lundi 23 mai 2022

Trassanel, rééquipement

Avis à  la population (spéléo)

Comme l'accès aux réseaux III et IV de Trassanel a été déséquipé et que nous travaillons au fond du IV au trou du Mystère, Guillaume a rééquipé le Ribéro et le Puits qui Siffle avec une corde neuve et des amarrages neufs (sur spits et broches existantes). Merci de communiquer à Jean Claude toute anomalie que vous pourrez constater.

Par ailleurs, quelques photos de porches dans les falaises du Lubéron, du calcaire partout et pas de réseau notable.






Et pour finir une vidéo rafraichissante de Kamil, notre ami polonais, Intéressante surtout pour les premières et dernières minutes.


Si le lien ne s'ouvre pas :

https://rumble.com/v12dbt9-jaskinia-niena-syfon-dziadka-sniezna-cave.html

Bonne semaine. Je vais me mettre à la rédaction de l'article sur notre dernière sortie au Kondalé.

dimanche 1 mai 2022

Kondalé, dernier acte ?

Samedi 30 Avril 2022

Kondalé, Fournes

Guillaume, Jean Marie  TPST : 9 heures 


La journée avait plutôt bien commencé. A part qu'a mi-chemin un éclair de lucidité m'a rappelé que j'avais oublié l'indispensable. Du coup on n'est pas rentré tôt dans le trou. Descente en une heure,comme d'ab. Collation puis action. Le chantier est assez confortable (sec, propre) en dehors du fait qu'on perce encordés, tout le matériel accroché par ci par là. Rien n'est tombé, pas même le burin (en ramener un autre au cas ou pour la prochaine fois). Ce serait ballot de de se taper la descente pour se retrouver sans burin au fond. Surtout si c'est Sylvain qui le manie. Les opérations se succèdent, la roche pète bien, les blocs dévalent la faille. Quelques ratés : un canon par traversée de faille cachée, rupture de ligne... Le classique.

Le courant d'air soufflant, faible à notre arrivée s'intensifie. Convection créé par notre chaleur ou montée de la température extérieure ? Il me parait quand même assez intense pour être du qu'à nos 37°.

Au tour de Guillaume pour un dernier coup et c'est le drame. Pas pour nous ; mais un bloc de bonne taille se coince quelques mètres plus bas. Et merde. Encore quelques blocs qui lui tombent dessus. Le Kondalé est bouché  !!!

Guillaume arrive à passer la tête : sous ses pieds : un passage étroit puis 4 bons mètres pénétrables sans désob. Alors que depuis le début on n'a pas fait un centimètre sans tirer !

Il tente de passer, réussit presque mais n'ose pas : la corde est une vielle corde de désob, un seul amarrage en haut et des frottements partout, c'est la fin de journée et la fatigue accumulée lui fait craindre la remontée de ce passage, certes pénétrable, mais quand même étroit.

Nous décidons de remonter. Je n'ai pas envie de m'épuiser et je fais bien attention à toutes les prises, à prendre des moments de pause, à passer les fracs tranquillement... Je m'aperçois juste avant la sortie que je n'ai fait que reprendre les enseignements de Jean Claude ! Efficaces ces enseignements, je me sens en pleine forme, pour seulement 9 minutes de plus qu'une remontée habituelle. Ça ne vaut pas le coup de se crever.

Bon, et le fond alors ?

3 scénarios envisageables :

On trouve un finot qui passe l'étroiture, dégage les quelques blocs, pète celui qui coince et on reprend la désob. Sylvain ? Pas vraiment finot mais assez long pour se baisser au niveau des blocs ? Etienne ? Marius ou Julien ?

On remonte les blocs en haut de la faille, mais il faut être 6 ou 7

On déclare le trou bouché et on déséquipe le fond.




dimanche 24 avril 2022

Mystère, on remonte

 Samedi 09 Avril 2022

Trou du Mystère, Trassanel

Guillaume, Sylvain, Jean Marie  

TPST : 8 heures


RDV matinal (7h30) pour avoir le temps de voter dans l'après midi. Le PC est déjà ouvert !!! Et le café est bienvenu.

Entre retards et imprécisions sur le lieu de RDV le départ est un peu foireux. Finalement Guillaume va rééquiper les puits avec du matos flambant neuf, pendant que j'irai avec Sylvain, au fond du Mystère.

Nous nous étions arrêtés sur une suite descendante étroite et boueuse et une possibilité d'élargissement vers le haut un peu avant le terminus. C'est là que nous attaquons. Une couche de calcite de 20 à 30 cm d'épaisseur tapisse la paroi de gauche. Pas terrible à travailler en général. Ici les résultats sont exceptionnels : à chaque tir c'est toute un pan de calcite qui tombe : 30 cm d’épaisseur sur presque un mètre carré de surface ! Aussitôt expédié au fond boueux. 

La suite est moins efficace : la paroi est fendue sur plusieurs niveaux, les tirs moins efficaces. Les 2 derniers ne veulent pas partir (fabrication trop ancienne qui a pris l'humidité ? problème d'accu ?). Dommage, un seul aurait suffit pour nous permettre de progresser de bien 2 mètres sans désobstruction ; ce qui ne nous est pas arrivé depuis longtemps. Au dessus de ces 2 mètres la faille se pince mais dans un canal surcreusé  plus large, quelques blocs de bonne taille, sont coincés. La prochaine sortie sera décisive.

