lundi 26 octobre 2026

Un coup en haut un coup en bas

16/10/2026 - Kondale 4h - Anthony et Sylvain

17/10/2026 - Cabrespine 8 h - Anthony, Guillaume, Sylvain pour l'équipe "DVA" + l'équipe "plongéé"


Vendredi soir après le boulot s'avère être le seul créneau possible pour positionner le DVA au fond du Kondale. Anthony m'accompagne pour cette descente éclair sans kit et sans oubli!

Macron s'est rempli légèrement après les pluies de l'hiver dernier mais çà passe toujours sans trop d'encombre, malgré un courant d'air très faible à l'aller.

En moins d'une heure nous sommes au fond du fond à - 210 m environ soit 307 m d'altitude.

Evidemment je ne peux pas m'empecher de gratouiller encore un peu les débris de tir qui continuent d'obstruer le puits de la pince à sucre. Aucune possibilité de stockage, sauf à tenter une colonne de cailloux contre paroi, que nous monterons à plus d'1 m de haut avant de s'apercevoir qu'il faut creuser dessous pour poursuivre. Quelques trous ici ou là permettent d'y glisser quelques menus graviers mais pour poursuivre il faudra mener une autre opération à 6 ou 7 désobeurs, à programmer sans tarder.

Au niveau du terminus, le conduit semble toujours suffisamment large pour pour pouvoir s'y glisser mais combien reste t'il à creuser?

Anthony parvient à me croiser pour aller juger sur place. 

La remontée sans kit est un jeu d'enfant, sauf bien sûr les premiers 20 mètres...

Au retour, le courant d'air, nettement plus fort et aspirant nous ferait presque croire qu'on a débouché quelque chose!

Sortie à 22h.


Samedi à 9h nous renfilons nos combis encore humides pour aller chasser le DVA.

Nous laissons les "plongeurs" à l'affluent sonore et gagnons le gour blanc, une dizaine de mètres au dessus de la galerie principale, où mon DVA se met immédiatement à biper! J'avais pris le soin de l'allumer bien avant, au niveau des fistuleuses, sans avoir capté le moindre signal.

La distance indiquée de 38 m ne veut évidemment pas dire grand chose. Nous nous mettons alors en quête de refaire le parcours complet des galeries supérieures pour tenter de déterminer les zones sur lesquelles le signal pourrait s'intensifier. La déception est à la hauteur de l'enthousiasme du premier bip.

Mon DVA capte régilièrement un signal, mais jamais en continu. Celui de JM, détenu par Anthony est au point mort...sauf au niveau de l'escalade que j'avais commencée avec André et terminée avec Guillaume au sud-ouest de la salle. C'est aussi ici que le mien s'excite le plus. 

Après une pose repas, nous tentons de grimper la diaclase, de l'autre côté de l'escalade initiale. Un point en artif me permet de grimper de plusieurs mètres dans une faille kondalienne, sans pour autant capter plus de signal. Il resterait à revoir une faille parallèle à l'extrèmité ouest mais nous préférons finir notre tournée pour voir si c'est bien ici que le signal est le plus net. Nous retournons au point le plus haut dans la galerie des aragonites déjà visitée avec JM, 65 mètres au dessus de la galerie principale et donc probablement à peu près à la même altitude que le fond du Kondale. Pas mieux ici. 

Puis tant qu'a être là, nous redescendons dans la galerie classique et poursuivons jusqu'à l'affluent des canots. Et là çà se complique...Tandis que les DVA étaient muets dans la galerie du bas, voilà qu'ils se remettent à biper dans les différentes galeries des canots! Certes moins intensément que précedemment mais suffisamment pour nous laisser perplexes...

Autre curiosité, nous percevons à nouveau des signaux en sortant de la rivière au niveau des échelles. Le signal s'intensifiant, nous sommes persuadés que JM est en haut avec son DVA (le troisième, avec lequel il n'aura d'ailleurs capté aucun signal), en mode émission. Mais dès que nous passons la trappe, le signal s'arrête! 

Le gouffre abrite visiblement nombre d'appareillage capable de générer des bruits parasites...

