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dimanche 11 octobre 2026

Ferrière...

Vendredi 09 Octobre 2026

la Ferrière ; Fournes Cabardès ; André, Jean Noël, Jean Marie   TPST : 9 heures




Photo de la grotte du canyon de Dhonzudara au Turkménistan. Pour ne pas en mettre une nouvelle d'André, la tête en bas, les fesses au plafond, forant un xième trou dans notre faille de l'espérance. Et distraire le lecteur de ces images répétitives...

Bon, tout s'est bien passé. Grace à Jean Noël qui fait merveille dans son rôle d'aiguilleur, les gamates ont défilé d'une faille à l'autre. André à détruit son épaule gauche en forant dans une sale position et a perdu la porte de son van sur la piste de Trassanel... La Ferrière se défend bien. 


dimanche 4 octobre 2026

Trou de Richard

le samedi 03 Octobre 2026
Trou de richard (?) ; Caunes Minervois  André, Yann, Jean Marie

Nous aurions du être plus nombreux mais Jean Noël en se levant a eu les pieds légèrement mouillés par la rosée et il a déclaré forfait. Il faut le comprendre depuis Pâques il n'avait pas vu une goutte d'eau... Idem pour Richard.
André affolé par ces défections arrive à me joindre vers Laprade entre deux zones blanches. J'avais regardé Meteoblue avant de partir et j'avais vu que les pluies annoncées en fin de nuit devaient s'arrêter vers 8 heures. Donc on décide de poursuivre. 
On a bien fait. Les brumes se dégagent et nous remontons le ruisseau de Lourdivielle. Joli parcours agrémenté de marmites, plutôt glissantes.


Nous arrivons au trou : une Ferrière bis. 


Point d'absorption d'une perte importante qui est sensée ressortir à Pitcharoc. Un bon courant d'air froid en sort. 


De l'autre coté de la vasque : le Trou du Nouvel An que je ne connaissais pas. Sans aucun courant d'air celui  là.
Journée classique de désobstruction. Je suis moyennement inspiré par le ressaut d'entrée ou de gros blocs reposent sur leur bonne volonté. 




Après le repas c'est mon tour de sortir les blocs en pointe. Effectivement, jusqu'au fond ça a l'air assez sur. Quoique... un bloc de quelques kilos que l'on croyait bien enchâssé s'est décidé à tomber après de multiples passages.
L'opération a bien marché et l'extraction des blocs me permet de me glisser dans... la suite ? En fait une trémie de blocs de taille moyenne avec des morceaux de branche incrustés dans tous les coins. Je laisse la place à Yann pour qu'il décide de la direction à prendre. Après une nouvelle opération, il redescend pour dégager quand une lame du plafond chute vers lui. Il a juste le temps de reculer et ressort plutôt tendu...
La lame est détruite et le plafond à l'air de tenir. Mais il faut passer dessous pour poursuivre le courant d'air. Ca me paraît plutôt scabreux. Yann partage cette impression. Il sera plus sage de creuser à la verticale, même s'il y a moins d'air. A suivre.










 


mardi 29 septembre 2026

Ferrière...

Mercredi 23 Septembre 2026

La Ferrière ; Fournes

André, Jean Marie TPST 8 heures


André arrive au bout du boyau et ne partage pas vraiment l'enthousiasme que j'avais ressenti en sortant le bloc (voir dernier épisode). Ce qui ne l'empêche pas de se mettre au boulot. Peu à peu la suite se révèle. 

Il s'agit bien d'une faille quasiment perpendiculaire (axe 200°). Les parois sont propres, sur le sol plat des petites branchettes signent le passage de l'eau. Et cerise sur le gâteau il y a un courant d'air soufflant. Bon, ce n'est pas le trou du vent, mais ça souffle. Le CO2 est à 0.20% à notre arrivée. Et les gaz se sont évacués rapidement. Je ne comprends toujours pas pourquoi le souffle est vers l'extérieur en période chaude.

Nous passons la journée à élargir le passage.