Tout au long de la journée le courant d'air a été trés net. Soufflant d'abord, aspirant ensuite (température extérieure de 6 à 13 °), il passe autant par le haut de la faille que par sa partie horizontale. Il est suffisant pour qu'on soit vite refroidis, mouillés par le suintement de la paroi.

Remontée du Puits qui Siffle. J'entends Sylvain pester au fractio "Je lui ai déjà dit qu'il les faisait trop courtes les boucles..."

Bas du Ribéro : nous croisons une équipe "d'espagnols de Sépia" dont nous avait parlé Jean Claude. J'ai du faire de sacrés progrès en espagnol : je les comprends facilement. En fait ce sont des français de l'EPIA... mais JClaude avait mal compris leur message ! Ils sont polis et me disent simplement qu'à un frac, sur longe courte, il n'y a pas assez de boucle pour sortir le descendeur... Effectivement la remontée est épique. Je ne peux pas dire que les boucles sont trop courtes... il n'y a pas de boucle !

Nous nous retrouvons au PC vers 16 heures. Sylvain et Guillaume s'occupent de la livraison de notre cru "Sous le sol" (que je vous recommande pour vos repas spéléos ou autres). Je rentre plus tôt pour rentrer avant 18 heures.

PS Guillaume doit revenir équiper normalement...

mardi 12 avril 2022

Dimanche 3 Avril 2022

Trou X, Lastours (+ Mouscaille)

Angélique, Christophe, Jean Marie

TPST : 7 heures

La sortie était décidée depuis la semaine dernière. Mais en démarrant ma voiture le thermomètre affichait -4°. Excellent pour pister le courant d'air. Dans ce trou nous en avons senti une fois (en novembre) mais sans être certains qu'il vienne de l'espace entre des blocs que nous avons décidé de creuser. On peut être rassurés : tout ne vient pas de là dans ce chaos de blocs plus ou moins tenus par de l'argile pulvérulent, mais c'est un des passages les plus ventilés.

A chaque caillou enlevé des vides apparaissent. Angélique qui est passée en tête au début ne lâche pas son poste. "Là, je crois qu'elle a attrapé la fièvre de la désob" diagnostique Christophe. Effectivement, perçage, extraction de blocs, de terre... rien ne l'arrête. Ca c'est de la vraie spéléo au féminin !


Bon, finalement on s'arrêtera quand même sur un énorme bloc qu'une dernière opération a fragmenté en de multiples morceaux. Mais pour sortir tout ça il faudra être au moins 5.


Lien pour la vidéo : https://youtu.be/sIROBG-dNQw

Nous terminons la journée par la visite de la grotte Mouscaille toute proche. 


Pas un pélo dans la grotte. La colonie da chauve souris qui l'habitait a disparu ; depuis un moment certainement, car il n'y a même plus l'odeur qui prenait à la gorge dès les premiers mètres.

Et on n'y est pour rien, on n'a pas mis les pieds dans ce trou depuis une bonne année.

Perte du Grésillou, juste au niveau de Mouscaille...







mardi 5 avril 2022

Un trou pour rien ?

 Samedi 27 Mars 2022

Grotte Médiévale, Trassanel

Alain, André, Claire, Jean Luc, Jean Marie, Sylvain, 

TPST : 7 heures


Tout d'abord c'est l'occasion d'accueillir deux petits nouveaux, André et Jean Luc, qui écument la zone depuis ... un bon demi-siècle ...


La semaine dernière on était inquiet pour les conséquences de la crue au Kondalé. A tort heureusement. Cette fois, pas de craintes pour cette cavité située 100 mètres au dessus du ruisseau, en dehors de tout indice de passage d'eau. Hé bien on a eu tort aussi. Le trou de 6 mètres qu'on avait creusé dans un puits plein d'argile, sans trop voir d'indice de paroi, ne fait plus que 3 mètres. Le diamètre par contre a presque doublé !

En fait les parois de terres qui menaçaient déjà de tomber se sont gorgées d'humidité et se sont effondrées. On ne reconnait plus rien et on ne sait pas ou creuser pour rejoindre le "fond" ou Sylvain aurait senti un courant d'air...

On passera la journée à sortir de la terre plus ou moins humide, des blocs... plusieurs mètre cubes. Alain, avec ces sédiments aménage, un escalier pour faciliter le passage du ressaut supérieur...

Bilan plutôt décourageant. En fin de journée, un passage sous un bloc, semble protégé de l'effondrement général et partir latéralement. Illusion ou envie de terminer plus positivement : il me semble avoir perçu, la possibilité d'un doute sur un éventuel courant d'air...

Rien à voir avec celui qu'on a ressenti avant hier dans une autre désobstruction +++, mais ça ce sera pour l'article suivant ...

Ici, il reste à poursuivre le conduit latéral et si ça ne donne rien, le reboucher et se servir des blocs laissés sur le coté pour consolider la paroi et repartir vers le courant d'air de Sylvain.

Pas de photos de la cavité, batterie de l'appareil déchargée.