mercredi 24 octobre 2018

Macron est-il bouché ?

Samedi 20 Octobre
Guillaume, JMarie
Trou du Kondalé
Trassanel
TPST : 5 heures

Sortie de reconnaissance pour évaluer les dégâts.
Le ruisseau de surface, déjà bien décapé par la crue de mars 2017, s'est encore plus creusé.
Un trou apparaît au niveau de l'entrée.



Sous terre : pas un grain de sable. Ça promet...

Au bas du puits de la patchamama Guillaume découvre une victime des derniers événements : 


Oui, cherchez bien.


Pendant que Guillaume tente une réanimation  je continue pour voir si un marcassin ne m'attend pas un peu plus loin. 


La Patchamama a été recouverte


Pas de marcassin mais effectivement le ressaut au dessus de la porte est complètement rempli de sable.


Version optimiste : la porte a bien marché et une séance de désob règle le problème.
Version pessimiste : la porte a laissé passer le sable. On laisse le trous aux générations futures.
L'ensachage des sédiments semble avoir fonctionné. Il faudra ramener gamate, corde et sacs.



Remontée pour sécher au soleil. Passage au PC pour un café/chocolat. Puis nous allons à Sallèles voir le Trou du Chasseur.



Toute la paroi de la rive gauche s'est décollée. Le plafond de la première salle a disparu laissant voir le jour.. Le ruisseau est méconnaissable. L'entrée originelle est colmaté. L'entrée supérieure se retrouve un mètre plus bas qu'avant la crue : comblement du ruisseau ou basculement de la paroi ?
A l'intérieur on a du mal à reconnaître les passages. Le boyau avant la Margelle Affreuse est parsemé de gros blocs tombés de la voûte (qui est un agglomérat de blocs mal coincés dans un liant terreux).
Je préfère que l'on n'aille pas plus loin. Il n'y a aucun courant d'air. Nous sommes une dizaine de mètres sous le ruisseau de surface. Le bouchon d'entrée est donc bien étanche. Et il y a un point de vidange plus bas.









Pour finir visite de la grotte du Cimetière. Certains points bas sont noyés ce qui donne un effet esthétique certain. Dommage j'avais laissé l'appareil photo dehors.

8 commentaires:

jean michel a dit…

Il fallait laisser la porte ouverte

Jean Marie a dit…

beati pauperes spiritu ...

Sylvain a dit…

Ben il fallait pas la faire alors...
Est-ce que vous avez vu si c'était du sable qui provient du méandre de la pachamama, comme la dernière fois, ou si ça venait de plus loin?
La porte a tout retenu la dernière fois, pas de raison qu'elle ait laissé passer cette fois. 2 h de boulot et hop....
Par contre vous auriez pu faire 10 m de plus au Chasseur. Il y a toujours ma dynamique qui pendouille au fond...

jean michel a dit…

Les conditions ont radicalement changées:
La porte a été posée pour éviter, comme à la crue des 1000 gamates, qu'un objet un peu volumineux se coince et que toutes les parties étroites se comblent.
A la deuxième crue , elle à parfaitement jouée son rôle.
"Les titulaires", en 2 heures, avec la bite et le couteau, ont ré-ouvert le passage....
Vue la photo du bas du puits de la patchamama, ou la bâche n'est pas recouverte de sédiments, je pense que ce sont essentiellement les déblais du méandre qui ont bougés.
J'avais pris la précaution d'arrimer les gamates en bordure du ressaut pour quelles ne soient pas emportées par une crue.

Il n'y a plus de contre pente dans macron et tous les passages sont bien élargis.
Les 3 puits parallèles peuvent recevoir des m3 de matériaux.
L'eau ne circule pas dans les puits équipés. On la retrouve à l’extrême amont de la faille terminale.
Il faudrait remplacer la porte par une grosse grille solide.
Les crues ne devraient alors emporter que les sables et graviers....

masdan a dit…

L'idée de mettre les remblais dans des sacs d’engrais était bonne Par rapport au moment de la découverte, le ruisseau extérieur s'est recreusé d'au moins 1.5m !!!...Bientôt aux mages? prenais vos appareils photos...., et pour ceux qui craignent empruntez le capteur de CO2 du SCM, mieux invitez les, c'est vrai, ce n'est pas loin pour ceux qui habitent à côté (bis répétita) Tant que le ruisseau coule , creuser sur la rive droite du ruisseau entre 5 et 10m des pertes de l'autre jour, Tout part dans le -13 m...

masdan a dit…

Je répond au titre: non, Macron est Président....

Ours a dit…

Bonjour,
Lors de la désobstruction du siphon du Crépuscule des Dieux au Cthulhu il y a ... près de quarante ans, nous avons utilisé cette technique (remplissage de sac d'engrais). Ils y sont toujours.
Mais rien ne vaut des crues cataclysmiques pour la désobstruction, nous l'avons observé et alors quavant on avançait péniblement en rampant, après on se tenait debout !
Hélas les crues "moyennes" remettent en suspension le sable et le problème est récurant.
J'ai vu que dans d'autres cavités notamment dans le Vercors des sacs énormes (type sacs à déchets pour débris de maconnerie) étaient utilisés. L'avantage c'est qu'on peut les fixer à la paroi car ils sont équipés de sangle pour être soulevés (treuil ou héliportage). Dans les galerie pentues ça aide...

Jean Marie a dit…

Les gros sacs c'est un idée intéressante. La toile est résistante et ça ferait un bon barrage. Merci on retient l'idée.
Sortir la porte pour que la crue nettoie ? Je suis pas un pro en rhéologie mais après la phase du pic de crue il y a ... la décrue et les sédiments qui sont chassés des endroits pentus et larges se déposent dans les endroits étroits et plats. Ce qui est le cas au Kondalé avec les 20 mètres de tube. Si on sort la porte on aura le ressaut bouché ET les 20 mètres de tube à re-désober à plat ventre. Effectivement après une vingtaine de crues tout le sable filera au fond des puits...