lundi 19 janvier 2026

Cabrespine: A la recherche de la faille perdue

Samedi 10 janvier 2026 

Gouffre de Cabrespine

Guillaume, Sylvain 

TPST 9h


Décidement, nous avons en ce moment les mêmes idées que nous collègues du SCA. Après Trassanel, voilà que nous retrouvons Alary, Félix, Romain et Charly qui s'en vont pour leur part souhaiter la bonne année à l'Aztèque, au fond du réseau.

Nous descendons avec eux puis les perdons peu après les gobelets.

Nous mettons un peu plus d'1h30 pour arriver à l'affluent Sonore. Il a plu vendredi et çà coule de partout. Il y a longtemps que l'on n'avait pas vu çà. Matte Arnaude ne recrache pas le moindre souffe d'air.


Passé l'Affluent sonore, nous remontons jusqu'au gour blanc, puis tentons de partir vers l'aval, sans trop monter et en suivant le plus possible la paroi nord, plus proche du terminus du Kondale.

Guillaume découvre les méthodes de progression assez atypiques dans ce réseau, qui consistent à sauter de blocs glaiseux en rochers glissants en utilisant l'ensemble du corps à la réception pour optimiser la surface de frottement...

Après quelques dizaines de mètres, nous repérons un premier départ en large galerie montante plein nord. L'accès n'est pas simple, d'autant plus qu'il faut éviter quleques zones esthétiques complètement blanches.

Mais là encore nous retouvons des traces de visites anciennes. La pente se raidit puis après une dizaine de mètres gagnés en hauteur, le choix doit se faire entre un puits retombant probablement de là où on vient et une grimpette plus pentue encore dans de la calcite finement recourverte d'argile, comme souvent ici.

Plus de traces de passage en hauteur, il nous faut aller voir. Je tente ma chance, soutenu par Guillaume mais la pente est trop raide pour que je puisse arriver sur la première prise envisageable, 3 m au dessus. Je propose de planter un goujon mais Guillaume veut essayer à son tour. Pas bête car mes 20 cm de plus lui font gagner un peu de hauteur. Pour autant, c'est toujours aussi glissant. Je m'apprête alors à le rescendre, mais étonnamment, il tente une technique désespérée et inédite consistant à gigoter par de nombreux petits mouvements frénétiques et saccadés visant à multiplier les contacts au sol et ainsi à gagner plus de cm qu'il n'en perd à chaque répétition.

C'est très laid mais çà paye! Il parvient jusqu'en haut pour s'apercevoir que çà pince...

Cà c'est fait.

Guillaume en haut de son "escalade"

Nous redescendons à l'aide d'une corde passée en double. Une fois en bas, nous repérons une autre faille en forme de trou de serrure, toujours plein Nord, accessible en équipant, soit depuis le bas, soit en main courante pour gagner 5 mètres. Ce sera à revoir.

Nous reprenons notre route vers l'ouest et sommes obligés de remonter vers la corde empruntée la foi précédente. Toute cette zone centrale ne communique pas directement avec la galerie principale dessous.

Nous rejoignons alors la zone où l'escalade a été réalisée la foi précédente. Mais avant de remonter la corde, je veux revoir les points bas dans lesquels j'avais fait tomber du matériel. En labyrinthant entre les énormes rochers, nous réussisons à rejoindre la faille terminale, que nous escaladons péniblement. Pendant que Guillaume retourne chercher une corde d'escalade, je parviens finalement à gagner encore 5 mètres pour me retrouver finalement en haut de l'escalade précédente! De là j'ai une meilleure vue. La faille se poursuit mais semble bien se pincer au bout de quelques dizaines de mètres. Le travail est conséquent. Nous décidons d'abandonner cette zone et je redescends par la corde en déséquipant.

Pour continuer l'explo de cette zone, nous essayons de descendre directement vers la galerie principale sans revenir sur nos pas. Nous n'avions pas réussi, avec André, à trouver de passage sans équiper ces immenses blocs, mais Guillaume, en se perdant, trouve finalement une issue ( avec une flèche!) nous permettant de passer un ressaut de près de 10 m. La descente se poursuit jusqu'à de nouveaux magnifiques gours blancs. Nous tentons une escalade dans la calcite, mais qui nous ramène à l'étage au dessus. Une autre coulée pourrait être escaladée en artif et en chaussons et pyjama si on veut la garder intacte...



L'heure passe et nous ne savons toujours pas exactement ou nous sommes. Toujours vers l'aval, les volumes sont immenses avec des arrivées en hauteur inateignables. Vers le bas, je repère une rubalise, sans me douter, à cet instant, que ce sont sans doute les collègues du SCA qui ont joué aux petits poucets. 

l'échelle ne rend pas, mais c'est grand vers l'ouest...

Nous tentons une descente périlleuse sur corde en double pour descendre encore d'un cran dans une magnifique galerie. Dessous çà descends toujours...Mais nous nous arrêtons là pour explorer cette galerie. Vers l'aval, çà se poursuit en s'agrandissant. Vers l'amont, nous nous extasions devant la beauté des gours avant de tomber nez à nez avec...un câble tendu surmonté d'une corde! Caramba, nous sommes dans la galerie de cheminement classique, bien après notre escalade de départ!

La boucle est bouclée. Il reste de nombreux points à revoir en hauteur, mais qui demanderons tous un minimum d'équipement.

Nous ressortons à 18h, après en avoir encore pris plein les yeux.





La zone explorée







































































































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