Samedi 30 Avril 2022
Kondalé, Fournes
Guillaume, Jean Marie TPST : 9 heures
La journée avait plutôt bien commencé. A part qu'a mi-chemin un éclair de lucidité m'a rappelé que j'avais oublié l'indispensable. Du coup on n'est pas rentré tôt dans le trou. Descente en une heure,comme d'ab. Collation puis action. Le chantier est assez confortable (sec, propre) en dehors du fait qu'on perce encordés, tout le matériel accroché par ci par là. Rien n'est tombé, pas même le burin (en ramener un autre au cas ou pour la prochaine fois). Ce serait ballot de de se taper la descente pour se retrouver sans burin au fond. Surtout si c'est Sylvain qui le manie. Les opérations se succèdent, la roche pète bien, les blocs dévalent la faille. Quelques ratés : un canon par traversée de faille cachée, rupture de ligne... Le classique.
Le courant d'air soufflant, faible à notre arrivée s'intensifie. Convection créé par notre chaleur ou montée de la température extérieure ? Il me parait quand même assez intense pour être du qu'à nos 37°.
Au tour de Guillaume pour un dernier coup et c'est le drame. Pas pour nous ; mais un bloc de bonne taille se coince quelques mètres plus bas. Et merde. Encore quelques blocs qui lui tombent dessus. Le Kondalé est bouché !!!
Guillaume arrive à passer la tête : sous ses pieds : un passage étroit puis 4 bons mètres pénétrables sans désob. Alors que depuis le début on n'a pas fait un centimètre sans tirer !
Il tente de passer, réussit presque mais n'ose pas : la corde est une vielle corde de désob, un seul amarrage en haut et des frottements partout, c'est la fin de journée et la fatigue accumulée lui fait craindre la remontée de ce passage, certes pénétrable, mais quand même étroit.
Nous décidons de remonter. Je n'ai pas envie de m'épuiser et je fais bien attention à toutes les prises, à prendre des moments de pause, à passer les fracs tranquillement... Je m'aperçois juste avant la sortie que je n'ai fait que reprendre les enseignements de Jean Claude ! Efficaces ces enseignements, je me sens en pleine forme, pour seulement 9 minutes de plus qu'une remontée habituelle. Ça ne vaut pas le coup de se crever.
Bon, et le fond alors ?
3 scénarios envisageables :
On trouve un finot qui passe l'étroiture, dégage les quelques blocs, pète celui qui coince et on reprend la désob. Sylvain ? Pas vraiment finot mais assez long pour se baisser au niveau des blocs ? Etienne ? Marius ou Julien ?
On remonte les blocs en haut de la faille, mais il faut être 6 ou 7
On déclare le trou bouché et on déséquipe le fond.