Erreur de perspective ; en fait André est couché à l'hrizontale

Fin d'après midi : un mètre devant nous la faille se poursuit, toujours horizontale mais un rétrécissement bloque la vue.

Par ailleurs : petite annonce pour les lecteurs assidus : Guillaume T. du SCM va plonger l'Affluent Sonore à Cabrespine samedi 02 Octobre. Occasion de se balader dans le réseau et d'aider au port des kits.

 



dimanche 23 août 2026

la Ferrière, du nouveau ?

Samedi 23 Aout 2026

Trou de la Ferrière ; Fournes

Albert en pleine désob (vétéran 3)

André, Jean Noël, Jean Marie et comme guest stars : Albert et Yann   TPST : 8 heures


Oui, je sais, ça fait au moins dix fois que j'annonce du nouveau dans ce trou. Mais vu le peu de visibilité, le moindre indice nous enthousiasme.

Donc, André file au fond de la faille est/ouest que l'on creuse depuis quelques séances.

faille ouest

Quatre trous. On se regroupe dans la Grande Faille le temps que les gaz s'échappent. Mauvaise idée, les gaz arrivent doucement mais le tube de jonction reste longtemps impraticable : 200 à 300 ppm de CO. Pour passer le temps je motive les troupes pour finir la topo de la partie découverte sous la faille. Initiation rapide d'André au maniement du disto et Yann se précipite dans la descente, sautillant d'étai en étai, peu impressionné par les blocs entourant le conduit ! 


Pour ma part je maintiens mon refus de descendre dans cette horreur. 

toujours aussi rassurant

Peu à peu le CO rebaisse :100 à 120, avec Albert nous regagnons la surface. Vers 12h30 nos trois compères nous rejoignent. Ils n'ont pas perdu du temps : la topo est terminée et ils ont remonté deux gamates qui avaient chuté par inadvertance.

L'après midi nous dégageons le chantier du matin. Tout est clean mais André parait désabusé, ou aller ?

Devant, plein ouest, en haut la faille se poursuit, très fine, sans aucun courant d'air. En bas, siège de la dernière opération, tout semble bouché.

A droite en haut, le calcaire est nettoyé par l'arrivée d'eau que nous avions repérée. En bas : un trou de 10 cm de diamètre, soufflant légèrement, mais derrière on ne voit pas grand chose.

A gauche (vers le sud) : une faille qui est la suite de celle de droite ou est passée l'eau. Au bas un petit trou, en partie bouché par nos débris de fracturation. La boite à oeuf enflammée ne laisse aucun doute : il y a un courant d'air net. 

faille sud

André perce deux trous de part et d'autre de cet orifice. Mais nous n'avons pas beaucoup de temps. Il revient jeter un coup d'oeil : un bloc empêche de voir plus loin. Il s'y excite un moment mais fatigue ou imprégnation de CO, le bloc est inextractable. Je le remplace et avec une grande douceur je mobilise le récalcitrant... qui se laisse soulever sans résistance. Et c'est là que l'espoir revient : derrière, la faille est nettement plus large, très propre, encombrée de blocs sans la moindre trace de terre. Le courant d'air est maintenant nettement perceptible, même sans boite à oeuf. 

au bout du pied de biche : tous nos espoirs...

C'est pas gagné mais on a au moins une direction à suivre.

Jean Noël doit rentrer tôt avec Albert et André. J'ai une heure à perdre, je vais essayer de repérer la grotte du Soulleilol que je n'ai pas réussi à trouver il y a quelques semaines. Impossible, je tourne en rond sur le lapiaz, pour rien. Je regagne le chemin et là je tombe enfin sur une belle entrée. La visite est vite terminée !



lundi 15 juin 2026

Pémol, le retour

Vendredi  5, samedi 13 juin

Pémol, Trassanel  TPST : 8 + 8 André, Jean Marie


A deux, inutile de revenir à la Ferrière. Retour au Pémol. Le vendredi le trou souffle modérément puis après un épisode stagnant il aspire doucement ; effet de l'augmentation de la température extérieure. Un mètre sous notre terminus le tas de gravas sépare la faille en deux. Une gamate est déjà tombée sur le versant ouest, en fin de journée mon comparse tombe également un dispositif qui reste bien visible sur la pente mais inaccessible. Le manche d'une massette qui a passé l'hiver ici se casse et la massette file du coté opposé de notre pyramide... Nous posons le pied sur le sommet du tas de cailloux. 