Même si nous savions qu'un DVA n'est pas fait pour bien fonctionner sous terre, la déception domine. L'opération aura permis néanmoins d'attester que nous sommes ici bien dans dans un secteur proche du fond du Kondale. Mais la priorité semble désrmais de reprogrammer une ultime (?) sortie désob au Kondale.










et pour finir un court extrait d'une séquence qui durait 4 fois plus longtemps...



samedi 24 octobre 2026

Ferrière

Vendredi 23 Octobre 2026 

Ferrière ; Fournes Cabardès  André, Jean Noël, Jean Marie  TPST : 8 heures

Rien de nouveau. On poursuit le trajet de l'eau...

Seule nouveauté : l'humidité étant de retour, les grillades sont revenues.

Et signe des temps, alors que les ânes défilent en ville, ici, c'est une manifestation de fèdes qui a bloqué la route du retour. 


A suivre ; notre désob, pas les moutons.








lundi 19 octobre 2026

Affluent Sonore ou... Diffluence Sonore

Samedi 17 Octobre 2026

Cabrespine ; TPST 8 heures  André, Antony, Guillaume, Pierre, Sylvain, Jean Marie + Jean Claude (Conseiller Topographique pour cette zone) et Guillaume T; et Tom du SCM


Incroyable, on arrive à faire deux équipes, trois même si on comptabilise l'équipe plongée du SCM. Et avec nos trois jeunots on passe sous la barre des 50 ans de moyenne d'âge !!!

Rappel de l'objectif :

Le Konalé (-210) se termine par une fissure verticale très étroite et peu ventilée, 40 m au sud du réseau de Cabrespine et une cinquantaine de mètres au dessus. Nous avons désobstrué cette faille sur plus de 10 mètres mais nous ne sommes plus assez nombreux pour remonter les gravas. Nous avons cherché la zone sous jacente dans Cabrespine. D'après la projection elle se situe au niveau de l'"Affluent Sonore". Zone topographiée il y a une vingtaine d'année par Serge D. et notre Jean Claude. 

Nous avons cherché l'an dernier et retrouvé un étage supérieur magnifiquement concrétionné. Des escalades sont en cours. Sylvain et Antony ont placé vendredi un Arva au fond du Kondalé. Avec Guillaume B. ils vont essayer de retrouver le signal (voir article suivant).

L'an dernier sous la galerie principale de Cabrespine nous avons retrouvé l'Affluent en question et la galerie qui le prolonge, mais pas jusqu'au bout faute de corde. Cet été nous sommes revenus y jeter un coup d'oeil mais nous avons été surpris par le débit qui s'écoulait après plusieurs mois d'une sècheresse historique. Est ce un vrai affluent ou une diffluence de la Clamoux souterraine ? C'est ce qu'on va essayer de déterminer. Alors, prenez vos paris : affluent ou diffluence ?

Jean Claude G. nous a prêté une sonde de l'AMEK. Première mesure à l'arrivée de la rivière au bas de la salle du gouffre :

Le premier chiffre donne la concentration en minéraux, le second la température (13°5)

Nous reprenons une seconde mesure à la sortie des rapides I :

un peu plus minéralisé et plus chaud (13.8°)

Nous arrivons assez rapidement à l'entrée de notre réseau (2 heures). L'équipe "escalade" part vers ses objectifs. Nouvelle mesure à l'arrivée de la rivière avant l'affluent :

13.6°

Escalade du ressaut menant à l'affluent. On voit une partie de l'écoulement, le reste passe de l'autre coté de la barrière concrétionnée. 

Nous voilà au dessus devant le lac suspendu que doit plonger Guillaume. 

Nouvelle mesure :

485 ; 15°

Le résultat parait clair : cette eau est beaucoup plus minéralisée. Et plus chaude. Nous sommes bien en présence d'un affluent. Avec un bon débit. Il serait étonnant qu'il ne vienne pas d'un réseau pénétrable. Pas le Kondalé en tout cas ou nous n'avons trouvé que des écoulements sur les parois en période hivernale. L'autre hypothèse est qu'il s'agisse d'une diffluence lointaine qui erre longtemps dans les blocs et se charge en calcaire. Mais ça n'expliquerait pas la différence de température.

