Blog du Gruissan Prospection Spéléo
Nos sorties sont ouvertes à tout spéléo pour si peu qu’il soit assuré (assurance initiation possible) et qu’il connaisse les règles élémentaires de savoir vivre.
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SPELEO, PLAISIR, ET RIEN D'AUTRE !
Hier, départ de Chiang Maï avec le traditionnel bourrage de coffre de voiture et arrivée à Son Pong après 200 km de route de montagne (excellente heureusement). Nous allons y passer une semaine. Des équipes françaises puis australiennes ont prospecté cette zone dans les années 1980. Elles ont explorées surtout les résurgences du bas de vallée à 400 mètres d'altitude. Nous irons plutôt sur le plateau, à 1000 mètres ou John a repéré des dolines géantes.
Masdan, tu es une mauvaise langue. Les conditions de vie sont ici extrêmement rudes :
nos cabanes :
lit king size...
petit déjeuner
Marche d'approche exténuante :
Guillaume se serait régalé des multiples franchissements. Mais on a fini par laisser le carrosse pour suivre la piste en plein cagnard.
Première doline, pour la première équipe
Avec Cal et Ampy on arrive à la seconde. Un cratère d'une quarantaine de mètres de profondeur.
Le fond est quasiment plat.
Occupé par une jungle difficilement pénétrable. On a réussi à topographier le tour sans trouver la moindre suite.
derrière c'est bien un arbre
Demain la première équipe retourne à leur doline ou ils ont trouvé un début de cavité. Nous on va vers un autre objectif. Mais sans la voiture cette fois, le parcours était trop pourri !
Wacek, Lenna (Pologne) John, Gery (Belgique) Cal (angleterre) Amp (Thaïlande) Claire, Jean Marie (France)
Nous avons réussi à nous retrouver au fond d'une gargote de ChiangMaï pour démarrer cette nouvelle expé internationale sur une nouvelle zone au nord ouest de la Thaïlande, au ras de la frontière Birmane, un peu à l'ouest de la zone de notre précédente expé.
Wacek depuis Cracovie a retrouvé Gery à Taïwan, Cal était en Thaïlande depuis plusieurs mois avec son amie Amp. Lenna nous rejoint depuis le sud de la Thaïlande ou elle faisait de la grimpe sur les falaises insulaires. John après Bruxelles Bangkok a fait un crochet en voiture et bus pour récupérer le matériel près de la frontière laotienne. Nous, nous sommes arrivés ce matin après une semaine passée à buller sur une île paradisiaque
mais aussi un interminable trajet en bus de nuit depuis Bangkok.
Retrouvailles et examen des photos Google Earth pour préciser les objectifs. Demain nous partons en 4x4 vers le nord : petit village de Sonpong. Suite s'il y a une wifi.
Je passe à Carcassonne récupérer du matériel chez Guillaume. Il ne gèle pas comme chez moi ou il fait -6 avec 30 cms de neige mais le vent du nord est tellement violent que l'impression ressentie est bien pire.
Pas de vent au bord de l'Orbiel, ça change tout ! Seul ce jour, ça tombe bien, ici il n'y a de la place que pour une personne. Lors de notre dernier passage nous avions vidé une poche de débris. Il reste donc de la place pour poursuivre au fond. Je sors la terre tombée lors de nos précédents passage et aussi une terre bien sèche autour du trou ultime. Je nettoie toutes les mottes qui pourraient tomber plus bas et nous gêner ensuite. L'orifice est bien net mais un bloc latéral empêche de se baisser. Il ne résiste pas à l'action de notre dernière production de "3° génération". C'était un baptême de l’ustensile qui parait particulièrement performant. En plus le chaos au dessus a eu la bonne idée de ne pas bouger.
Je descends d'un bon mètre. Un bloc au pied est fendu par un second G3 mais je n'ai pas de pied de biche à glisser dans la fente. Dessous le vide se poursuit avec une paroi saine à droite et le chaos à gauche. Sortir ce bloc ne suffira d'ailleurs pas à passer, un autre bloc latéral sera à travailler. Avec de forts risques de déstabiliser le dessus. Il faudra poser des barres de soutènement. Costaudes, pas des piquets de vigne. Guillaume et Christophe, si au cours de vos travaux vous croisez ce type de ferraille mettez les de coté !
Le chaos au dessus de moi. Ce bloc mériterait bien une ou deux barres de ferraille. Cette photo est déjà pas terrible et mon appareil a rendu l'âme juste après
Le courant d'air soufflant est permanent, régulier, mais bien plus fort du coté de la faille de caroline.