Le samedi 13 la température extérieure dépasse les 30°. Le trou aspire intensément. Nous ne verrons pas une trace de fumée de toute la journée ! J'ai amené une perche de ma fabrication pour récupérer ce que nous avons tombé la dernière fois. N'ayant pas une grande confiance dans l'acuité visuelle d'André sur cette distance je descends à la pèche ; mais notre article a disparu sous les graviers... Je laisse la place en pointe à mon collègue qui est nettement meilleur que moi pour les opérations de forage. J'ai préparé deux cornières métalliques pour caler la colonne de blocs que nous avons montée le long de notre tunnel. En à peine deux minutes, une des cornières va filer sur le versant gamate, suivie du burin sur le versant opposé... Bien évidemment tous ces objets sont irrécupérables. Ce n'est plus une cavité mais un magasin de bricolage  ! Techniquement, tout fonctionne parfaitement, mais les couches de calcaires sont horizontales et les opérations ne brisent pas la roche plus loin que le trou de forage. En fin de journée la vue sur le soit disant "élargissement" permet de dire que la faille au contraire se rétrécie ! Il ne restera plus qu'à descendre en espérant tomber sur quelque chose. Le courant d'air, malgré l'obstruction d'une partie de la faille est particulièrement fort. C'est sur qu'il y a une connexion avec  ???? 

En 3 ans on est descendu une quinzaine de mètres. L'entrée est à environ soixante mètres au dessus de la vallée. A ce rythme dans neuf ans on ne sera pas loin de jonctionner...

vendredi 1 mai 2026

Au fond de la Ferrière

Mercredi 29 Avril 2026

la Ferrière ; Fournes Cabardès  TPST : 6 heures

André, Jean Noël, Jean Marie + le renfort particulièrement utile de Dominique


Cette fois il faut voir ou passe l'eau de la "Grande" Cascade. Un bloc qui m'avait résisté la dernière fois part en éclats. Deux dispositifs bricolés par André tombent un bon mètre cube de gravas. Il n'a pas fait le stage pour rien ! Il faut dire que le bon calcaire noir coopère bien. Heureusement que nous sommes 4 pour extraire tout ça. Il est maintenant possible de se retourner au fond du boyau : une grande première !

Remontée pour la traditionnelle saucisse (chorizo à griller made by André) déjà engloutie au moment de la photo. Puis retour au chantier.

Je détruis un resserrement qui gêne le passage de la gamate. André en pointe est plutôt déçu . Ce n'est pas ce qu'il espérait lors de son dernier passage la semaine dernière. L'eau est bien arrivée du point situé juste au dessus de nous (parois bien propres) ; une partie est descendue dans le point bas de la faille ou nous pouvons mettre les pieds pour faire demi tour. Mais la suite dans cette direction est très étroite et apparemment non ventilée. Devant c'est étroit aussi : il reste un petit amas de dalles verticales soudées par de la terre tassée qui nous empêche de voir derrière. Et au bas de cet amas un orifice d'une dizaine de centimètres. Seul point positif : un bon courant d'air en sort. Il faut espérer qu'il ne s'agit pas d'une simple convection.

Au programme : détruire une pointe sur l'énorme bloc qui sert de voûte puis stabiliser ce bloc avec une barre transversale. Ceci permettra de sortir facilement les lames et la terre. Ensuite : soit il y a quelque chose derrière avec du courant d'air, soit on peut tenter de creuser le point bas...

point bas : le briquet au milieu du tiers inf de la photo donne l'échelle

les lames, noyées dans la terre, bouchent la suite. Sous le burin un orifice laisse penser qu'il peut y avoir quelque chose dessous...


jeudi 16 avril 2026

La Grande Cascade, et après...