D'où vient cette eau ? Guillaume va peut être nous donner la réponse.

Il se dirige vers un diverticule sur la gauche, que nous n'avions pas repéré. Il disparait puis sa lumière est parfois visible au dessus de la voûte. Il a du passer un point bas et trouver une suite exondée !!! Mais il revient aussitôt : effectivement il y a une cloche libre mais aucune suite. Et l'eau ne vient pas de là.

Nouvelle plongée et l'arrivée d'eau est repérée : à l'autre extrémité du lac, près de la surface, sous un plancher stalagmitique qui est en fait le sol de la partie remontante de la galerie.

Retour à la galerie principale pour un repas/café bien mérité ; on commençait à se cailler. 

Il reste à parcourir la totalité du réseau de l'Affluent Sonore pour rechercher un écoulement en amont du lac. Et en dernier lieu à essayer d'en baisser le niveau en espérant un possible désamorçage. Merci à l'équipe "plongée" du SCM et à l'AMEK. 

A suivre...

dimanche 11 octobre 2026

Ferrière...

Vendredi 09 Octobre 2026

la Ferrière ; Fournes Cabardès ; André, Jean Noël, Jean Marie   TPST : 9 heures




Photo de la grotte du canyon de Dhonzudara au Turkménistan. Pour ne pas en mettre une nouvelle d'André, la tête en bas, les fesses au plafond, forant un xième trou dans notre faille de l'espérance. Et distraire le lecteur de ces images répétitives...

Bon, tout s'est bien passé. Grace à Jean Noël qui fait merveille dans son rôle d'aiguilleur, les gamates ont défilé d'une faille à l'autre. André à détruit son épaule gauche en forant dans une sale position et a perdu la porte de son van sur la piste de Trassanel... La Ferrière se défend bien. 


dimanche 4 octobre 2026

Trou de Richard

le samedi 03 Octobre 2026
Trou de richard (?) ; Caunes Minervois  André, Yann, Jean Marie

Nous aurions du être plus nombreux mais Jean Noël en se levant a eu les pieds légèrement mouillés par la rosée et il a déclaré forfait. Il faut le comprendre depuis Pâques il n'avait pas vu une goutte d'eau... Idem pour Richard.
André affolé par ces défections arrive à me joindre vers Laprade entre deux zones blanches. J'avais regardé Meteoblue avant de partir et j'avais vu que les pluies annoncées en fin de nuit devaient s'arrêter vers 8 heures. Donc on décide de poursuivre. 
On a bien fait. Les brumes se dégagent et nous remontons le ruisseau de Lourdivielle. Joli parcours agrémenté de marmites, plutôt glissantes.


Nous arrivons au trou : une Ferrière bis. 


Point d'absorption d'une perte importante qui est sensée ressortir à Pitcharoc. Un bon courant d'air froid en sort. 


De l'autre coté de la vasque : le Trou du Nouvel An que je ne connaissais pas. Sans aucun courant d'air celui  là.
Journée classique de désobstruction. Je suis moyennement inspiré par le ressaut d'entrée ou de gros blocs reposent sur leur bonne volonté. 




Après le repas c'est mon tour de sortir les blocs en pointe. Effectivement, jusqu'au fond ça a l'air assez sur. Quoique... un bloc de quelques kilos que l'on croyait bien enchâssé s'est décidé à tomber après de multiples passages.
L'opération a bien marché et l'extraction des blocs me permet de me glisser dans... la suite ? En fait une trémie de blocs de taille moyenne avec des morceaux de branche incrustés dans tous les coins. Je laisse la place à Yann pour qu'il décide de la direction à prendre. Après une nouvelle opération, il redescend pour dégager quand une lame du plafond chute vers lui. Il a juste le temps de reculer et ressort plutôt tendu...
La lame est détruite et le plafond à l'air de tenir. Mais il faut passer dessous pour poursuivre le courant d'air. Ca me paraît plutôt scabreux. Yann partage cette impression. Il sera plus sage de creuser à la verticale, même s'il y a moins d'air. A suivre.