lundi 21 octobre 2019

Béranger : Salle Comble !

Samedi 19 Octobre 2019
Trou de Béranger Trassanel
Alain, Philippe, Guillaume, Claire, Jean Marie  (+Sylvain)
TPST : 6 heures

Tout le monde ou presque est là pour la visite de notre faille. Sylvain, égaré au fond de quelque cuve, manque à l'appel.
Vent d' Est / Nord Est assez fort. 18 à 20° dans la journée.
Le nombre conséquent permet de vidanger les dernières poches de gravats. J'en profite pour élever le plafond du ramping avant la Salle des Bas-reliefs, supprimer un becquet au dessus du Cloaque des Ragondins et éliminer une lame pénible dans le Conduit du Pomélos. Autant d'élargissements, reportés en attente de la découverte d'une vraie suite, mais qui s'imposent maintenant. Que des succès, ces temps ci, le calcaire est avec moi.
L'équipe, parfaitement efficace et rodée, chacun à son poste laisse le chantier impeccable. Alain sera le dernier à ranger les blocs au fond de la faille. Presque une pointe de nostalgie ?
Courant d'air souffleur cette fois, très faible, même dans le conduit.
Nous arrivons tous à la faille découverte la semaine dernière. 

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Alain escalade la trémie, Guillaume s'enfile vers le passage entrevu. Il n'y a pas de place et de travail pour tout le monde, mais midi approchant, Philippe, Alain et Claire repartent vers Trassanel.

Guillaume tel un ratier (Jean Claude dira "un blaireau") attaque le passage terreux remontant. Je pensais détruire la voûte mais le sol se prête bien au creusement. La terre vole, les petits cailloux ricochent contre les parois. Une telle énergie ! On voit bien que ça lui manquait !
Rapidement le passage est ouvert, je le rejoins. J' avais vu un couloir de 2 à 3 mètres de long, large de d'un mètre et haut de deux. En fait la faille se poursuit toujours vers le nord, assez large, descendante (des cailloux jetés dans un point bas rebondissent sur une dizaine de mètres), 



parfois remontante (Guillaume arrivera au sommet de l'éboulis, assez proche du point atteint par Magali vendredi dernier). Aucun courant d'air net. Ou creuser ?

A la recherche du courant d'air

De toute façon nous devons tous les deux rentrer tôt et il n'est pas question d'attaquer une désob sans Sylvain.
Nous mangeons nos sandwiches en dessous du ressaut (il va falloir trouver des noms) et ressortons tranquillement. Dans la seconde salle de la partie "historique" je désescalade en cherchant du bout du pied le fer à béton que j'ai planté à l'aller (ce passage est particulièrement glissant par temps de pluie). Soudain je sens un tentacule agripper ma cheville et me tirer vers le bas ! J'ai crié avant de pouvoir analyser ce qui se passait. Le cerveau est un peu lent parfois. Pour trouver Sylvain, hilare, caché sous une coulée. Débarrassé des obligations familiales il nous avait rejoints. Nous remontons avec Guillaume après avoir confié à Sylvain burin, marteau et briquet. Le récit de ses observations suivra en commentaire.

La vidéo du jour :



dimanche 13 octobre 2019

Béranger : la vidéo

Vidéo du passage de vendredi dernier que je n'avais pas eu le temps de mettre sur le blog :



Nuit blanche à Belvis

Samedi 12 Octobre 2019
Aven SP4 Belvis
Guillaume, Michel, Jean Marie + 30 autres + pompiers etc...
TPST : 7 heures

Exercice secours assez rondement mené. Civière démarrant de -150 (?) vers 18 heures et sortie à 4 heures du matin. Pas le temps de prendre des photos, dommage le trou est assez esthétique, sec, très propre. Petits puits successifs. L'équipement de progression doit dater de la découverte... mais il a bien vieilli. J'ai même planté un spit (et demi) ; le dernier c'était en 2006. Seul regret : un coude du méandre se serait bien prêté à une démolition. 
C'était pas au programme et la victime est miraculeusement sortie de la civière pour passer l'obstacle !

samedi 12 octobre 2019

On l'avait dit, on l'a fait !

Vendredi 11 octobre 2019
Trou de Béranger, Trassanel
Magali (Sorèze), Eric (Lavaur) Jean Marie
TPST : 7 heures

Plusieurs invitations ont été lancées. Pour être efficace il fallait être 3, ou 5 ou plus. Ce sera 3.
Conditions : vent marin (est ; pour les étrangers) modéré et assez régulier. Température extérieure entre 15 et 20° dans la journée.