Mercredi 15 Avril 2026

la Ferrière ; Fournes Cabardès

André, Jean Noël, Jean Marie ; TPST 8 heures

Intense journée. 53 gamates tirées sur une vingtaine de mètres. Nous sommes arrivés à l'endroit ou le ruisseau coupe notre faille. Le calcaire, bien noir est parfaitement nettoyé. Les petits coups de gouge ne laissent aucun doute sur le passage rapide de l'eau depuis longtemps. On voit bien d'ou elle arrive, mais on ne sait pas encore ou elle va. Ni si on pourra la suivre !



Il n'y a aucune trace de mise en charge. Et pas de boue du tout. L'eau file bien quelque part sans stagner ici. Il reste une séance pour enfin savoir. Mais j'ai bien peur que ce soit fort étroit.

Nous sommes remontés vers 13h pour une grillade bien méritée. Puis retour à Cayenne. Gamates et extraction de cailloux se poursuivant sans relâche, je commence à en avoir plein le dos. Chance, mes collègues râlent aussi, Jean Noël à la station intermédiaire et André au front de taille. On décide d'arrêter. Pour une fois je rentrerai tôt, je pense qu'il est autour de 15h30. Avant de sortir je vais en pointe faire une vidéo. Je sors mon tel : 17h36 !!! Ca fait plus de 3 heures de cadence infernale sans une minute de repos. Pas étonnant qu'on soit tous cuits.

J'espère pouvoir enfin savoir quelque chose après la prochaine séance. Volontaires bienvenus, même pour une partie de la journée pour nous donner un coup de main sur ce trou prometteur !

Vidéo : le front de taille. Mais je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée pour susciter des vocations...



lundi 13 avril 2026

la Ferrière, vers la Gande Cascade

Samedi 11 Avril ; La Ferrière ; Fournes Cabardès

TPST : 8 heures  André, Jean Marie


Reprise (pour moi) des opérations. Les copains ont bien bossé pendant mon absence. Le boyau horizontal est confortable. On pensait ne pas faire grand chose à deux mais j'avais vraiment très envie de voir l'avancée des travaux malgré la description de Jean Noël "Cest très étroit, quasiment bouché"

Tout compte fait la journée à été bien remplie. Nous avons avancé de presque 2 mètres. Mon stagiaire ayant payé de sa personne pour des perçages particulièrement inconfortables. La roche également a été vraiment coopérante : un seul trou a décollé une plaque de plus d'un mètre de long !

Ca ressemble à toutes les photos que je publie depuis un an quelque soit la cavité...

Résultat en fin de journée : il reste à vider les déblais de la dernière opération puis 2 mètres de faille à agrandir (facile vu la docilité de la roche). Au bout on voit clairement un mur. La faille s'arrête. Certainement coupée par une faille perpendiculaire. A leur jonction il existe un élargissement occupé par des petits blocs de calcaire Cabrespinien bien noir et parfaitement nettoyé... par l'eau de notre "Grande Cascade". Ca ne parait pas bien large mais l'eau est passée sans obstacle.

La prochaine journée sera décisive. On verra ou es passé notre ruisseau. A mercredi !!!

jeudi 19 février 2026

La Ferrière, vers la rivière...

Mercredi 18 Février 2026

La Ferrière, Fournes Cabardès  TPST : 8 heures  André, Jean Noël, Jean Marie et Aude

photos/vidéos Jean Marie, Aude

Petite fenêtre d'accalmie entre Nills et Pédro... A l'extérieur le ruisseau coule toujours autant. La dernière dépression a lavé le lit en surface de ses tas de feuilles de châtaigner. Au niveau de notre barrage l'eau s'est infiltrés sous la bâche et a coulé dans le conduit. Comment allons nous trouver le réseau ?                                 

En fait toutes les parois sont trempes mais il n'y a pas eu de transport de sédiments. L'eau est partie dans le premier diverticule, puis au bas du ressaut par le Conduit Morénesque qu'on a commencé à dégager la dernière fois. Nous continuons dans cette voie : blocs et terre au sol, coudes que l'on rabote énergiquement... 

