samedi 15 octobre 2016

Avec ma massette ....3

Samedi 15 octobre
Kondalé
JM Escande   TPST: 7h30

Petite halte chez Jean Claude qui s’apprête à guider des photographes montpelliérains à Cabrespine.
Equipement et descente cool.
Fraicheur dehors, 0 courant d'air dedans, pas d'eau malgré les 80mm tombés la veille.
Au fond je trouve les fiches laissées par Jean Marie ainsi qu'un sachet contenant des pailles !?!
Elles sont fragiles et doivent être transportées dans des containers rigides, étanches si possible et ne pas être stockées à l'humidité ! Ce "lot" risque d'avoir des problèmes.
Il n'y a pas de bons et de mauvais lots, juste des rigolos !

Bref, en parlant de rigolos, je tombe sur un chantier "à la parisienne" avec des tirs en pointe et un boyau auto-bloquant complètement verrouillé.
Retour dans Macron ou 4 pailles (dont une en douze) recalibrent le passage.
2 trous tombant dans des vides ont dus être abandonnés.
Changement d'accu, 2 trous en pointe un à droite, l'autre à gauche.
Je peux maintenant attaquer efficacement la paroi de gauche en pointe.
Mais le deuxième accu me lâche (il n'était pas chargé à fond).
Je me venge en bourrant 2 trous qui avaient partiellement canonné.
Burinages tout azimuts. Au passage je tombe le petit burin dans la suite et parviens à le récupérer après moult coups de massette.
Avec le soleil le trou aspire.
Sortie à 17h.

lundi 10 octobre 2016

Macron… JM m’a tuer !

Dimanche 09 Octobre
Kondalé
Jean Marie TPST : 5 heures

Fini, kaput, destroyed, y a plus Macron ! ! !

Sortie en solo. Je ne suis pas fan de ce genre de plaisir solitaire mais une fois de temps en temps…
JClaude finit un chantier, Claire s’est cassée un orteil, Sylvain vendange et le gros de la troupe essaie de sauver Pimprenelle avant la fin du monde.
De toute façon mon genou est encore naze et randonner est illusoire. 
Cette cavité est bien adaptée, allongé dans le tube la position est de tout repos et le jumar est particulièrement bien adapté à la rééducation articulaire.
Je me rédige donc le certificat médical idoine et descends clopin-clopant.

Arrivé sur place, je pensais découvrir la suite. Hélas ! Certes, le dernier tir de JMi a bien marché (photo ci dessous). Mais la margelle est toujours là.. Je peux passer l’épaule, ou la tête mais ensuite impossible de bouger.



Je gratouille les débris, et évacue quelques gamates. Perçage : 70cm/12mm sur la base à droite et 3 en 40cm/8mm (un en avant à droite, les 2 autres sur la base à gauche). La perfo réparée par JMichel percute parfaitement, les acus assurent. Mise à feu depuis la base du puits. Ce n’est pas le "PAN" annonçant un effet canon, mais un sourd grondement...
Repas (fort agréable) à Trassanel le temps que les gaz s’évacuent.
Retour au tube. Les blocs de bonne taille jonchent le sol. Toute la paroi de droite est partie. Mais il reste encore un peu de margelle qui coince le torse (Hé oui j’ai passé la tête et les 2 bras !). Je m’épuise à buriner quelques temps, quand je pense à l’invention secrète de Jean Michel que j’ai aperçue dans le coin à matos. Pas étonnant qu’elle soit restée secrète : à la voir on peut penser que ceux qui l’ont inventée avant se sont bien gardés de publier. Et pourtant elle fonctionne bien. Très bien même. Les écailles sautent les unes après les autres et en une petite demi heure Macron est vaincu !

Plat !e Macron ! Comme l’EEG d’un crétin des vallées !

Et maintenant ? Un méandre se devine mais une étagère à gauche empêche de voir. Un trou en 40/8, le premier de l’ére (aire) post Macron. Une paille ; mais de quelle qualité ? Il en est de nos pailles comme du vin. Les bons millésimes et les autres …
Grésillement du fil sur l’acu ; quelques étincelles. Et rien. P… de paille ! C'était pas le bon lot...
Sitôt pensé, la détonation arrive enfin (j’avais oublié le temps de chauffe) et à ma grande joie, suivie du bruit de chute de blocs ! Ce qui est normal partout ailleurs mais qui n’arrivait jamais dans ce tube. L’étagère pourtant épaisse n’est plus, les blocs bouchent le passage, certain sont tombés au fond d’un méandre.

La suite bouchée par les nombreux blocs
Enfin des tirs efficaces. Il faut dire que depuis un moment je confiais le perçage à mes différents stagiaires ce qui explique peut être le manque de progression. Il était temps de reprendre main l’opération. Pas la peine de vous précipiter sur vos spits et descendeurs pour nous piquer la première. Ce n’est pas la Verna !
Méandre étroit haut de 1 mètre. Rien de transcendant mais c’est la première fois depuis 3 ans (première aux Oliviers) que ce qui est devant est plus grand que l’endroit ou on s’arrête !
Je sors l’olympus mais le trou qui aspirait jusqu’alors, souffle maintenant un courant d’air tellement humide que l’objectif se voile intantanément…

Bonne journée : plus de Macron, une suite souriante et surtout un bon calcaire et un bon profil qui permettent une désob efficace dans des conditions normales (allez les stagiaires, pas de hurlements,  je sais bien que mon titre de Maître Boutefeu n’est pour rien dans le succès de ces derniers tirs)
NB : 
1/ les fiches de branchements de la ligne sont dans la boite de Nesquik jaune près de la gamate bleue
2/ la ligne pour paille commence à être courte

dimanche 9 octobre 2016

Pimprenelle ne répond pas à Bugarach.

