samedi 12 novembre 2016

La situation est grave mais pas désespérée

Samedi 12 novembre
Kondalé
JM Escande
TPST: 7h

Légèrement contrarié par la dernière sortie et n'ayant rien d'autre à faire d'important, je retourne seul sur les lieux de crime.
Le trou est très sec, légèrement soufflant le matin et aspirant faiblement l’après midi.
4 trous et autant de pailles avant la chatière pour entamer dignement les hostilités.
Puis trois trous dans la chatière que j’essaye de déclencher en mème temps avec le vieil accu vide.
C'est l'échec et je les fais partir une par une. Les gravas s'accumulent et comblent le petit ressaut.
La suite, après la petite rotonde fait 40 par 20 cm sur 2 m en descendant, dans l'axe une petite faille remonte remplie de galets. Un cailloux habilement jeté au bout des 2m choit de quelques dizaines de centimètres....
Le trou plus à droite derrière la coulée de calcite semble redonner au mème endroit.....
Je fais 6 trous avec le chinois dans la chatière, pour le passage des barquettes et il ne me reste plus qu'une paille.
Je la place en revers depuis la petite salle. Gros dégâts, la roche est plus compacte.

Il faudra reprendre le gros matos pour franchir ces 2 mètres et si ça continue aussi petit on laissera tomber.
J'ai remonté tous les outils inutiles, la ligne, et différentes cochonneries.

Depuis la voiture,  dans la belle lumière de la fin d’après midi, on la voyait nettement:
Sur le Canigou et la Madres.
Sus aux skis, la neige est là ! !

PS: le vieil accu ne veut plus se charger, il ne s'est pas remis des 3 pailles


dimanche 6 novembre 2016

Presbytie ou Alzheimer ?


Samedi 05/11/2016
Trassanel Pertusac
Jean Michel, Sylvain, Jean Marie
TPST : 11h

Descente tardive vers 10 heures après courses au lidl de la Redorte.

Ce coup ci on passe ! Jmi l’a annoncé (voir article précédent) ; une paille et c’est fait ! Il s’est même retenu de ne pas faire la première sans nous.
Après presque 30 ans d’expérience, je m’étonne de m’être fait couillonner avec ce genre de déclaration.
Le 4° guignol a été plus fin. Prétextant une vague douleur au poignet il est  resté bien au chaud à la maison.

Effectivement on voit bien une petite salle, au bout du méandre. Mais plus que de coups de massette on s’aperçoit vite qu’il  faudra d’autre moyens.

La suite est derrière
Je ne me rappelle plus les détails techniques sur le nombre de tirs. Ils partent tous, mais avec des résultats inconstants. Le temps de bourrage est long, très long … Les gaz sont aspirés assez rapidement.

Bas du ressaut sableux

Angle à droite toute !

Nombreux croisements pour changer le désobeur de tête. Intimes les croisements. On a essayé toutes les positions : ventre-ventre , dos-dos, ventre-dos... Tout !


Fin de journée, on tente un triplet de pailles. Deux puis une. Après un faux départ (une n’a pas marché, on la rebranche) on a bien le Pan Pan attendu. Un peu sec le Pan Pan. Effectivement : 2 jolis canons. Maître Massette ne se démonte pas et nous charge le tout de matériel plus conséquent. « Super j’ai rentré du jaune et du vert sur la totalité du trou ! (percé en 8mm)» 
On se regarde avec Sylvain… Le stagiaire poursuit après réflexion « ils nous ont baisés ; ils ont réduit le diamètre ! » Nouvel échange de regards…
Poussant sa réflexion sur d’autres pistes il finit par déclarer : « Non, en fait c’est la paille, même si elle a fait canon, qui a du dilater le trou ! »
Là on commence à sérieusement s’inquiéter.
Toujours perplexe il a l’illumination : « je me demande si je ne perce pas en 10mm !  Regardes c’est pas une mèche de 10 ? » Preuve qu’il ne voit effectivement rien…
« Mais oui c’est écrit dessus… »
Ceci explique enfin la médiocre qualité de certains tirs.

Le tout est qu’il manque encore une opération. Nouveau perçage, en 8 mm, cette fois. Mais le dernier accu, épuisé de ses efforts précédents, rend l’âme après quelques centimètres.
Si près du but… Dernière tentative à la massette. Je réussis à engager la tête et le casque en bout de bras j’éclaire l’alcôve. Hélas, mal m’en a pris. La salle est plus petite que ce qu’elle paraissait et la seule suite visible est un trou rond du même type que notre Macron !

Jean Mi tente le passage
Puis Sylvain



Joli succès mais ce trou commence à user notre enthousiasme. Quand finit la persévérance ? Quand commence l’obstination ?

Je remonte en tête et m’assieds sur le bloc près de l’entrée. Je suis cuit. Pourtant on n’était qu’à –50 et dans une cavité sans difficultés. Pour la première fois je me dis que j’ai peut être passé l’age pour ce type de sortie.
Je les entends marmonner. « il est chiant ce ressaut... » « aussi crevé qu’à Vignevielle… » « un mal de crâne… » En fait ils sont aussi nazes que moi. Ce qui me fait le plus grand bien !
Pourquoi cette fatigue ? Effet des gaz ? Je ne pense pas, on a scrupuleusement respecté les indications de mon mesureur de CO. Certainement hypoglycémie relative pour moi. J’avais oublié mes sandwichs et piqué dans la baguette des deux compères. Peut être surtout le transfert d’un bon m3 de gravats et les rampings incessants dans le tube ?

