samedi 16 décembre 2017

Solo hivernal

Vendredi 15 Décembre
Jean Marie

Sallèles Cabardès
Le Trou du Chasseur
TPST 3 heures

Je profite du fait que tous soient occupés pour vérifier une interrogation laissée sans réponse lors de la première. Le chantier n'est pas large et convient parfaitement pour une sortie en solo. Pas très motivé en partant d'Arfons. La neige commence à tenir et je serai emm... pour rentrer ce soir. 
A Sallèles le temps s'éclaircit. Pas de neige ni de pluie. Le trou aspire bien. Je perce la faille que Sylvain avait passé (voir article précédent en juillet). Le résultat est honnête. Je tapote le plafond pour sortir quelques écailles. Bien m'en a pris : un blocas de 30x20x100 se décroche. Aucune fente ne laissait prévoir la fracture... Du coup le passage est devenu une véritable autoroute. Je laisse le point bas à droite (Sylvain avait jonctionné avec le boyau principal) et attaque la suite : trémie (aérée) de petits blocs. Une suite se devine, moment d'espoir. mais non, il ne s'agit que d'un point bas se drainant certainement sur le boyau sous-jacent. RAS donc mais au moins c'est fait.
Je passe un moment à pister les courants d'air avec un sac en papier enflammé. Tout part nettement dans le boyau découvert en première. Je me suis arrêté au dessus de la Margelle... Ceux qui connaissent l'avaient déjà deviné ! Toutes les traces boueuses de nos passages sont complètement séchées, preuve de la permanence du courant d'air. Il faudrait profiter des périodes froides pour trouver la destination de ce courant, très marqué ce jour !

Trassanel
Trou de Béranger
TPST 3 heures

Passage au PC de Trassanel. Puis je profite de l'après midi pour poursuivre ma désob de Béranger. Le trou est complètement sec ; plus de glissades.
Je dégage une lame barrant en diagonale le passage remontant. Pas large la lame, 8 à 12 cms. Et pas commode à attaquer par manque de battement. Mais la Patchamama est avec moi : j'enfonce toute la mèche sans rencontrer de fracture et sans traverser. Efficacité maximale. Je vide les blocs et l'argile. Le courant d'air inspirant déjà notable devient vraiment très fort. Le bruit d'avion se fait entendre. Avec des rafales violentes et irrégulières. De manière surprenante l'accentuation du bruit des rafales ne coïncide pas obligatoirement avec la vitesse du courant d'air dans le boyau. Comme s'il y avait une autre provenance. Soit je suis dans un tube à vent avec l'extérieur (la mémoire vivante de la  spéléologie minervoise a t-elle une topo du trou ?) Soit il y a quelque chose !
Un second tir en plafond tout aussi réussi permettra d'atteindre une rupture de pente. Malheureusement j'ai le regret de faire part du décès prématuré d'une mèche de 8 ; en plein effort sans signe précurseur ou blocage. Si elle avait eu un certificat...
Au delà le conduit se verticalise. 
Ce qui était un bon chantier solo lors de la destruction de la murette est devenu une vraie désob avec tirs efficaces, gravats en quantité et gamates à évacuer. La prochaine fois il faudra plus de monde.

5 commentaires:

jean michel a dit…

On reparlera du diamètre de perçage!!

Sylvain a dit…

Parlons-en!

masdan a dit…

https://drive.google.com/file/d/10Q3-v4B2LNOOKmCnXBPR72ozW4ZhJxrf/view?usp=sharing...Excellent article comme toujours avec Patrick Géa, sur la grotte de Clerge, avec un extrait des reports de surfaces des cavités. Sur la grotte de Béranger la partie que j'avais faite devait rajouter une quinzaine de m . Entre la grotte de Béranger et la grotte du Maquis, il devrait y avoir 3 cavités non topotées, dont une d'une cinquantaine de m avec très fort courant d'air...

Jean Marie a dit…

Merci à notre mémoire !
Pas mal ton article. Il y a Béranger représenté sur la carte générale. Mais connais-tu une topo précise de Béranger ?

masdan a dit…

fichier sca , voir Etienne, le Bes, Daniel constans.Mon avancée n'y sera pas.