Position de perçage des plus inconfortables

Les gaz vont et viennent, sans direction franche de courant d'air

Ca avance bien et on gagne plusieurs mètres. Il y a de la place pour stocker dans la grande faille. Pause à midi. Le mélange, Cotes du Rhône, Corbière et Chorizo grillé est apprécié mais peut être pas la meilleure diététique pour retourner au chantier... La prochaine fois on boira aussi un peu d'eau !



Fin de journée, devant nous il reste quelques mètres de faille à élargir qui apparemment n'avaient pas été attaqués par nos prédécesseurs. Au delà, très proche, on entend nettement le grondement (bon, le mot est fort) de la "rivière". Ecoutez bien sur la vidéo ci-dessous :



vendredi 13 février 2026

La Ferrière en attendant Nils (et Jean Noël)

Mercredi 11 Février 2026

La Ferrière, Fournes Cabardès   André, Jean Marie  TPST : 8 heures


La vitesse de passage de la fluo nous a bien remotivés pour ce trou.

Nous nous garons près du dolmen. La temps est sec mais à peine les affaires sorties des voitures une trombe terrible s'abat sur nous. Heureusement le van d'André offre un refuge pour se changer. 


C'est sous une bâche que nous gagnons la perte. J'ai bien fait de faire cuire la saucisse, pour la grillade ce sera une autre fois... Le ruisseau est toujours en crue et la seconde perte est active.





La perte principale semble se diriger vers la Salle du Nain ou elle disparait dans des failles boueuses. Mais juste en bas du premier ressaut un bruit de rivière est nettement perceptible. Nous passons la matinée à agrandir une faille ou j'avais entendu le bruit de l'eau. Mais la fissure est étroite et les premières opérations ne donnent pas le raccourci espéré vers le torrent. Christophe qui a vu nos voitures vient nous rejoindre. Il espère avoir un peu plus de temps pour reprendre quelques sorties. C'est sympa de le revoir et d'avoir des nouvelles de l'installation d'Angélique. Nous ressortons pour échapper aux gaz... Dehors : pas de vent, presque du soleil. Jean Noël qui termine une formation informatique avec le CDS doit nous rejoindre mais affamés nous préférons ne pas l'attendre.

Retour au ressaut. Et là, enfin, c'est une désob "normale" : des blocs à sortir du sol, un peu de terre et de bouillasse qui les entourent, un conduit horizontal bien aéré et devant nous le bruit de la rivière ! Je ne retrouve pas de trace de perçage ancien, mais ce boyau a du être agrandi il y a 30 ans. Avec arrêt sur ? Etroiture ? Mais sans le bruit de l'eau, paraissant très proche,, il n'y avait peut être pas de raisons de s'obstiner là. Nous, on est décidés à y travailler jusqu'à trouver le torrent, ou ses traces si la pluie s'arrête un jour. D'autant plus que l'évacuation des débris est pour une fois facile. Depuis la grande faille les gamates peuvent être tirées presque à l'horizontale avec un minimum d'effort et il y a de la place pour stocker !!! Entre deux gamates, bien assis face au boyau, j'ai le temps d'observer l'environnement. Et les traces en haut à droite de quelque fossile sur la paroi. Bizarre ce fossile il fait pratiquement un "S". 

Je m'approche, vraiment bizarre : il a même écrit "Serge" !!! 


Le second prénom est moins clair "Christophe" ? et la date ? 3 / 5 ? Dès notre découverte on avait bâti un mur contre cette paroi. Je l'ai démonté aujourd'hui pour mieux passer les gamates ce qui  explique qu'on n'ait pas vu plus tôt ces inscriptions. Elles datent donc d'avant notre pseudo première. Il y a 30 ans ? Pourquoi alors les spéléos n'ont pas attaqué la faille qui paraissait évidente ? Et pourquoi cette continuation ne figure pas sur la topo de Stoche ? Secouez vos mémoires et si vous avez passez moi les coordonnées des spéléos de l'époque...