Samedi 8 et Dimanche 9
Exercice secours régional à Bugarach.
Michel, Guillaume, Jean Michel

100 spéléos attendus , beaucoup ne sont pas arrivés...
Une multitudes de pompiers de plusieurs départements en surface, très peu sous terre.
Pré-alerte à 10 h, alerte à 11 h et départ tranquille de Carcassonne à 12 h 30 après le repas de Guillaume, Michel et Jean Michel.Une fois sur place, il nous est demandé sans délais de gratter des déblais au bas du premier ressaut à l'entrée du trou.
2/3 h après retour au PC, Michel mènera une équipe de 10, qui partira du fond et sortira le blessé sur la première moitié du parcours.
Pas de topo complète pour les équipes, pas de fiches d'équipements et des renseignements très  partiels.
2 blessés sont programmés 1 au fond (le notre), et l'autre qui en remontant se perd (ce ne sera pas le seul ) et se fait mal.
Notre équipe est solide et la progression rapide, nous passons le terminus du téléphone filaire qui devait être provisoire mais sera définitif, l'équipe devant le prolonger s'étant perdue.
Les 2 équipiers (dont Guillaume) partis devant avec l'équipement de progression,  manquant (le trou est équipé mais pas complètement ! )  au blessé,  ASV et trans, nous ont devancés.
Tout se petit monde se retrouve ensemble au fond.
1.30 h à attendre la mise en place du point chaud, le Pimprenelle est installé à plusieurs endroits, sans pouvoir établir le contact.Nous sommes à 1.5 km de l'entrée, certainement largement au-delà des possibilités du système.
Pas d'ordre du CT d'évacuation donc le système est bloqué. Il ne reste plus qu'a envoyer une estafette jusqu'au terminus du filaire.
2 heures plus tard, l'ordre arrive et la machine se met en route.
Évacuation rapide et plaisante jusqu'au point de jonction avec la relève.
Sortie vers 5 h du matin.
Après un bol de soupe nous fuyons honteusement.
Pour notre part cet exercice à été réussi malgré plusieurs lacunes qui nous ont contraint à quelques improvisations. Ce qui est finalement l'un des buts de l' exercice: tester les capacités d'adaptation..
La sortie des 2 civières a du être rude, la zone d'entrée étant étroite et sinueuse.



mardi 4 octobre 2016

Macron toujours... et Cabres

Vendredi 30 septembre

Claire, Jean Claude, Jean Marie
TPST 4 heures

L’objectif est de se balader l’après-midi dans l’amont de Cabrespine pour farfouiller la rivière en cette période de sécheresse.
La matinée est libre, du coup je vais faire un tour à Macron avec la perfo pour seule compagne…

J’ai un genou en vrac, et la position allongée au fond du tube est un vrai plaisir.
Jean Mi a effectivement bien travaillé. Je commence à percer mais l’acu rend l’âme au bout de qq secondes…Après de multiples essais identiques, force est de constater qu’il semble mort ; et pour 2 heures je n‘en avais pris qu’un ! Je maudis le responsable matos qui ne l’a pas chargé comme convenu !
Quitte à être là je joue du burin/massette et je sors une bonne gamate. Le profil commence à changer : du rond parfait on devine la verticalisation qui suit. Encore une séance et on peut atteindre le méandre.

Profil classique "en haricot" derrière : arrêt sur rien (!) pour l'échelle c'est un mini burin pas une barre à mine.


Courant d’air parfois fort, alterné.


Après midi :
Descente à Cabres. Claire boitille (elle s’est cassé un orteil contre le pied d’un divan qui lui n’a pas souffert) Pour moi c’est difficile avec un genou raide. Seul, Jean Claude gambade et sautille légèrement de bloc en bloc. Il me regarde passer les ressauts sur les fesses e boiter bas. Il me baptise sue le champ ‘Geoffrey de Peyrac » ! Pour les moins de 50 ans voir sur Wikipédia.
Le niveau de la rivière est plus haut que ce  que nous pensions il a du pleuvoir sur les sommets). Nous arrivons à la porte bloquant le passage vers la salle des chauve-souris. La galerie est parfois parcourue par un courant d’air violent. Il est inconstant et on a du mal à repérer d’ou il vient et ou il part. Certainement vers le sommet d’une faille mais impossible d’aller voir avec ma patte.
Au retour après un ramping je tombe sur une galerie ensablée qui coupe la rivière. Mais il n’y a aucun courant (d’eau)…
Revenus à l’entrée Philippe nous sort une topo. Ce que j’avais pris pour une boucle de la rivière est noté comme « lac » Il s’agit certainement d’un conduit supérieur : les signes de mise en charge avec courant y étaient bien nets.
Conclusion : fureter à la recherche d’un amont possible nécessite de chercher dans la salle des chauves-souris ou de se refarcir toutes les escalades qui ont certainement été faites et dont certaines sont franchement pas sympathiques : trémies instables +++

samedi 1 octobre 2016

Avec ma massette.... 2

Samedi 1 octobre 2016
Kondalé
JM Escande
TPST 4h

Après de pérégrinations matinales (Mazamet/Arfons/Carcassonne), je suis à 13h au Kondalé.
Arrivé au fond je prépare la perceuse qui refuse obstinément de tourner. Syndrome Briffon de la veille, malédiction de la Patchamama???Je bricole un petit moment puis renonce.
3h heures de massette burin suivent avec un certain succès surtout au plafond..
Je range le matos avant de rentrer. Par pure conscience professionnelle je ré-essaye la perceuse, qui se met a tourner!!!
4 trous sont vite percés, bourrés et déclenchés 2 par 2,
Pas le temps de dégager, Macron a la gueule ouverte !