mercredi 23 septembre 2020

Le Roc d'Agnel se défend !

Dimanche 20 septembre 2020

Aven du Roc d'Agnel, Capbrespine

Claire, Jean-Marie, Philippe, Guillaume, Sylvain

TPST : 5 heures + 1 heure + 2 heures


Deuxième tentative pour découvrir l'Aven du Roc d'Agnel ce dimanche. A présent que l'entrée est repérée, les candidats se font plus nombreux, comme si ils savaient déjà dimanche dernier qu'on rentrerait bredouille !


Ça commence fort ! Nous retrouvons l'entrée sans encombre, encore recouverte des fientes fumantes de notre mouflon qui occupe visiblement très régulièrement les lieux.

Certains l'utiliseraient encore

Mais les réjouissances sont de courte durée.

Le haut du P10 n'est déjà pas très large


Arrivé en bas du premier P10, je jette furtivement un œil à la suite et comprend instantanément que la sortie va tourner court... pour certains du moins.

No comment...

"L'étroiture sévère" mentionnée dans la topo n'est pas un fantasme. Je ne suis pas très optimiste sur mes chances de la franchir, mais certain que JM ne verra pas le P 68 qui suit!

Au prix d'une bonne inspiration, je passe finalement l'obstacle. Guillaume, un brin prétentieux, le tente avec le baudard avant de finalement se raviser. Vient ensuite Philippe qui a l'air très confiant, pensant sans doute qu'il n'est pas plus trapu que nous. S'en suivent 10 bonnes minutes d'effort violent ! Poussé par dessous par JM, tiré et guidé par le haut par moi-même, le bonhomme grimace, éructe et vocifère, mais rien n'y fait malgré plusieurs tentatives. Ça ne passe pas ! Et il doit se résigner, un peu surpris "Normalement je les passe les étroitures!".

Occupé à équiper la suite, je ne vois pas Jean-Marie, qui, pour la forme fait mine d'effectuer une tentative, sans doute plus pour repérer le tir à venir...

Claire, qui n'en demandait pas tant raccompagne donc nos 2 dépités, dont JM, pour qui c'est un deuxième échec en autant de sortie !

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La suite (à 2!) se passe sans encombre. Nous trouvons sans trop de difficultés le puits parallèle de -55, ainsi que les amarrages de 92 qui ont correctement résisté à l'épreuve du temps. Arrivés au "col", nous choisissons le fort joli P30 qui nous amène au terminus de -104, plutôt que son voisin (-103).

Une sortie spéléo sans boue et sans difficultés n'étant pas vraiment une vraie sortie, je m'attaque à la cheminée remontante depuis le fond. Les choses se corsent. Pas facile d'escalader le tube quand on ne peut pas plier les genoux! Après 10 m de grimpette, je finis pas trouver une trace d'humanité...un fil de déto... La suite est défendue pas un rétrécissement vertical hérissé de dents de cochons, dont je ne viendrai pas à bout.

J'ai la confirmation, après l'étroiture de l'entrée que l'endroit n'était visité que par des nains, des enfants ou des anorexiques ! Au delà de ce passage, on voit encore sur 2 mètres verticaux. L'air circule, mais la configuration des lieux ne m'enthousiasme pas plus que ça. La descente se maîtrise (tant bien que mal) en contractant tous les muscles pour gérer sa vitesse et éviter l'effet suppositoire...

Remontée tranquille, agrémentée de chutes régulières de poignée, et bien lestés.

Sylvain

Nains, enfants ou anorexiques, je n'aurais pas osé l'écrire. Effectivement il n'est pas fait pour des hommes normaux, plutôt musclés, comme Philippe et moi. Ces bougres de jeunots sont comme le Grand Bleu : que des cotes flottantes et pas de sternum ! Des dauphins !

Je serais bien retourné "arranger" l'étroiture mais après sa sortie Sylvain m'en a découragé. La suite du trou n'en vaut pas la peine.

Tout compte fait on n'a pas tout perdu. Philippe nous a invités pour le repas de midi, bien meilleur que nos sandwiches, et l'après midi nous avons visité l'amont de Cabrespine.

Il faudra peut être revenir voir l'entrée proche du Roc d'Agnel repérée par Jean Pierre.