Le temps qu'Eric et Magali trouvent leur place au fond du tube, je bourre à l'entrée après le cloaque, les 2 trous laissés libres lors du dernier passage, faute de munitions. La roche est bonne pâte, l'effet conséquent. Le virage peut maintenant se prendre sans aucune manœuvre ; on peut se jeter dans le tube à la vitesse de l(éclair.
J'arrive sur le pont rocheux à mi ressaut. Mes collègues évacuent les gravas de la dernière séance en solo. Et là je tente un procédé novateur : le trou percé dans le pont ayant traversé (2 tentatives) j'enfonce un bouchon tenu par un fin petit câble. Juste avant que celui ci ne ressorte je le maintiens en place, j'enfonce des bourradous convenablement tassés (ni trop pour ne pas faire ressortir l'ensemble, ni trop peu pour que l'effet bouchon soit efficace), puis l'objet contondant et enfin des bourradous comme d'habitude. Journée bénie, le procédé (je vais breveter le bouchon) a fonctionné admirablement. Le pont gise presque en un seul morceau sur le pont suivant. C'est là que Magali donne la mesure des on efficacité. Moi au fond c'est les pieds ou les mains mais pas les deux. Elle peut descendre, se baisser sans problèmes, ficeler le pont et le faire décoller. Je le hisse au sommet du ressaut et me prépare pour récidiver sur le second obstacle. "Mais je passe moi, je vais aller voir" me déclare t-elle. Quelques bruits de blocs plus tard je l'entends s'époumoner "C'est passé, je suis debout c'est grand je vois sur plusieurs mètres de chaque coté !!!!"
Elle remonte en un clin d’œil. Je la remplace; je ne risque pas de passer. Perçage du second pont. Fine lame que la mèche ne traverse pas (quand ça veut...). Retour à la salle des sculptures pour manger un brin et décider de la date (commune) pour faire la première avec tous ceux qui ont creusé.

Aussi fort que Jean Claude pour transporter une banane et  la ressortir intacte

Hélas, prétentieux que nous fumes, la suite n'est pas gagnée.
Retour au pont qui s'est brisé mais resté en place. Ce qui permet l'évacuation de presque tous les morceaux. Magali descend et nettoie le bas du puits (4 mètres). Heureusement, sinon je ne serai pas passé sans détruire le rebord inférieur. 
J'avais imaginé de retomber sur la suite de la galerie d'entrée...
Je découvre la "suite" : paroi (à gauche) qui se dirige vers le nord '(en plein massif), visible sur plusieurs mètres. Éboulis à droite laissant une ouverture de 2 à 3 mètres. 



Bas du "puits"

Blocs de toutes tailles mal tenus par de la terre sèche. au bas la paroi descend avec un peu de noir sous les blocs. Nous passons une heure à dégager vers le bas, mais rien n'est évident et il n'y a pas d'air. Escalade de l'éboulis. En haut un bloc empêche l’accès au sommet. "Si tu les sors, je passe" dixit Magali. Vu le plafond ou des cailloux plantés dans la terre attendent le moindre frôlement pour se détacher je suis pas trés chaud.
Exit le bloc, Magali monte (je sais que je suis trouillard mais il me semble que c'est une prise de risque maximum). C'est compter sans la légèreté de l'animal ! Elle se retrouve sur l'éboulis, tapissé de terre sèche. Une cheminée remontante aérée et étroite assure la ventilation.
Je me garde bien d'aller voir !
Comme je n'ai pas très envie que ce soit "le" passage, je cherche autre chose au milieu des blocs. La suite de la faille semble ventilée. Étroit mais désobable et on à la place de stocker pour 2 ou 3 séances.



Enfin, on aura plus à tirer les gamates sur l'infâme conduit des Pomélos...
Pour la fin : le courant d'air ? Amorcé vers 10 heures, très fort pendant toute la journée. Mais dans quel sens ? Et pourquoi ?
C'est une chose d'expliquer de manière rétroactive le pourquoi d'un phénomène c'en est une autre de le prédire. Les conditions météo sont données en début d'article. J'attends les interprétations.

Vidéo de la journée à paraître dans le WE.





dimanche 6 octobre 2019

JNS 2019

Samedi 05 Octobre 2019
Trou du Calel (Sorèze 81)
Claire, Jean Marie
TPST : 3 heures

Comme l'an dernier on a donné un coup de main à nos amis Sorézois.


Occasion de revisiter le Calel. 
Le sol est tellement usé par les passages que notre progression tenait parfois de la "Marche de l'Empereur". Et malgré quelques vols parfois spectaculaires tout le monde est ressorti à peu près sain et sauf.