseur.
Je tente une paille au dessus pour ne pas traverser. Le forage se passe bien mais la paille se coince. Pas de bourrage. Toutes les conditions sont réunies pour un foirage. Hé bien non ! c'est pas spectaculaire mais la roche calciteuse se fissure. Pas assez pour sortir la lame. Je perce une rangée de trous pour essayer de faire un pointillé et la finir au burin RAS. JClaude tente un perçage en bordure qui lui ne traverse pas. Le métier...


Ce coup ci paillage et bourrage excellent. Le résultat est au top. La lame est désolidarisée. Alain redescend et s'excite comme un jeune chiot. 


Les morceaux de lame remontent à un rythme inédit. Il y a bien une suite mais Alain est trop à l'étroit pour voir. Je le remplace, la tête première, comptant sur mes deux acolytes pour m'extraire. 


Derrière le pied de biche il y a une petite cloche (60 cm de diamètre) totalement vide avec un conduit plein de sable qui semble lui faire suite. Pas tout à fait plein, un espace libre le sépare du plafond. Un nouveau Macron ?


Il est midi passé, ce qui est déjà tard...
Je reviendrai prochainement sur le chantier pour traiter la cloison qui nous sépare de la cloche. Et ce sera pas à la courte-paille.
Retour au PC ou nous fêtons comme il se doit ce succès de l'équipe II. 



mercredi 13 mars 2019

Entre blanc et bleu

Fin février, début mars
Claire, Jean Marie (+ Chantal et Noël)

Pour répondre aux inquiétudes des fans, j'ai suis bien rentré de Thaïlande. Sans passer par la case prison. Je ferai un petit film quand j'aurai le temps.
Sitôt revenu les conditions en montagne étaient trop parfaites pour aller sous terre.

2 WE dans les Pyrénées, dont la face sud du Tabe en chaussant les skis au coffre de la voiture. Ce n'est pas tous les ans qu'on peut y faire 1000 mètres. Sous un soleil de plomb et une neige de printemps parfaite. 

Puis enchainement dans les Alpes françaises : le Môle, près de Bonnes ou Noël réussit même à nous trouver de la poudre (datant de plus de 15 jours)


Et auusi sec départ pour le Val d'Aoste :


Première mise en jambe sous le Mont Blanc (face italienne) :





  Quasi seuls toute la journée dans l'immensité


Avec une qualité de neige fort honorable.



Nous alternons avec quelques sorties en raquette. Ici vallée de Cheneil



Les conditions sont toujours aussi bonnes. Noêl me propose une sortie de niveau plus engagé, Chateau Blanc :


Aucune difficulté technique mais un dénivelé important 1850 mètres. Il faut partir tôt pour éviter la soupe au retour.



Ici à près de 3000 mètres, sur le glacier à 9 heures du matin, il fait déjà une chaleur étonnante.
1000 mètres plus bas les chamoix cherchent le soleil.


La crète sommitale donne sur le glacier du Rutor :



Enfin arrivés et bien seuls au monde :



Descente d'anthologie...




Merci à Noël pour le choix des itinéraires et sa patience.
Vous pouvez retrouver sur son site, photos de montagne, de bestiaux, CR de sorties ski de rando... Et même l'adresse des patisseries. En bref tout sur le val d'Aoste : 


Fini la neige et le soleil, il est temps de redescendre sous terre.




mercredi 6 février 2019

DAO 2019 Arunataï

Mercredi 06 février 2019

Nous avons donc du changer de zone. Les objectifs de la première étaient quasiment tous atteints. Il reste encore quelques centaines de mètres à topographier. Ils seront peut être utiles pour passer dans le top3 des cavités thaïlandaises.
Le lendemain de notre éviction un groupe est reparti déséquiper et récupérer les cordes. Sans problème. Un autre a cherché en vain une résurgence. Par contre il a trouvé un trou de bas de falaise qui crache du CO2 à en faire tourner la tête (vidéo au retour).
Nous sommes établis dans une sorte de gite-camping ou nous sommes les seuls clients. Nous avons réquisitionné la cuisine pour continuer à nous préparer les repas. Deux gros avantages : la lumière (la nuit tombe à 18h30) et les douches chaudes.


Nous avons prospecté pendant 3 jours dans les montagnes d'Arunataï. 


Il fait déjà très chaud dans la forêt. 



Mais dès qu'on sort dans les dolines cultivées on prend 15° de plus.


Pas de découverte importante. Juste un trou vertical étroit de 17 mètres.


 Les parois remplies d'essaims d'araignées. La terre bouche toutes les dolines. 


Pourtant au pied du massif on a trouvé une belle résurgence.



Juste au dessus une petite cavité a relancé l'espoir. La perfo a bien servi pour agrandir une étroiture, mais derrière on tombe rapidement sur un siphon.



Nous rangeons le matériel. Nous allons repasser au temple voir si les moines sont revenus et leur laisser nos excédents de nourriture.
Puis retour à Chiang Maï...





















dimanche 3 février 2019

Manu Militari

Dimanche 03 février 2019

Tout se passait bien. Hier on était revenu à Chiang Dao pour faire le plein de courses et laisser Nyko qui rentrait en Belgique.


Retour au temple vers 15h30. Trois moniales passent d'un bâtiment à l'autre. Nous vidons les affaires et nous repartons aussitôt en 4x4 pour repérer une possible résurgence vers le sud. Après un kilomètre une voiture de l'armée vient à notre rencontre et nous demande de nous arrêter. Bientôt rejoints par une moto et un autre véhicule John parlemente en direct et au téléphone pendant presque une heure. Mais rien n'y fait. Ils ne comprennent pas ce que l'on faisait de nuit si près de la frontière. Nous revenons au temple, désert. Nos moines ont disparu. Plus inquiétant : même leurs chiens ne sont plus là. Nous avons 30 minutes pour tout plier. 

John qui connait bien le coin nous trouve un gite dans une localité proche. Nous allons en ville (si on peut dire) chercher un resto. Le coin est habité par une ethnie chinoise. En tournant à un angle de rue la plaque en ferraille qui protège le fossé se dérobe. On se retrouve avec le cardan à terre...à 5 mètres d'un garagiste !



Repas chinois, puis on retourne au lodge ou nos amis polonais sortent (enfin) leur Vodka.


Ce matin il est prévu qu'une équipe aille voir la possible résurgence pendant qu'une autre va feinter pour récupérer les cordes laissées dans la cavité...