Retour à notre boyau : nous creusons jusqu'à un point haut tapissé de feuilles de châtaignier. Je démonte le barrage couché, un bras tendu en avant : derrière il y a un élargissement et le conduit qui continue, étroit, vers le ronflement du torrent. Une vraie désob "à la parisienne". La prochaine fois il faudra mettre le conduit aux normes pour avancer à quatre pattes... Et ensuite ?

Le lendemain Angélique est passé voir le ruisseau après Nils : le débit a encore augmenté et l'eau passe dans notre boyau...




Et en vidéo :

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dimanche 25 janvier 2026

La Ferrière en fin de crue

Samedi 24 Janvier 2026 

La Ferrière ; Fournes Cabardès TPST : 5 heures André, Sylvain, Jean Marie + visite d'Aude et Sébastien

Sylvain est motivé pour jeter un coup d'oeil au fond du trou pour voir ou passe l'eau. Moi moins, pas pour l'eau mais pour la trémie. André réussit à me motiver, on a la matinée avant l'AG du CDS cet ap-midi.

A l'entrée la météo n'est pas extraordinaire, mais il a moins plu cette nuit et la marmite de la perte amont avale bien l'eau mais sans déborder sur la seconde perte.



Même si la vague de crue est passée au dessus, le barrage, a quand même dévié le gros du débit vers l'aval

Arrivé au pied du premier ressaut nous vidons le sable amené par la crue. C'était devenu compliqué de se retourner pour enfiler la faille suivante.

C'est fait. Descente de la trémie. Je me lance à la suite d'André, sans attendre que la peur me gagne et surtout en essayant de ne pas penser aux blocs environnants ...

En bas l'eau arrive de l'extrémité du petit couloir (extrémité nord de la faille). Elle se perd rapidement sous un bloc. Un peu plus loin une autre cascatelle se dirige vers la Salle Aude et la Chambre du Nain, mais elle se perd également avant le fond. 

Devant André, au bas du bloc, ce n'est pas une concrétion, mais un filet d'eau.

Sylvain descend jusqu'au nain, couché sur le flanc (Sylvain aussi d'ailleurs). Il n'a pas été emporté par la crue mais la salle a subi une mise en charge. 

Aude et Sébastien descendent à leur tour jeter un coup d'oeil au nain. Quitte à être là André et Sylvain creusent sous la trémie. En effet lors de la désob nous avions fait tomber de nombreux blocs et il nous semblait qu'il y avait des vides dessous. En fait rien d'évident si ce n'est que c'est un bon coin pour se trouver enterrés.

Je stocke les gravas et l'arrivée d'eau en face de moi ne disparait plus sous le bloc. Le débit a augmenté et le petit ruisseau file maintenant vers le nain. Nous remontons et passons une heure à attaquer une faille en bas du premier ressaut ou il y a 3 jours le bruit de la rivière était nettement perceptible. Il ne l'était pas ce matin mais il est audible à nouveau. Très certainement en rapport avec la seconde perte. Effectivement, dehors, le débit a augmenté et la première perte n'arrive pas à tout absorber. 

La première perte derrière le mur déborde sur la seconde

C'est le blizzard, vent, neige. La totale. Le camion d'André passera juste la route vers Trassanel avant que la route ne devienne impraticable.

La somme des arrivées aperçues sous terre est nettement inférieure au débit de la perte extérieure. Soit l'eau se partage en multiple ruisselets en traversant les blocs. Soit on n'a pas réussi à trouver le courant principal. Il reste à atteindre le ruisseau de la perte basse qui aura peut être absorbé moins de débris. Pour une fois que le ruisseau coule, une coloration serait utile pour savoir ou part cette eau : le Pestril ? Les Ilhes ?

jeudi 22 janvier 2026

Une "dernière" et une "reprise ?"

 Mercredi 21 Janvier 2026 Bartassut et Ferrière ; Fournes

Aude, André, Jean Marie  TPST : 7 heures

Seul jour, annoncé sans flotte. Nous sommes trois ; juste ce qu'il faut pour revenir à Bartassut. Descente précautionneuse mais assez facile. André retrouve même les sécateurs que j'avais perdus la dernière fois ; il ne reste plus qu'un burin égaré dans la pente. Nous sommes sur le versant abrité du vent et le soleil fait même une timide percée. 