On prévoit de revenir élargir le passage et analyser plus lucidement la suite à donner à l’entreprise. A suivre …

lundi 24 octobre 2016

Le retour des géants

Samedi 22 octobre
Vignevielle
Laurent et Christophe  100% SCA
Guillaume et Jean Michel 100% GPS
Sylvain 100% SCA et 100% GPS (un Delabre compte double et peut en cacher un autre)
TPS: 16h

Restons modestes, cela fait 5 ou 6 ans que nous attendions.
Pendant tout ce temps nos héros se sont ratatinés, ont pris de l'age, l’arthrose les  guette, embusquée...
Ce matin,  qui n'a pas dormi depuis 3 nuits, ne s'est pas remis de la fête du vin (pour raisons strictement professionnelles), a la courante après une poêlée de champignons louches, a un fond de crève , une douleur tenace .... etc ...
Bref ça va chier !
Chacun son kit et nous voila partis.

Les 5,5 premières heures passent vite, une modeste collation est suivie d'une séance d'habillage en milieu hostile. Le siphon se présente comme une belle vasque peu profonde avec une grosse lame qui la coupe en deux longitudinalement.
Une simple immersion et l'on passe de l'autre coté.
Beaucoup plus facile à dire qu'a faire.

L'avantage d'un groupe c'est qu'il suffit qu'un se décide,  pour les les autres soient obligés de suivre.

Derrière, c'est du brutal, déchiqueté, corrodé, bardé de lames acérées, rognons contondants, marmites parfaites, garnies de galets polis purement sphériques. Un ensemble minéral, fantasmagorique, excessivement agressif,  magnifique et anxiogène à la fois.
Par endroit les blocs accumulés par terre, simplement posés au grès des flux formidables, s'effondrent sous mes pas, se tassent, s'imbriquent ....

A la magdalénienne, armé d'un coup de poing de pierre ramassé par terre, je casse tout ce qui dépasse pour nous frayer un passage dans cette foret de piques minérales.
Devant c'est la frustre lutte issue du fond des ages, derrière la plus sophistiquée des techniques modernes avec un disto qui enregistre plus vite qu'un spéléo de base ...

Et puis se présente le fond ultime, le siphon siphonnant, le bout du bout.
Nous ne sommes pas déçus, plutôt soulagés, qu'il y a t-il de pire qu'un "arrêt sur rien", "achèvement sur continuation" ! !
Le job est fait, il faut rentrer à la maison.
Ce n'est pas un retour mais une retraite.
Au fil des heures la grotte nous blesse, nous maltraite, s'incruste dans nos chairs, nous use la tête, déchire nos combis, lacère les kits.
Plus la sortie approche, plus les difficultés s’accentuent, vicieuses, cruelles, impitoyables.
Quelques glissades, chutes, chocs, heureusement sans conséquences immédiates et nous voila dehors, libérés, meurtris mais saufs,
et fiers.

mercredi 19 octobre 2016

Olargues après la mousson ; photos complémentaires (C. T.)

Rautély

Rautély

PN77

Asperge

Asperge

PN77

Olargues après la mousson

du 14 au 16 Octobre
Olargues Gite de Lasalle
Jean Marie, Claire + Michel R. + des Tritons (une demie-douzaine) + Lionel C. + un couple de woofer ...
TPST : 14 heures en 4 cavités

Plus de 200 mm en quelques heures pendant la nuit. Sur les versants de la vallée du Jaur tous les ruisseaux gonflées par les pluies, cascadent à mi pente simulant autant de résurgences ! 
Michel Randa arrive peu avant nous au gite du SCBAM (Spéléo Club de Béziers et des Avant-Monts), les Tritons arrivés la veille dorment encore.

Vendredi : nous attaquons le programme par la grotte des Ecossaises. Quelques barreaux métalliques et une enfilade de salles qui partent dans tous les sens, Sans aucune logique. Concrétions et creusements superbes.





Nous rentrons au gite vers 17 heures, juste pour goûter. Du goûter on glisse vers l'apéro puis au jus de canne/citron vert...
Un débat s'engage entre les alpins et les locaux sur la notion de "territoire de club" et "fermeture de cavité" mais se termine rapidement. Pas faute de débateurs mais plutôt de clarté dans l'élocution. Les voyelles disparaissant des discours proportionnellement au nombre de petits punches. Heureusement la paella maison concoctée par Brigitte tamponne les effets des breuvages.

Samedi : Beau temps.



Nous filons voir la résurgence (Rautély) qui habituellement coule doucement. C'est une véritable rivière qui sort du massif ! Avec mousse de crue à plusieurs mètres de hauteur dans le conduit principal.











Retour au gite. Lionel C ; est là. un couple de woofer de la ferme voisine nous rejoint (pour leur première sortie sous terre) et toute cette troupe ce dirige vers le PN 77. Cavité complète : puits d'entrée, concrétions, belle rivière (amont du Rautély). Nous avions amené les néoprènes pour profiter de la sécheresse et accéder au réseau post siphon amont. Mais le niveau est monté de 12 mètres...


Dimanche : Visite de la grotte de l'Asperge. Absolument exceptionnel. Des concrétions bien sur. Des bleues, vraiment bleues.



Mais aussi des galeries s'entrecroisant sur plusieurs étages, transpercées de passages d'un niveau à l'autre. Une rivière (encore en crue), amont de celle du PN avec un siphon déchiqueté ! Grand moment de spéléo.

Très bon WE que ces 3° rencontres Occitano-Rhodanienne. A renouveler pour une 4° cession en 2017 !
La visite de ces cavités remotive pour nos désobs. L'asperge il a fallu qu'ils se le gagnent. Remotivé aussi pour les courants d'air qui remontent. Ils ne partent pas tous vers la surface, même si elle est proche. Il suffit de quelques dizaines de mètre d'épaisseur pour trouver plusieurs kilomètres de réseau.