Comme un blaireau je me suis planté en positionnant le Kondalé en fonction de la coupe de bois vue sur Google Earth. L'entrée est pile à l'angle sud de la coupe et le bord du ruisseau. mais depuis la prise de vue Google, notre ami Christophe a joué le castor et la coupe s'est agrandie justement vers le sud. Sylvain et Stoche me l'on fait remarquer. Lors de notre dernière sortie j'ai pu vérifier la position exacte. Mon GPS notait 325 mètres, les altimètres barométrique et satellitaire de Sylvain donnent 325. J'ai pris une moyenne à 330.
Du coup le fond de la Pince à Sucre est à 320. Soit 60 mètres environ au dessus de la rivière. Mais décalé de 200 mètres au moins vers le sud.
Samedi 14 Janvier 2023
Trou X Lastours
Claire, Jean Noël, Jean Marie TPST : 2 heures
Sitôt arrivé, sitôt prêt à creuser. Jean Noël démarre son activité continentale par la vidange d'un stockage intermédiaire au Trou X. Nous n'avons que la matinée, l'après midi sera occupée par l'AG CDS. La poche est vite vidée. Le courant d'air soufflant est net, tant sur la faille de Caroline que sur cet ancien point bas. Je creuse en pointe les débris tombés depuis le boyau d'accès et retrouve la gamate que j'avais laissée pour justement protéger le fond. Dessous il y a bien du vide entre les blocs. Je fais le point sur le matériel nécessaire à la poursuite du chantier et remonte retrouver Claire et Jean Noël.
photos JNoël
Entrée
La combi va y rester
Sous le pied gauche de Claire la suite à ouvrir
AG CDS à Trassanel
Alain A, Christiane, Claire, Jean Claude, Jean Noël (+Véronique), Philippe (+Geneviève) Jean Marie Une bonne trentaine de participants, un peu moins pour le repas du soir. Dommage pour les absents qui n'ont pas eu le privilège de goûter à la daube préparée par Papy. Qu'est ce qu'il s'embête à faire de la spéléo ? Il ferait mieux de poursuivre son investissement culinaire !
Par ailleurs, rien de très nouveau sur le département. Si ce n'est quelques projets encore vagues mais qui pourraient aboutir cette année et qui peuvent intéresser le GPS : nettoyage après vidange des siphons (et explo de la partie terminale) du Rec d'Argent à Gruissan ; plongée des siphons de Cabrespine par Guillaume T.
A suivre
Et en bref coup d'œil sur nos activités de l'année 2022 le petit film suivant :
Retour au Kondalé. Sylvain part creuser seul le fond de la faille concrétionnée. Avec Guillaume nous gagnons 50 mètres en dessous, 60 même le bout du bout du Puits de la Pince à Sucre.
Sortie d'une étroiture (dans le dos de Guillaume)
Et poursuite dans l'étroiture suivante
Le perçage de la paroi de droite se poursuit. En début d'après midi, Sylvain nous rejoint et remplace Guillaume qui remonte seul. Guillaume, tu as du remonter le canif et le papier du sandwich parce que je me suis retrouvé avec un kit de malade !
Bon le perçage se poursuit. Mais coté gauche c'est totalement vertical et massif, du coup ça se travaille bien mais à condition d'être très peu gourmand. A droite une bonne vingtaine de cms peuvent partir à chaque opération mais le croisement d'une fissure annihile tout effet explosif. Depuis ma position de serveur de tir (il faut faire passer au préposé tout le matériel pendu au bout d'une corde) six mètres au dessus du front j'entends distinctement le petit "clac" et le changement de sonorité au franchissement de la fissure ! Résultat on se gaze et on n'avance pas ou peu. On avait déjà eu cette situation, passé la fissure ça ira mieux. Résultat on a peu progressé, la faille totalement verticale est visible sur 3 à 4 mètres. Dessous les cailloux rebondissent mais un petit temps de silence sépare le dernier contact du bruit de la chute sur le sol. Signe d'un espace libre au fond ?
Le courant d'air soufflant est très net, mais il me semble venir du milieu de la faille, pile en face de mon ressaut et non du fond. J'en avais l'impression depuis plusieurs sorties mais le temps passé sur ce ressaut me permets de le confirmer. Avons nous raté quelque chose ? Au point ou on en est on va descendre jusqu'au bas de la faille. Il sera toujours temps ensuite de balancer au fond les cailloux d'un chantier latéral.
Remontée tranquille, agrémentée de blocages originaux, en 2 heures.