Jean Marie

jeudi 17 septembre 2020

Spéléo de surface

Vendredi 11 Septembre 2020 
Minerve (34) 
TPST : 10' TPES : 10 heures 
Claire, Jean Marie 

Lors de notre sortie à l'amont de l'Aldène j'avais amené une corde ; nous ne l'avions pas utilisée ; le puits d'entrée étant équipé (très confortablement d'ailleurs). Je revois la corde à l'entrée du trou posée près du sherpa, mais impossible de savoir ou elle était passée depuis. Comme je voulais refaire un tour dans ces superbes gorges nous profitons du beau temps pour tenter de la récupérer. Rien sur la vigne qui sert de parking. Rien à l'entrée du trou. Je descends rapidement chercher mes gants que j'avais oubliés au bas du ressaut. Je me rappelais parfaitement les avoir sortis pour remettre les baudriers aux initiés. Retour vers le parking par le chemin caché par lequel Jean-Phillipe nous avait guidés. 20 mètres après, la corde est bien là ! posée au milieu du sentier. 
Personne n'est passé ici depuis 1 mois ! Du coup nous repartons en aval pour une belle rando autour de Minerve. 
Dimanche 13 Septembre 2020 
Roc d'Agnel, Cabrespine 
TPST : 10' TPES : 3 heures 
Sylvain, Jean Marie 

Sylvain n'est libre qu'une partie de la journée et pour changer du tirage de gamate hebdomadaire nous avons projeté de voir les puits du Roc d'Agnel. Il a imprimé la topo et la fiche descriptive. Deux kits chacun pour équiper les 100 mètres de puits (20 kg pour moi, je les ai pesés au retour) Nous arrivons rapidement au sommet. Là ça se gâte : la végétation impénétrable, les dalles qui renvoient la chaleur (face sud-est), les données imprécises... Nous bartassons un moment. Je finis par trouver un joli porche et Sylvain me rejoint. 


Nous faisons un tour dans la petite galerie horizontale qui s'arrête au bout de quelques mètres... Sylvain a perdu la topo... Il sort son tel, réussit à capter et nous voila à surfer sur CDS11 et Grottocenter. 

Il finit par retrouver un article, ouvre la fiche technique : "Mais c'est écrit en roumain !!!" 
Non, en latin : Et Sylvain de déclamer le paragraphe avec une facilité surprenante. Ce qui ne nous renseigne guère sur la localisation de notre trou. Nous laissons là les kits et repartons séparément rôtir au soleil. Au détour d'un bloc Sylvain tombe sur le bestiau ci dessous :


Certainement celui que Jean Pierre avait aperçu il y a quelques années et qui l'avait copieusement empucé. De mon coté je remonte au sommet puis en redescendant je découvre des souches sciées il y a certainement un bon moment. 


En les suivant une sente peut être imaginée. Je ne connais qu'une personne capable de se promener dans le coin avec une scie : le Riton. Je suis sur la bonne piste qui me ramène... au porche ! Je refais un tour dans la galerie. On n'a rien raté. Peut être un passage au dessus de l'entrée. Je grimpe et effectivement je découvre un petit réseau sup, qui se termine au pied d'une cheminée. Pour monter, il faut se coller à la paroi et je suis en short, tshirt... Je reviens à l'entrée pour attendre mon coéquipier. Je trouve en dessous du porche une petite conduite horizontale bien sèche défendue par un rocher. Quelques coups de massette et je passe. Mais le conduit se termine au bout de quelques mètres. 


Première (petite) ou est ce que les locaux étaient passés du temps de leur svelte jeunesse ? Sylvain me rejoint au porche. Je lui montre le petit réseau sup et l'amène au pied de l'escalade. Le bougre à l'idée de se baisser et trouve un conduit descendant évident ! Au bas nous trouvons 2 amarrages fixes qui équipent certainement le P10 incliné décrit sur la topo perdue !!! Ça faisait 2 heures qu'on glandouillait alors qu'on était dans la bonne cavité. Des blaireaux !! Il est trop tard pour descendre. Nous retournons au parking sous un soleil de plomb. Heureusement la grotte touristique n'est pas encore fermée et nous avons juste le temps de prendre 2 bières glacées.

jeudi 10 septembre 2020

Le trou X continue

Dimanche 06 Septembre 2020

Trou X Trassanel

Géronime (SOREZE), Jean Marie

TPST : 6 heures

Géronime, marquée par son séjour récent au fond de Cabrespine, tenait à venir aussi creuser de ce coté de la montagne. Bonne occasion de revenir dans ce trou. J'y ai atteint les limites des possibilités pour travailler seul. Je m'étais arrêté sous un gros bloc. Poursuivre horizontalement ou descendre ? Ce sera l'objectif du jour. Le courant d'air aspirant est net. Les deux blocs menaçant notre chantier n'ont pas bougé. Les travaux avancent bien et dégagent un vide entre le gros bloc dessus et à droite et une paroi de terre bien sèche mêlée de cailloux à gauche et dessous.

