mardi 17 avril 2018

Tribulations Kondaliennes

Samedi 14 avril
Kondalé
Sylvain et Jean Michel
TPST: 11h


Prologue:

Levé à 5h , petit déj et chargement d'un portail à boucs de ma conception. 


A 6h30 je suis à Caune et il me reste 2 h avant le rendez-vous au polit bureau de Trassanel. 

Il pleut.
Vers 8 h, alors que l’installation est en bonne voie, un déluge brutal me contraint à me réfugier précipitamment  dans la voiture. 
Vu l'heure je décide d'aller chez Sylvain pour faire les kits à l'abris.
Las, je fais une marche arrière plus qu'approximative, sous la tornade, avec toutes les vitres fort embuées. Je loupe le pontet d’accès et me retrouve avec une roue dans le vide, au dessus du profond fossé!!
J'appelle Sylvain à la rescousse et lui demande d'amener une planche épaisse et solide.
La pluie se calme et je prépare le dégagement avec tous les restes de piquets disponibles.
Voila Sylvain et sa planche, en quelques coups de masse , elle est glissée sous la roue et l'affaire est entendue....

1er acte:

Finalement nous ferons les sacs au polit bureau, au sec et partirons dans un seul véhicule en tenue complète de hardis explorateurs.

Par chance la pluie a cessée et nous parvenons à l'entrée du trou modérément trempés.
Pas d'air, par contre les traces d'une crue du ruisseau sont flagrantes!
A l'intérieur tout est passé au Karcher: les parois, les araignées et les chauves souris.
Une légère inquiétude nous saisi!
Au pied du puits de la Patchamama , ce n'est plus du décapage mais du terrassement!

Comme lors du précédent épisode dit "des 1000 gamates", l'on se tient presque debout dans le ramping menant aux sacs de sable!!!
Les sacs et les bâches ont tenu, mais beaucoup de sable a été entraîné au bas du ressaut qui est méconnaissable...

Bis répétita

La porte est enfouie, seul 2 à 3 cm dépassent  des remblais!!

1h30 de terrassement à main nue, de charriage de sable, remplissages des sacs et barquettes restants pour pouvoir dégager et ouvrir la porte du paradis..... qui donne sur un cloaque de limons gluants, foisonnant d'asticots et autre vermine grouillante.
Heureusement le tuyau est resté en place. Sylvain franchi courageusement le marigot en se trempant jusqu'au slip. Le siphonnage est toujours aussi rapide , d'autant plus que "la grande faille" a été entièrement curée.
Les 2 sacs et moi pouvons passer sans tuba.

2 ième acte:

Dans le passage "du sexagénaire" nous rechargeons un trou de 8 qui avait canonné.
Nouvel échec, la roche est bien fissurée , mais tout est resté en place et comme les burins sont plus bas nous poursuivons jusqu'au bout de méandre étroit au bas du P16.
Un bon gros tir classique à 3 trous , suivi d'une paille en 10, dégage convenablement le passage.
Nous nous sustentons pour affronter la suite.


Poursuite de la descente en améliorant les équipements, en doublant certains amarrage et en coupant des cordes. Suite à des problèmes de points de vues discordants je poursuis  seul les rééquipements et Sylvain descend  voir la partie qu'il ne connait pas au fond de la grande faille.

3ième acte:

Nous nous rejoignons au départ de cette faille  pour équiper les escalades et traversées qu'il avait faites en solo
Plus l'on monte, plus les aragonites sont nombreuses et développées.
Il faut prendre garde à la casse chaque fois que l'on pose un pied ou une main.
A une quinzaine de mètres au dessus du départ, après une belle traversée, nous tombons sur une partie horizontale. Ce n'est pas une galerie proprement dite, mas plutôt le haut de la faille.
D'un coté, ça donne, après quelques mètres dans la faille.

De l'autre, l'on est immédiatement stoppé par la profusion des aragonites.
Elles ne sont pas exceptionnelles par leurs tailles, mais par leurs nombre
D'une blancheur cristalline et transparente, certaines sont réhaussées d'un poudrage de moonmilch d'une blancheur virginale et laiteuse.
Ça a l'air de continuer, mais pour passer il faudrait faire un terrible massacre.

Personnellement je n'y mettrais plus les pieds.

Nous remontons, et sommes obligé de re-siphonner Macron, qui s'était re-rempli.....

Épilogue:

Le lendemain, départ à 7 h des mêmes + Isabelle pour une randonnée à ski à partir du Puymorens.
Trés grand soleil avec une neige fondante et très lourde qui glisse à chaque virage....
Sylvain décolle ses peaux pour la descente et une grande partie de la colle reste sur ses planches!!
Nous croisons des isards, mouflons et biches.
Vivement lundi pour se reposer au bureau!



4 commentaires:

Sylvain a dit…

C'est déjà pas simple de tout remettre dans l'ordre, si en plus tu en remets une couche demain...

masdan a dit…

Heureusement les remblais dans les sac et heureusement la porte!!!

jean michel a dit…

Toutes les fonction étant passées en anglais,j'ai eu pas mal de difficulté a trouver une police lisible
J'avais des lettres jaunes sur fond blanc absolument illisible. En trafiquant j'ai déstructuré le texte.
C'est réparé, par contre les photos prise à la Go-pro sont très mauvaises.
Les sacs nous ont sauvés.
Si la porte était restée ouverte, le sable serait passé sans encombre.
Des cailloux plus gros auraient ils pu faire barrage??
Je ne le crois pas

masdan a dit…

Bon c'est quand l'explo de pointe ?..Je suis impatient moi... ;-)