Travaux de creusement classiques. Mais la terre, plus compacte rejoint la paroi sans aucun signe positif. Nous décidons d'abandonner. Ce sera pour une autre génération quand de nouvelles techniques montreront les kilomètres de galerie sous les quelques mètres de terre que nous n'avons pas creusés. Remontée tranquille en évitant d'aller trop sur la gauche comme la dernière fois.

Petit tour vers la ferrière. Ici c'est les iles Feroé. 

Un vent du diable qui nous jette un épais crachin à la figure ! Depuis la route nous voyons la rivière qui coule sur la talweg. Comment allons nous trouver le trou ? Le ruisseau cascade sur le "gué" emporté par la dernière crue. 

90% du débit disparaissent dans une belle piscine, les 10% qui restent dans la marmite suivante.


En aval le ruisseau a coulé. les tas de feuilles sont repoussés sur les bords et le lit est parfaitement décapé. Mais vide.

L'eau a coulé par dessus notre barrage mais il a parfaitement tenu. Je descend suivi par Aude. Le conduit est décapé mais apparemment libre. Au bas du ressaut un tas de sable rehausse le niveau du sol mais la suite est parfaitement pénétrable. Le diverticule en arrière qu'André veut élargir depuis le début est parfaitement propre ; le bruit d'une rivière toute proche est très net. Egalement par une petite fissure ou le courant a bloqué feuilles et cailloux. Nous poursuivons et arrivons à la grande faille. L'eau n'est pas passée là. Donc tout ce qui est passé par l'entrée a été avalé diverticule morenesque. Aude commence à descendre la trémie ferraillée mais hésite sur la verticale non équipée. Pour une fois le vide ne m'inquiète pas mais plutôt l'état de la trémie... Nous décidons de ne pas y aller. Pourtant au fond un bruit de torrent est bien attirant. Quand quelqu'un y descendra il faudra bien faire attention au signes de passage de l'eau. Le débit est important et nous n'avions vu aucune issue.

L'intérêt pour ce trou s'en trouve nettement relancé.

jeudi 15 janvier 2026

TDB du Pujol, reprise et galette flambée

Mercredi 13 Janvier 2026  TDB du Pujol, Caunes 

Aude, André, Jean Noël, Jean Marie,.... Bosco   TPST : 7 heures


Vidage des poches latérales et du coude en bas du ressaut. A quatre, tout est purgé. Une efficacité exceptionnelle. Bon courant d'air soufflant qui a humidifié toutes les parois sur plusieurs mètres.

12h30, déjà. Nous remontons à la cabane des chasseurs. Le feu démarre pour une bonne grillade (influence civilisatrice de Jean Noël). Le sous bois est suffisamment humide pour qu'il n'y ait pas de risque d'incendie. Et j'ai pris un jerrican pour tout éteindre avant de partir. Très bon repas, jusqu'à JNoël ait une idée géniale : on va profiter des braises pour réchauffer la galette, c'est meilleur chaud. En discutant on a oublié la galette... A l'origine d'une nouvelle recette.



Un 4x4 s'arrête. Un homme en tenue de camouflage fluo en sort. Bonne surprise de voir notre ami JPP qui passe par là à la recherche de sangliers ou peut être de chiens. Un réel plaisir de le revoir mais il refuse notre invitation à venir tirer des gamates...

On repart on turbin, à 3. Au fond. Toujours la même efficacité. L'accès au terminus est parfaitement dégagé. Alors qu'André jette un dernier coup d'oeil au terminus, la paroi de droite décide de s'ébouler... Pas en totalité heureusement.

Point bas


Le même après éboulement (partiel, il en reste) de la paroi droite

Le courant d'air vient du fond mais aussi d'un point bas qu'Aude a dégagé. Ou aller ? Le problème qui va rapidement se poser est l'évacuation des gravas. On commence à être loin, il n'y a pas de place pour stocker, et on ne sera pas assez nombreux pour poursuivre. Dommage le zef est vraiment motivant.