Petit pont de terre qui empêche Scylla de descendre...

Petit moment de découragement : horizontalement la fissure se ferme. Heureusement l'extraction de quelques blocs de terre sèche ouvre un vide de plus d'un mètre de profondeur. Le courant d'air se fait plus fort. Géronime pense pouvoir descendre. Certes ses pieds atteignent le sol mais ll lui est impossible de s'y retourner. Au bout le fond semble plus large. Il reste un bon mètre cube de terre sèche à sortir pour rendre l'endroit vivable. Ce sera pour la prochaine fois ; à 3 cette fois.

Petite visite pour avoir une idée des lieux :



La suite ?


dimanche 30 août 2020

Spéleo en terre volcanique : tome 2

 Gouffre des puits Chromés, Le Pertuis (43)

Emile, Sylvain

TPST : 3 h


Lors d'une première tentative, à Noël, je n'avais pas trouvé l'entrée du trou. Après recherche sur le net des maigres compte-rendu d'explo ou de visite, je reviens sur les lieux guère plus confiant.

Je sais juste que l'entrée est située sur une crête du suc des Juscles, juste avant l'éboulis qui le sépare du Mont Gros. L'éboulis, constitué d'énorme blocs n'est pas difficile à trouver. Mais comme sous chaque bloc se cache un trou, nous ne sommes pas très confiants et partons repérer les lieux sans le matos.

Coup de bol magistral ou intuition fine du spéléologue averti, à peine la crête gravie, nous tombons nez à nez avec ce qui ressemble à l'entrée du Gouffre des pieds Chromés, ne serait-ce que par l'air glacial qui s'en échappe.


Un allez-retour rapide à la voiture et nous revenons lourdement chargés pour explorer ce gouffre visiblement peu fréquenté, et défendu par une étroiture Briffonesque.



La désescalade du ressaut d'entrée est délicate mais nous économisons nos trois cordes, ne sachant pas exactement ce qui nous attend derrière.



Tiens! jean-Michel est passé par là récemment!!!

Un deuxième ressaut équipé de vieux amarrages rouillés et nous voici dans un chaos de blocs, presque comme à la maison!

Une bonne demi-heure avant qu'Emile ne trouve la suite, pas bien large.

Nous finissons par déboucher dans la faille et l'air se rafraîchit nettement.



A nouveau, nous cherchons la suite. Un ressaut pourtant d'à peine 1 mètre nous oblige à mettre une première corde, afin d'être sûr de pouvoir le remonter. Juste en dessous, on ne voit pas encore la suite mais on l'entend nettement!



Voilà le fameux P21, mais qui donne l'impression d'en faire plus! La descente plein pot semble possible mais l'équipement, dont une partie semble avoir été refaite récemment nous oblige à plusieurs fractios, parfaits pour l'initiation d'Emile. La faille est ici large d'environ 2 m pour une vingtaine de long et encore un peu plus en hauteur. Le temps qui passe et le courant d'air glacial qui nous gèle les doigts et le bout du nez nous oblige à remonter avant d'avoir pu atteindre le lac terminal. Ici aussi, il faudra revenir!


Mais en connaissant dorénavant l'entrée, les passages clés et l'équipement, ce devrait être l'affaire de 2 bonnes heures



vendredi 28 août 2020

Alzheimer

Mercredi 26 Aout 2020

Trou X Trassanel

Jean Marie

TPST 4 heures


Je devais passer chez Sylvain emprunter un porte vélo. Autant en profiter pour passer à ce trou encore inommé pour récupérer une batterie que j'avais oubliée mi-juillet. Maintenant je ne fais pas qu'oublier du matériel chez moi, j'en laisse aussi dans les trous. Mais je sais ou je l'oublie...

A l'entrée de ce trou aspirant l'air bien sec du dehors, la batterie est en excellente forme. Je passe une bonne demi-heure à élargir le conduit d'entrée. Grand confort.

Puis je m'attaque au fond du petit ressaut. Les rocs n'ont pas bougé. Je remonte une bonne vingtaine de gamates de terre bien sèche et aérée. Sous cette terre un rocher de bonne taille résiste aux coups de massette pourtant appliqués violemment. Je le perce. Après 10 cm la mèche bute sur une petite fissure et le bloc se partage aussitôt... Les 2 moitiés sont quand même trop lourdes pour que je puisse les remonter seul.

La passage dégagé permet de bien voir sur 2 mètres : horizontal, un bloc imposant qui sécurise le plafond, quelques blocs au bout qui empêchent de voir plus loin, bon courant d'air aspirant.

A revoir à 2 ou 3. En une heure on devrait arriver confortablement au bout de ce petit conduit...